Parkour

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Le Parkour (abrégé PK) ou Art du déplacement (abrégé ADD) est une activité physique qui vise un déplacement libre et efficace dans tous types d’environnements, en particulier hors des voies de passage préétablies. Ainsi les éléments du milieu urbain ou rural se transforment en obstacles franchis grâce à la course, au saut, à l’escalade, au déplacement en équilibre, à la quadrupédie, etc[1].

Le parkour en tant que tel n’existe que depuis les années 1990. Du fait de sa jeunesse il reste peu connu du grand public et des institutions sportives traditionnelles[2].

Sommaire

Histoire[modifier]

Les concepts du franchissement d’obstacles et du déplacement efficace existent depuis toujours, Douglas Fairbank l’utilise par exemple dès 1920[3] dans son film Le Signe de Zorro. Mais David Belle est reconnu comme l’inventeur du parkour moderne au début des années 1990 à Lisses. Il fut lui-même inspiré par son père Raymond Belle [1] qui s’entraînait selon les concepts de Georges Hébert. En 1998, David Belle et Sébastien Foucan se séparent des Yamakasi. David Belle refonde un groupe appelé "Les Traceurs"[4]: c'est "la Relève"[5] qui participe à la médiatisation de cette discipline. Les sept autres membres fondateurs popularisent le parkour en France en 2001 grâce au film Yamakasi. Enfin le dernier co-fondateur Sébastien Foucan quitte la Relève et participe au documentaire de la BBC Jump London[6] en 2003 ce qui fait découvrir la discipline au monde anglo-saxon.

Dès 2004 le parkour devient un phénomène Internet mondial sur youtube grâce au fort impact visuel de la discipline. Vers 2006 de nombreuses associations voient le jour [7] et le parkour s’instutionnalise autour du monde. A la même époque le parkour a gagné les gymnases et une variante plus acrobatique a fait son apparition: le free-running.

En 2012 le parkour fait toujours plus d’adeptes, en particulier chez les jeunes[8], et il est enseigné dans des écoles par exemple au Danemark[9].

Terminologie[modifier]

Étymologie[modifier]

Le mot parkour est une référence au parcours du combattant mais simplifié pour représenter la simplicité et l’efficacité de la discipline. En effet un c peut se prononcer [s] ce qui est ambigu et le s final est muet donc inutile. Le mot parkour est abrégé pk ou PK parmi les pratiquants. Ce mot se trouve parfois écrit avec une majuscule - Parkour - car David Belle en a fait une marque déposée pendant plusieurs années.

Jargon[modifier]

  • Art du Déplacement, abrégé ADD : à l’origine une périphrase qui désigne le parkour, maintenant connoté comme la variante du parkour enseignée par les Yamakasi.
  • DB : David Belle
  • Free-running ou freerun : une variante plus acrobatique du parkour (voir ci-dessous)
  • Génération de traceurs : employé dans les expressions “première génération de traceurs” ou “deuxième génération de traceurs”, réfère respectivement aux fondateurs du parkour et aux premiers disciples qu’ils ont formés.
  • Méthode Naturelle, ou hébertisme : méthode d’entraînement de Georges Hébert à l’origine du parkour.
  • Parkour day : événement national de parkour (voir ci-dessous).
  • Parkourpark : mot inspiré de skatepark. Infrastructure dédiée à l’entraînement au parkour regroupant de nombreux obstacles du milieu urbain tels murs, barrières, etc, en un seul endroit.
  • parkour.NET: un ancien forum Internet international sur le parkour ouvert en 2001, fermé en 2008. Parfois utilisé comme référence parmi les traceurs.
  • Spot : un lieu particulièrement propice à la pratique du parkour parce qu’il présente plusieurs obstacles qui permettent de travailler des mouvements techniques. Parfois un spot ne comporte qu’un seul obstacle nécessitant une grande performance, comme le fameux saut du Manpower à Evry.
  • Team ou crew (de l’anglais équipe et équipage) : un groupe de pratiquants, en général de 4 à 8 personnes, qui s’entraînent ensemble.
  • Traceur, (fém.) traceuse : un traceur désigne à l’origine un membre de la “team traceurs”[10] mais aujourd’hui ce mot désigne tout pratiquant du parkour ou de l’art du déplacement.
  • Yamakasi : un groupe de pratiquants pionniers du parkour, qui ont participé au film éponyme en 2001. Le grand public a tendance à utiliser erronément le terme Yamakasi pour désigner la pratique et/ou les pratiquants : “J’ai vu des jeunes dans la rue qui faisaient les Yamakasis” au lieu de “j’ai vu des traceurs dans la rue”. Au sein de la communauté l’abrégé “yamak” est utilisé pour désigner les membres du groupe Yamakasi ou plus généralement leur style d’entraînement. “J’ai fais un échauffement Yamak” = j’ai fait un échauffement long et très intense.

