Fraternités monastiques de Jérusalem

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Les Fraternités monastiques de Jérusalem, fondées en 1975 par le Père Pierre-Marie Delfieux[1] (1934-2013), sont un institut religieux catholique d'inspiration bénédictine, dont les membres - moines et moniales rassemblés en deux fraternités séparées - vivent l'esprit de la solitude monastique au cœur des grandes villes.

L'église Saint-Gervais, où se célèbrent les offices de la fraternité de Paris

Les Fraternités ont été érigées en Instituts diocésains de Vie Religieuse le 31 mai 1996 par le cardinal Lustiger, archevêque de Paris.

Fondation[modifier | modifier le code]

Les Fraternités de Jérusalem sont nées au cœur du mouvement de renouveau qui a suivi le concile Vatican II, à l'initiative du Cardinal Marty, alors archevêque de Paris, et du Père Pierre-Marie Delfieux, alors aumônier d’étudiants à la Sorbonne. Elles rassemblent des moines, des moniales et des laïcs désireux, chacun selon son charisme et son engagement propre, de partager une même spiritualité qui les invite à vivre « au cœur des villes, au cœur de Dieu ».

Autour des deux Instituts Monastiques des Frères et des Sœurs de Jérusalem, dont la vocation principale est d'« étendre un tapis de prière sur le macadam » de nos grandes villes, d'autres rameaux se sont peu à peu greffés pour former ensemble la « Famille » de Jérusalem : Fraternités Apostoliques, prolongeant le charisme de «Jérusalem» dans la vie paroissiale, et de nombreuses Fraternités laïques, puisant dans la liturgie de Jérusalem et dans la spiritualité qu'ils partagent avec les frères et sœurs grâce au « Livre de Vie » de Jérusalem, la sève de leur propre enracinement ecclésial.

Esprit et orientation religieuse[modifier | modifier le code]

  • Les moines et moniales sont citadins car les grandes villes sont un des phénomènes les plus marquants de l'époque contemporaine. Souvent anonymes les villes semblent conduire vers le repli individuel et l'absence de Dieu.
  • Moines et moniales vivent en locataires des lieux qu'ils occupent, ainsi que le sont la grande majorité de leurs contemporains. Ils cherchent à éviter l'installation et l'esprit de possession.
  • Moines et moniales sont des salariés, vivant de leur travail. Le travail est le lot et la dignité de l'homme moderne. Ils choisissent cependant un travail à mi-temps pour se garder de tout esprit d'accumulation de richesses et de réussite socio-professionnelle.
  • Moines et moniales vivent en communion et symbiose avec l'Église locale, dans l'esprit du concile Vatican II qui est à l'origine de la fondation des Fraternités.
  • Moines et moniales vivent sans clôture religieuse, mais se préservent néanmoins des temps et lieux de silence, recueillement et prière.

Pourquoi Jérusalem ?[modifier | modifier le code]

Le choix de Jérusalem est expliqué dans le Livre de vie des Fraternités monastiques de Jérusalem :

« Parce que Jérusalem est la ville donnée par Dieu aux hommes et bâtie par les hommes pour Dieu, devenant en cela la patronne de toutes les villes du monde, et que ta vocation est d’être citadin, tu es moine et moniale de Jérusalem. » § 161[2]

« Veille à garder aussi en ton cœur un vrai souci de communion avec tous les fils d’Abraham, juifs et musulmans, qui sont comme toi des adorateurs de l’unique Dieu et pour qui Jérusalem est également une Ville sainte. » § 174[3]

Offices et liturgies[modifier | modifier le code]

Depuis plus de dix ans, les Fraternités Monastiques retransmettent en direct depuis l'église Saint-Gervais-Saint-Protais à Paris leurs offices religieux et liturgies sur la chaîne de télévision KTO (du mardi au samedi : laudes du matin, office du milieu du jour- messe du samedi soir). Une association a été mise en place par les Fraternités pour la production et réalisation audiovisuelle : FMJweb http://fmjweb.catholique.fr/

« Rien n’interdit au monde monastique de dire et de chanter sa foi en Dieu par le témoignage de sa vie et le partage de sa prière, notamment liturgique » (Père Pierre-Marie Delfieux)

Implantations[modifier | modifier le code]

Ces communautés, catholiques, existent en :

Publications[modifier | modifier le code]

  • Revue Sources Vives

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]