Fred Neil

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Fred Neil, né le 16 mars 1936 à Cleveland[1], et décédé le 7 juillet 2001, est un auteur-compositeur et chanteur américain de folk. La combinaison de sa voix baryton et sa guitare 12 cordes rendent son style reconnaissable entre tous.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père travaille pour une firme de jukeboxes, Wurlitzer ; Neil l'accompagne, voyage en sa compagnie, et c'est de lui qu'il reçoit sa première guitare. Dans la décennie suivante, les années 1950, il chantera dans une chorale gospel, et quittera le domicile familial avant sa vingtième année. Le 28 octobre 1957, le label Look sort son premier disque You Ain't Treatin Me Right / Don't Put The Blame On Me. En mars 1958, il débarque à New York grâce à ses éditeurs de St. Petersburg. ABC-Paramount sort son deuxième single Heartbreak Bound' / 'Trav'lin' Man, puis Love's Funny / Secret Secret sort chez Epic, et devient auteur-compositeur pour l'éditeur Southern Music (à l'instar de Mickey Newbury chez Acuff-Rose Music). Il gagne $40 par semaine ; on le retrouve musicien de session pour Paul Anka, pour qui il est guitariste sur la chanson Diana, et fut également musicien de sessions pour Bobby Darin sur la chanson Dream Lover[2]. L'année suivante, il passe dans le Alan Freed TV show, et collabore à des projets de Mort Shuman et Elvis Presley. Il se représente au Café Wha? en février 1961, puis au Night Owl et au Bitter End, clubs de Greenwich Village, rencontrant Dino Valente, Karen Dalton et Tim Hardin ; Bob Dylan fit ses débuts grâce à Fred, qu'il accompagnait à l'harmonica [3]. Quatre mois plus tard, on le retrouve au club Potpourri de Montréal ; il continue d'écrire, de composer, signe chez Elektra en 1964, et déménage à Coconut Grove en Floride. Il signe chez Capitol, du fait des contacts de son manager, Herb Cohen (manager de Frank Zappa et Tom Waits, entre autres). Entouré entre autres de Alan Wilson et du batteur Billy Mundi (musicien de Frank Zappa ou encore Tim Buckley), il enregistre son premier album, Fred Neil, en 1966[4], et le sort en 1967. Neil obtint un tel succès avec Candy Man[5] qu'il décida de se contenter des royalties qu'il touchait et décida de ne plus travailler que si le besoin financier s'en ressentait (il refusa de chanter à Woodstock en 1969, et déclina l'invitation au Johnny Cash Show en 1970).

Il ralentit sa carrière, continuant les représentations sur scène au gré de ses envies uniquement, et se consacrant à sa fondation, jusqu'à sa mort, de cause naturelle[6], le 7 juillet 2001 à Key West dans le comté de Monroe en Floride.

Carrière[modifier | modifier le code]

Neil était un musicien accompli, confirmé, et professionnel, mais très capricieux et instable lorsqu'il s'agissait de travailler en studio, trait de caractère qui ne fut pas sans conséquences sur sa carrière notons ses tensions fréquentes avec ses collaborateurs (Vince Martin, avec qui les tensions furent telles que Fred quitta souvent le studio de travail de manière impromptue)[7] : il fut musicien de session, certaines de ses toutes premières œuvres furent enregistrées par Buddy Holly et Roy Orbison, en octobre 1969, Harry Nilsson lui doit sa version de Everybody's Talkin', immense hit lorsqu'il apparut sur la bande originale du film Macadam Cowboy.

Ses plus grands succès furent notamment chantés par Roy Orbison (la chanson Candy Man est sortie en 1961 - l'enregistrement date de plus d'un an à l'époque). Ses albums se nomment Bleecker & MacDougal [8], enregistré sans batterie en 1965, et Fred Neil [9], composés respectivement entre ses séjours à Greenwich Village et à Coconut Grove en Floride. Après la sortie de Fred Neil, Fred sort un autre album avec le même producteur, intitulé Sessions, parce que les musiciens, enfermés en studio, laissent libre cours à leur créativité en ne s’interdisant pas d’improviser et de créer en direct, avec des magnétophones tournant en continu, des prises de morceaux se faisant en une fois (sans re-recording, ni overdub). En juin 1972, on le retrouve à faire les chœurs sur deux titres du second album de Stephen Stills et il écrira des notes de carnet pour le second album de Karen Dalton.

Parmi les musiciens qui accompagnent Neil, on retrouve notamment Felix Pappalardi, producteur de Cream, à la guitare basse, et John Sebastian du groupe The Lovin Spoonful à l'harmonica.

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 1965 : Tear Down the Walls (Elektra) avec Vince Martin
  • 1965 : Bleecker & MacDougal (Elektra) réédité en 1970 sous le nom de A Little Bit of Rain
  • 1966 : Fred Neil (Capitol) réédité en 1969 sous le nom de Everybody's Talkin'
  • 1967 : Sessions (Capitol)


Postérité[modifier | modifier le code]

Passionné par les dauphins auxquels il dédie une chanson et le titre d'un album[10], Fred Neil est cofondateur du The Dolphin Research Project [11], organisation vouée à la protection des dauphins[12]. En août 2000, The Dolphin Project a sorti un reportage par la réalisatrice Diana Thater[13].

Les chansons de Fred furent reprises par[14]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. beaucoup affirmèrent après sa mort que Fred Neil était né à Saint-Pétersbourg en Floride le 1er janvier 1937 (Vapeur Mauve de mai 2009)
  2. très bien vendu à sa sortie, en 1958
  3. cfr. l'autobiographie Chroniques, Volume 1 parue en 2004
  4. Fred Neil, album éponyme que produira Nik Venet, producteur connu pour ses travaux avec Chet Baker et les Beach Boys entre autres
  5. qui s'est classée dans les 40 plus grosses de ventes américaines
  6. certaines sources affirment que Fred est décédé des suites d'un cancer de la peau
  7. selon Fred Childs, guitariste lors de ces sessions
  8. également connu sous le titre A Little Bit of Rain
  9. également connu sous le titre Everybody's Talkin
  10. certaines sources mentionnent qu'il leur a dédié les droits d'auteur
  11. Home | Ric O'Barry's Dolphin Project
  12. En 1970, avec Ric O'Barry, un biologiste marin
  13. Le narrateur est Richard O’Barry, et l'on y entend des compositions de Fred : The Other Side Of This Life, The Water Is Wide, The Dolphins, et un extrait de I’ve Got A Secret (Didn’t We Shake Up Sugaree).
  14. lescharts.com - Fred Neil Site de la liste plus complète