Entraînement[modifier]

Organisation[modifier]

Une séance classique de parkour se compose d’un échauffement, d’un travail technique et/ou physique et/ou d’une phase d’exploration, et d’une phase de retour au calme[11]. Cependant la pratique étant récente et peu encadrée, il arrive souvent que des pratiquants ne travaillent que les mouvements techniques au détriment de tous autres aspects, ce qui n’est pas recommandé.

Une façon très courante de s’entraîner est de partir en groupe de quelques personnes à travers la ville ou la campagne, en s’arrêtant de spot en spot pour travailler les gestes techniques. Les spots sont soit connus à l’avance, soit découverts au fur et à mesure de la déambulation.

Lieu[modifier]

La Dame du Lac, lieu emblématique du parkour

Le parkour se pratique principalement en extérieur, dans le milieu urbain public ou dans les parcs et forêts. Ces endroits présentent en effet de nombreux obstacles tels que murs, barrières, arbres, cours d’eau, etc. La plupart du temps l’entraînement se fait au niveau du sol, et parfois, pour des personnes très entraînées, en hauteur par exemple entre des immeubles d’habitations. Mais cela reste une exception, contrairement à l’image qu’en a le grand public.

Avec l’institutionnalisation du parkour, la pratique a gagné les gymnases. En général le matériel de gymnastique est détourné pour créer des obstacles et proposer un environnement en mousse moins dangereux. De même des parkourparks sont sortis de terre qui regroupent de nombreux obstacles en un même lieu[12].

Techniques[modifier]

Fondamentaux[modifier]

Les fondamentaux sont un ensemble de gestes techniques utiles en toute circonstance. Ce sont par exemple la roulade (roulade sur l'épaule, similaire à celle que l'on retrouve dans des arts martiaux tel que le Judo et l'Aïkido), la réception, etc[13]. On peut aussi regrouper sous cette dénomination des connaissances générales comme marcher sur une barrière, les bases de l’escalade, etc.

Mouvements[modifier]

Les mouvements techniques, en général simplement nommés “les techniques” pas abus de langage, permettent de franchir des obstacles d’une manière spécifique. Par exemple le saut de précision permet de franchir un vide avec un point de réception étroit: du rebord d’un muret à un autre, etc. Idéalement, le traceur doit adapter ses mouvements à tout obstacle qui est sur sa route sans suivre de schéma fixe. Cependant, il existe un grand nombre de mouvements typiques utilisés dans le parkour:

