Frédérick Tristan

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Frédérick Tristan

Nom de naissance Jean-Paul Frédéric Tristan Baron
Autres noms Danielle Sarréra
Mary London
Activités Ecrivain et graphiste
Naissance 11 juin 1931
Sedan, Drapeau de la France France
Mouvement Nouvelle fiction
Genres Roman et Poésie
Distinctions Officier des Arts et Lettres.

Œuvres principales

Frédérick Tristan, de son vrai nom Jean-Paul Frédéric Tristan Baron, né le 11 juin 1931 à Sedan, est un écrivain et poète français. Il est également connu sous le pseudonyme de Danielle Sarréra et de Mary London.

Biographie[modifier | modifier le code]

Grand voyageur, Frédérick Tristan sous le nom de Baron est envoyé en mission au Laos, au Viêt Nam, en Chine, entre 1964 et 1986.

Tristan reçoit le Grand Prix du roman de la Société des gens de lettres en 1981 pour Les Tribulations héroïques de Balthasar Kober, le Grand Prix du fantastique d'Avoriaz en 1983 pour La Cendre et la Foudre, le prix Goncourt en 1983 pour Les Égarés et le grand prix de littérature de la Société des gens de lettres pour l'ensemble de son œuvre en 2000.

En 1952, il participe à Recherches graphiques, dirigé par Joël Picton. Ses œuvres graphiques, entre abstraction et onirisme, sont notamment exposées dans le cadre de l'Unesco et de l'IMEC. Une rétrospective de son œuvre graphique en noir et blanc est organisée à la Médiathèque de Rueil-Malmaison en octobre 2010 sous le nom Cabale graphique.

De 1983 à 2001, il est professeur d'iconologie paléochrétienne et renaissante à l'ICART de Paris (école du commerce de l'art et de l'action culturelle).

En 2000, avec Le Retournement du gant, il s’explique sur son œuvre dans une série d'entretiens avec le critique Jean-Luc Moreau.

En 2010, les éditions Fayard publient son autobiographie sous le titre Réfugié de nulle part. Ces mémoires décrivent, en particulier, son enfance massacrée par la guerre, son adolescence révoltée et les rencontres littéraires qui lui ont permis de se reconstruire et d'écrire son œuvre, entre autres André Breton, Mircea Eliade, Henry Corbin, René Alleau, François Augiéras, Jean Paris, Antoine Faivre.

Sa compagne Marie-France Tristan (Paris Sorbonne) est la spécialiste française du poète Giambattista Marino.

L'ensemble des archives de F. Tristan (manuscrits, livres parus et traduits, documentations sonore et visuelle, critiques, etc.) est consultable à l'I.M.E.C.[1].

À travers son œuvre, Frédérick Tristan peut être considéré comme un témoin contemporain de la pensée paradoxale.

« Les livres de Frédérick Tristan sont d'une puissance inégalée en France, d'une grande générosité d'intrigues, de rebondissements et de thèmes. »

— Bernard Pivot, revue Lire

Pseudonymes[modifier | modifier le code]

Outre le pseudonyme Frédérick Tristan, Jean-Paul Baron a utilisé deux autres noms de plume :

  • Dans sa jeunesse, celui de Danielle Sarréra, qui fut longtemps considérée comme une jeune poétesse dont l'œuvre (L'Ostiaque, L'Anthrope) faisait partie des textes poétiques importants du XXe siècle (cf. Robert Sabatier)[2].
  • Plus tard, celui de Mary London, qu'il a utilisé entre 1986 et 2001 pour signer une douzaine de romans policiers sous le titre général Les Enquêtes de sir Malcolm Ivory.

Dans ces romans policiers, l'écrivain a utilisé des canevas proposés par son éditeur tout en les transformant à son gré au fur et à mesure de la rédaction.

Œuvre romanesque[modifier | modifier le code]

Les romans de Tristan peuvent se diviser en quatre grandes catégories :

  • Contes initiatiques chinois
  • Histoires fantastiques et merveilleuses
  • Les impostures de l'Histoire
  • Les dédales de la psyché

Romans[modifier | modifier le code]

Contes initiatiques chinois[modifier | modifier le code]

Histoires fantastiques et merveilleuses[modifier | modifier le code]

Les impostures de l'histoire[modifier | modifier le code]

Les dédales de la psyché[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

Poète, il a écrit des textes sous le pseudonyme de Danielle Sarréra : L'Ostiaque, L'Anthrope, 1951-1953 (Nouveau Commerce), et sous son nom Passage de l'ombre (Recherches graphiques). Pour La Finestra editrice il a publié Encres et Écritures (2010). Les éditions du Cherche-Midi ont republié en 1992 quelques-uns de ses poèmes de jeunesse dont L'Arbre à pain (1954).

