French cancan

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Le French cancan vu par une affiche Art nouveau fin XIXe siècle.

Le French cancan (mots signifiant en anglais : « Cancan français ») est une forme de spectacle musical et chorégraphique apparu à Londres en 1868[1] et exporté depuis en France et dans d'autres pays.

Historique[modifier | modifier le code]

Les bals sont très fréquentés au XIXe siècle à Paris, en particulier durant la période du Carnaval. Dans ce cadre apparaît le cancan ou « coincoin », qui se danse en couple. C'est une danse prohibée par les autorités. Car à l'époque les femmes portent sous leur robe longue, des jupons et une culotte fendue. Lever ainsi la jambe, la robe et les jupons est très osé et érotique.

En 1850, Céleste Mogador, vedette du bal Mabille lance le cancan, une nouvelle danse d'environ huit minutes au rythme endiablé, sur des airs entraînants de la musique festive de danses parisiennes de l'époque[2]. Faisant preuve d'équilibre et de souplesse à la limite de l'acrobatie, les danseuses de cancan dans leur costume affriolant font perdre la tête au Tout-Paris.

En s'inspirant de cette danse, le producteur anglais Charles Morton (en) invente une nouvelle forme de ballet[1] : le French cancan. Censé émoustiller le public anglophone par l'évocation de la liberté sexuelle française et exécuté principalement sur des airs de Jacques Offenbach (notamment le célèbre Galop infernal d'Orphée aux Enfers), figure emblématique du Second Empire.

Le French cancan connaît encore de nos jours un succès qui ne se dément pas, associant dans l'esprit des spectateurs Paris, ses music-halls (comme les Folies Bergère ou le Moulin Rouge) et sa « joie de vivre ».

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Le cancan fut rebaptisé French cancan par l'entrepreneur de spectacles londonien Charles Morton dans les années 1860. Cette nouvelle forme de cancan, qui fit scandale à Londres où l'on joua en 1868 à l'Alhambra un ballet intitulé Mabille in London dans lequel dansait Finette, tendait de plus en plus (fin XIXe -début XXe siècle) à être associé à Offenbach. » Jean-Claude Yon, Jacques Offenbach, Gallimard 2000, p. 644.
  2. Cette danse serait à l'origine une invention des blanchisseuses de Montmartre qui la dansaient durant leurs fêtes, notamment lors de la Mi-Carême.

Voir aussi[modifier | modifier le code]