Un traceur effectuant un saut de bras.
Décomposition du saut de précision.
Un passement rapide.
  • Balancé : balancement suspendu à une barre ou une branche, en général une sorte de prise d'élan avant de lâcher la barre pour enchaîner sur un autre mouvement.
  • Lâché : consiste à se lâcher d'une hauteur en se pendant par les bras puis en effectuant un saut de fond ou en se rattrapant à une autre objet situé en contrebas.
  • Saut de bras : saut utilisant les bras pour la réception, seuls ou en complément des jambes.
  • Saut de chat : franchissement d'un obstacle en plongeant et en poussant sur les bras afin de faire passer ses jambes entre ses bras[14].
  • Double saut de chat: Saut de chat avec deux appuis mains sur deux obstacles se suivant.
  • Saut de chat inversé' : franchissement d'un obstacle en balançant tout d'abord les deux pieds par dessus l'objet en question. Les deux mains servent d'appui sur l'objet (table, muret...) pour terminer le franchissement de l'obstacle[15].
  • Saut de détente : saut réalisé avec élan pour franchir une distance impossible en saut de précision.
  • Saut de fond : saut en contrebas effectué d'une hauteur importante, suivi généralement par une roulade.
  • Saut de précision : saut pieds joints sans élan, dont la réception se fait sur une petite surface (muret par exemple).
  • Passement rapide ou saut de voleur : franchissement d'un obstacle bas qui consiste à le passer avec un seul appui main.
  • Réception : flexion contrôlée des jambes pour un atterrissage amorti (la réception se fait toujours sur l'avant du pied, les talons ne doivent pas toucher le sol).
  • Roulade : lorsque la hauteur de chute est trop importante pour une réception simple, cette technique consiste à rouler sur la ligne diagonale du dos, dissipant ainsi l'énergie de la chute (à ne pas confondre avec la roulade droite de gymnastique)[16]. La roulade est aussi utilisée en tant que technique de "réchappe" après un faux mouvement.
  • Passage fluide ou interligne : mouvement de souplesse et de fluidité qui permet de passer les jambes puis tout le corps dans un passage étroit.
  • Passe barrière : technique permettant de franchir une barrière en prenant appui avec les bras et en faisant passer ses jambes jointes d'un côté ou de l'autre ; il est également possible de le vriller, on parle alors de « passe barrière 180 ».
  • Passe-muraille : technique de franchissement d'un mur d'une hauteur assez importante ; consiste à prendre appui sur le mur avec un pied pour atteindre une plus grande hauteur.
  • Planche : technique permettant d'atteindre le sommet d'un obstacle auquel on est suspendu par les bras, les pieds pendant dans le vide ou reposés contre la partie verticale d'un mur. Elle combine une traction suivie d'une antépulsion pour se hisser en haut de l'obstacle. Les pompiers français s'entraînent à ce mouvement sur une planche en hauteur, d'où son nom.
  • Tic-tac : Tout mouvement dont au moins un appui des jambes ne se fait pas dans l'axe de la course d'élan peut être qualifié de tic-tac. Souvent cela consiste à prendre appui sur un mur latéral[17].

On dit qu’un traceur “a le flow” (de l’Anglais écoulement) quand il est capable d’enchaîner de nombreux mouvements techniques avec une grande fluidité et une grande maîtrise technique. “Avoir le flow” est un des objectifs des pratiquants.

Les risques et l’absence de compétition[modifier]

Le parkour est considéré comme un sport extrême[18] à cause des risques de blessure en environnement extérieur mais surtout à cause de l’image spectaculaire véhiculée par les médias. Cela va à l’encontre du parkour en tant que méthode d’entraînement[19], qui ne cherche pas la performance mais la progression à un rythme personnel. Les traceurs emploient la devise “être et durer”[20] pour indiquer la nécessité d’une progression relativement lente mais réfléchie.

Ainsi que ce soient les fondateurs ou les institutions reconnues, beaucoup se prononcent contre l’instauration des compétitions en parkour[21]. En effet sous la pression d’un public, des traceurs pourraient tenter des mouvements au mépris du danger et se blesser gravement[22]. Cela n’empêche pas les traceurs de se fixer des challenges personnellement ou entre amis, auquel cas ils peuvent avoir recourt à une parade. Un petit nombre de pratiquants adoptent aussi du matériel de protection comme des gants et des protège-tibias.

Free-running ou freerun[modifier]

Étymologie et définition[modifier]

Lors de la réalisation du documentaire Jump London en 2003 le mot parkour a été traduit par free-running pour le public anglais. La voix off indique bien dès l’introduction "this is parkour, the anarchic new sport of free running" qui se traduit par “c’est le parkour, le nouveau sport anarchique de la course libre”[6]. Ainsi le terme free running (sans trait d’union) est au départ une périphrase qui signifie “courir librement”. Dans les minutes suivantes Sébastien Foucan emploie les termes freerun et parkour sans distinction, que le traducteur remplace systématiquement par free-running. Ainsi on peut considérer que free running est synonyme de freerun (de facto son néologisme franglais) et de parkour.