Essais[modifier | modifier le code]

Il est également l'auteur de différents essais tels que

Il est, en compagnie de Jean-Luc Moreau, le promoteur de la « Nouvelle fiction ».

Enfin, il publie ses mémoires, Réfugié de nulle part, Fayard 2010.

Collaborations
  • L'Encyclopédie du compagnonnage, éd. du Rocher, 2000.
  • La franc-maçonnerie, documents fondateurs, L'Herne, 1997.
  • Thomas Mann (dir.), Cahier de l'Herne, 1970.
  • Les Cahiers de l'hermétisme, coll. A. Faivre, Henry Corbin, Mircea Eliade, Charles-Henri Puech, etc., éd. Albin Michel, 1968-1990.
  • Livret des Tentations de saint Antoine, opéra, musique Marian Kouzan (création Tours, 1992)
  • Adaptation du Manteau de Nicolas Gogol, livret d'opéra, musique Michael Lévinas (création Strasbourg, 2000)
  • Adaptation théâtrale du roman Le Singe égal du ciel, mise en scène Gil Galiot, 1999, Nanterre avec participation du Théâtre de Pékin.

Curiosa[modifier | modifier le code]

  • Tragics, collages, San Lazzaro, 1961.
  • Les Sept Femmes de Barbe-Bleue, La Boîte noire, 1966.
  • Le fabuleux bestiaire de madame Berthe, Zulma, 2005.
  • Kaléidoscope, aphorismes, Moulin de l'étoile, 2007.
  • Emblèmes, Moulin de l'étoile, 2008.

Traductions[modifier | modifier le code]

Son œuvre romanesque est traduit en 22 langues dont l'anglais, l'espagnol, l'italien, le suédois, le norvégien, le flamand, l'allemand, le russe, le tchèque, l'ukrainien, l'hébreu...

Critiques[modifier | modifier le code]

  • Considéré comme l'un des écrivains les plus originaux du XXe siècle, les nombreux articles de presse concernant F. Tristan ont été classés à l'IMEC à la disposition des chercheurs.
  • Les études particulières de type universitaire ont fait l'objet d'un recensement par Brigitte Massot en 1985 sous le titre Frédérick Tristan, avec une préface de François Nourissier, éd. Balland.
  • L'Universitaire Vincent Engel a écrit un essai en 2000 intitulé Frédérick Tristan ou la Guérilla de la fiction, éd. du Rocher.
  • L'Encyclopedia universalis a consacré un article de référence sur Frédérick Tristan signé Jean-Luc Moreau.
Dossiers récents

Citations[modifier | modifier le code]

  • Lorsque le Je s'exprime, le moi se tait.
  • À tous les degrés, le désir est la porte du mystère.
  • La doublure du réel - qui est sans doute le tissu vrai - oui, je l'ai moi-même fréquenté.
  • Tricher la fiction, c'est détourner la loi du ne-pas.
  • Sachez que les rêves se souviennent de vous !
  • Je crois que toute œuvre de quelque prix est une mise en scène ou en perspective du regard.
  • En prêtant allégeance à la vie plutôt qu'à ma part d'ombre, j'ai tenté de faire de mon art une continuité dynamique selon les divers étages de ma conscience.
  • Au fond, cet océan d'écriture ne fut qu'une péripétie de ratures sur ratures guidée par un récit à mon insu (ou non) métaphorique : l'existence en voyage aveugle vers un être indéfini qui m'incitait, chaque matin, à me remettre à l'heureux et austère ouvrage.
  • Les religions m'étaient une table d'échecs ou de ping-pong où, finalement, je me confrontais avec moi-même.
  • Il se peut qu'une grande partie de mon travail relève de ce que l'on appelle aujourd'hui la pensée paradoxale, et que j'appellerais plus volontiers l'éveil paradoxal en référence au sommeil paradoxal où, paraît-il, s'élaborent les rêves.
  • S'il fallait me comparer à un personnage de fiction, je préférerais aller heurter l'huis du Révérend Dodgson et me vêtir en Chapelier fou.
  • Par une échelle très souple, descendre dans les soutes, puis par une autre échelle remonter sur le pont d'où l'on voit la mer, le ciel, les mouettes insoupçonnées[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fonds Frédérick Tristan sur le site de l’IMEC.
  2. Dictionnaire littéraire des femmes de langue française p. 545
  3. in Réfugié de nulle part

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]