Cependant avec la maturation de la pratique, il devient clair que certains pratiquants s’intéressent plus à l’aspect gymnastique et spectaculaire qu’à l’aspect utilitaire. Sébastien Foucan revendiquant un moyen d’expression personnel sans limitation, par rapport à David Belle qui revendique l’efficacité et l’utilité, la variante acrobatique du parkour s’approprie alors le terme free-running. Les acrobaties sont empruntées à la gymnastique, au tricking, etc. Les pratiquants sont nommés free-runners ou freerunners.

Néo-freerunning[modifier]

La définition floue du terme free-running a créé de nombreux abus. La simple reproduction de mouvements de gymnastique en extérieur (gymnastique urbaine), le tricking, les arts du cirque - qui pourtant ne comportent pas de déplacement à travers l’environnement - sont souvent dénommés free-running. Ce phénomène qui mélange de manière inexacte plusieurs pratiques sous la dénomination de free-running est principalement dû aux nouveaux arrivants dans la pratique, les néo-freerunners[23].

Techniques[modifier]

La plupart des techniques dites de free-running sont fondées sur la gymnastique, comme le salto arrière pour ne citer qu’un exemple. Cependant certaines techniques semblent provenir directement de la communauté du freerun, inspirées par l’environnement extérieur:

  • Monkey gainer : combinaison d'un saut de chat et d'un salto arrière.
  • cast bomb: Salto arrière effectué à partir d'un appui sur les mains, d'un mur ou d'une barrière.

Finalité du Parkour et valeurs[modifier]

Les motivations des traceurs sont similaires aux pratiquants d’autres sports, particulièrement des sports extrêmes: développement physique, aspect communautaire, plaisir, connaissance et dépassement de soi, performance, passion... Ainsi le parkour peut être considéré comme une méthode d’entraînement, de développement physique, un loisir sportif, etc. De plus les traceurs évoquent des raisons spécifiques au parkour:

  • Le parkour est dans la continuation naturelle des jeux d’enfants et répond donc à un instinct. Un traceur a la même attitude que les enfants dans les cours de récréation qui “aiment courir, sauter et grimper partout” sans se demander pourquoi[24].
  • Le parkour, qui n’est pas codifié comme la plupart des sports, est une forme de liberté. Il permet de franchir des obstacles censés barrer le passage et accéder à des endroits a priori inaccessibles. Certains traceurs font le parallèle entre le franchissement d’obstacles physiques et le fait de surmonter les obstacles de la vie quotidienne[25].
  • Le parkour est utile au-delà du simple développement physique. Les mouvements techniques permettent un déplacement efficace en cas de poursuite, de fuite, de sauvetage, etc, ou simplement une bonne réception en cas de chute. Ainsi les techniques du parkour sont employés par les pompiers de Paris. Les traceurs qui cherchent l’utilité citent la devise de Georges Hébert “être fort pour être utile”[19].
  • Le parkour est un art: l’art du déplacement. La diversité illimitée des obstacles implique une créativité et une adaptation constantes; l’environnement est un moyen d’expression. En free-running la créativité s’exprime aussi par l’adaptation des mouvements d’autres disciplines ou par la recherche du spectaculaire, à la manière des arts du cirque.

Critiques[modifier]

Contre toute attente, le parkour est peu critiqué pour son côté extrême. Ses détracteurs sont principalement les riverains des endroits fréquentés par les traceurs. Dans la plupart des cas des riverains conformistes sont simplement “dérangés” par l’activité soudaine autour de leurs habitations[26]. Parfois encore les riverains assimilent naïvement les traceurs à des voleurs.

Dégradations[modifier]

Des traceurs repeignent un mur sali à Evry.

Dans des cas plus sérieux les traceurs abîment involontairement le mobilier urbain par leurs saut répétés (traces de chaussure, dégradation de murs,...). Les traceurs ont pris conscience de ce problème et des initiatives ont vu le jour pour par exemple repeindre les murs salis.

Parkour et terrains privés[modifier]

Les traceurs sont parfois critiqués pour le passage sur des terrains privés. Pourtant suivant les législations des différents pays les lois ne condamnent pas automatiquement le passage sur un terrain privé ni l’escalade d’enceintes. En Suède le passage sur un terrain privé est un droit: allemansrätt. Aux Etats-Unis au contraire la moindre atteinte à la propriété privée peut être punie. En France le passage sur un terrain privé ou l’escalade d’enceinte est différent de la violation de domicile, ne rendant pas la pratique en terrain privé systématiquement punissable.

Interdiction du parkour[modifier]

Interdiction du parkour à Strasbourg en 2012

Des autorités ont commencé à interdire le parkour dans le monde[27]. Il est parfois reproché aux traceurs de troubler l’ordre public, mais c’est souvent l’assimilation avec la délinquance juvénile et une attitude conformiste qui condamne arbitrairement le parkour[28]. Dans la plupart des cas l’interdiction est sans fondement légal, puisque le parkour n’a de définition légale dans aucun pays.

La communauté[modifier]

Si le parkour est régulièrement présent dans les médias, du moins pour son aspect spectaculaire, il reste en grande partie underground. La pratique se fait majoritairement hors club de manière peu codifiée et non pas dans les structures sportives habituelles. Les traceurs se retrouvent et échangent grâce aux médias sociaux et à des forums Internet spécialisés. Les différentes teams se font connaître en publiant des vidéos sur Youtube.

Les parkour days[modifier]

Le terme "parkour day" (ou parkour jam) désigne une rencontre de traceurs qui a généralement lieu sur une journée. Le principe est d'organiser un échange sur plusieurs heures d'entraînement, avec des personnes de différents horizons.

Le premier Parkour Day fut organisé en juillet 2002 par Romain Drouet[29]. Sa volonté était de réunir les pratiquants de l'époque afin d'apprendre de nouvelles techniques et de partager sa vision de ce sport. L’événement a rassemblé une dizaine de personnes dont Sébastien Foucan et Stéphane Vigroux, des traceurs reconnus. Depuis de nombreux parkour days ont lieu chaque année dans le monde, en conservant l'idée de partage et d'entraide.

Les clubs et institutions[modifier]

Le parkour gagne les médias en 2003/2004 ce qui crée un afflux important de pratiquants. Ainsi dès 2006 de nombreux clubs s’organisent pour répondre à une demande d’encadrement de la pratique, particulièrement en Europe et aux USA. Les clubs sont majoritairement soit des organisations commerciales soit des associations à but non lucratif, suivant les traditions nationales. Il faut retenir que ces clubs ne représentent qu’une partie des pratiquants, une proportion difficile à estimer continuant de s’entraîner hors club.

Légitimité des institutions[modifier]

Il existe trois clubs où les fondateurs du parkour/art du déplacement enseignent encore directement[30],[31],[32]. Parkour International[33] est l'organisation mondiale du Parkour, structure à but non lucratif fondée par David BELLE. Elle est un organe d’analyse, de réflexion, de formation et d’action qui a pour objet de promouvoir le Parkour dans le monde entier. Pour le reste la légitimité des différentes associations reste sujette à débat.

À un niveau national, il n’existe en 2012 dans le monde qu’une seule organisation de parkour reconnue par un gouvernement: c’est parkouruk en Angleterre, reconnue comme “national governing body”[34].

Cas de la France[modifier]

En France la pratique institutionnelle s’organise principalement autour d’associations sportives à but non lucratif. Une partie de ces associations font partie intégrante d’un groupement national tel que:

  • La fédération de parkour (FPK). En 2009, un collectif inter-associatif est créé, nommé Parkour inter-associations (PKIA), le collectif avait pour but de réunir les associations françaises derrière une même bannière marquée par une charte de respect des valeurs de la discipline. Ce collectif devient une fédération en novembre 2011. Comptant plus 750 pratiquants sur les quelques milliers français, répartis dans quelques 21 associations, elle est régulièrement sollicitée pour divers partenariats (notamment avec la PJJ, l'UFOLEP ou encore le CNAC) et organise chaque année, un week-end de rencontre, d'échange et de partage entre traceurs français et étrangers.
  • Parkour International (anciennement "fédération internationale pour la fondation du parkour" / FIFPK), proche partenaire de la FPK pour les questions liées à la pratique du Parkour en France.
  • l'ADD-academy fondée par des anciens membres du groupe Yamakasi.

Il n’existe pas de chiffre officiel du nombre total d’associations de parkour/ADD/free-running présentes sur le territoire français. L’organisation traditionnelle des associations, par contraste avec la pratique hors-club, leur permet de jouer un rôle clé dans la promotion de la pratique et le dialogue avec les autres institutions telles que mairies, ministère des sports, etc.

Œuvres associées[modifier]

Films[modifier]

Le Parkour, ou ses techniques, est représenté dans quelques productions cinématographiques dont Yamakasi, le premier film qui lui soit réellement dédié. Dans une scène de poursuite à pied dans Casino Royale, James Bond poursuit un terroriste qui multiplie les sauts et les techniques propres à cette discipline.

Le Parkour est également représenté dans Banlieue 13, Banlieue 13 ultimatum, Les Rivières pourpres 2 - Les anges de l'apocalypse, Les Fils du vent en 2004, Par effraction, Taken et Babylon A.D..

Le Parkour est également populaire dans les films asiatiques, par exemple K20 l'homme aux 20 visages, ou encore dans le blockbuster Prince of Persia : les sables du temps où le héros du film, joué par Jake Gyllenhaal, se déplace pendant les poursuites en utilisant les mouvements du Parkour, de même que dans la série de jeux du même nom. De même, dans le film Top Cops, le personnage de Dave, interprété par Seann William Scott, pratique cet art dans des scènes comiques.

Bande dessinée[modifier]

Séries[modifier]

  • Le héros de la série américaine "Arrow" utilise lui aussi des techniques de Parkour pour se déplacer.
  • Dans la série britannique Misfits, Superhoodie (saisons 2 et 3) utilise le Parkour pour se déplacer.
  • The Gossip, le premier épisode de la saison 6 de The Office (2009) débute par une scène de Parkour calamiteux entre Dwight K.Schrute, Andy Bernard et Michael Scott.

Jeux vidéo[modifier]

Notes et références[modifier]

  1. a et b Documentaire TF1 sur YouTube [vidéo].,Interview David Belle sur YouTube [vidéo].
  2. Un essai sur le parkour et l'espace urbain (en)
  3. Extrait sur Youtube sur YouTube [vidéo].
  4. http://membres.multimania.fr/parkourll/Traceur.htm Le groupe originaire des Traceurs
  5. Reportage Stade 2 (La Relève) sur YouTube [vidéo].
  6. a et b Documentaire Jump London sur YouTube [vidéo].
  7. Exemple d'American Parkour créé fin 2005
  8. Sondage Internet
  9. Ecole des sports de Gerlev
  10. Stéphane Vigroux explique l'origine du mot
  11. Organisation d'une session de parkour
  12. Articles sur les parkourparks dans le monde
  13. Fondamentaux du parkour
  14. démonstration de Saut de chat sur YouTube [vidéo].
  15. démonstration de Saut de chat inversé sur YouTube [vidéo].
  16. Roulade parkour
  17. Tutorial sur le tic-tac
  18. Par exemple au niveau médical
  19. a et b Voir cette interview de David Belle sur YouTube [vidéo].
  20. Une vidéo de parkour consacre cette devise sur YouTube [vidéo].
  21. Par exemple la Fédération de Parkour
  22. Lors du premier show compétitif télévisé la moitié des pratiquants se blessent, dont deux gravement
  23. Explications sur les néo-sportifs
  24. Description du parkour par Miramas parkour
  25. Interview d'un traceur
  26. Une personne est dérangée par le bruit d’un traceur
  27. Page wiki d'interdiction de parkour
  28. Parkour interdit arbitrairement en Russie
  29. consulté octobre 2012
  30. ADD Academy avec 5 fondateurs
  31. Gravity Style avec deux fondateurs
  32. Foucan Freerunning Academy avec un fondateur
  33. Site officiel de Parkour International
  34. Voir le site parkouruk

Sources[modifier]

Voir aussi[modifier]

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Articles connexes[modifier]