Franz Grillparzer

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Franz Grillparzer
Tombe de Franz Grillparzer à Vienne.

Franz Grillparzer (né le 15 janvier 1791 à Vienne - mort le 21 janvier 1872 à Vienne) est un dramaturge autrichien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de juriste, Grillparzer étudie le droit à l'université et devient en 1813 stagiaire de concept à la chambre de la Cour impériale autrichienne. En 1821, il postule sans succès pour la place de Skriptor à la Bibliothèque privée impériale. Il devient enfin en 1823 Hofkonzipist, puis, en 1832, directeur des Archives impériales.

Ses années d'éducation coïncident avec l'époque de la Révolution française et avec l'époque napoléonienne, bouleversements politiques dont il se tient à distance. Grillparzer est plutôt conservateur, mais ressent les contradictions de son époque.

Il reste fiancé toute sa vie à son amour de jeunesse, Katharina Fröhlich, sans selon son propre aveu « avoir le courage du mariage ».

C'est un pessimiste inquiet, conscient de la vanité des actions humaines, du bonheur comme de la gloire. Une sorte de sagesse résignée lui fait accepter le monde comme il va, non sans une certaine misanthropie.

Ses mérites sont reconnus dans les dernières années de sa vie : il est ainsi nommé membre de l'Académie impériale en 1847, et citoyen d'honneur de la ville de Vienne en 1864.

Il meurt le 21 janvier 1872 à l'âge de 81 ans.

Principales œuvres[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Die Ahnfrau (L'Aïeule), 1817
  • Sappho (Sappho), 1818
  • Das Goldene Vlies (La Toison d'Or), 1819-1822, trilogie comprenant Der Gastfreund (L'Hôte), Die Argonauten (Les Argonautes) et Medea (Médée)
  • Königs Ottokars Glück und Ende (La Fortune et la Mort du roi Ottokar), 1825
  • Des Meeres und der Liebe Wellen (Les Vagues de la Mer et de l'Amour), 1831
  • Der Traum ein Leben (Le Rêve, une Vie), 1831
  • Weh dem, der lügt (Malheur à celui qui ment), 1837
  • Libussa (Libussa), 1848
  • Ein Bruderzwist in Habsburg (Une querelle entre Frères dans la Maison de Habsbourg), 1848
  • Die Jüdin von Toledo (La Juive de Tolède), 1855 (première représentation en 1872)

Nouvelles[modifier | modifier le code]

  • 1828 : Das Kloster bei Sendomir (Le Couvent de Sendomir)
  • 1847 : Der arme Spielmann (Le Pauvre Ménétrier)

Grillparzer chez les autres écrivains[modifier | modifier le code]

Grillparzer apparaît en tant que personnage secondaire dans une des nouvelles de Sacher Masoch, intitulée La pantoufle de Sapho.

Grillparzer est cité par Friedrich Nietzsche dans les Secondes Considérations inactuelles.

Grillparzer est cité par John Irving dans Le Monde selon Garp, où il n'est d'ailleurs pas à son avantage. Irving y développe l'expression « faire son Grillparzer », qui signifie jouer à l'artiste de clocher.

Il est cité par Paul Engelmann dans les Lettres, rencontres, souvenirs, de Ludwig Wittgenstein et Paul Engelmann

Il est cité abondamment par Claudio Magris dans Danube (Gallimard 1988). Magris lui consacre également un chapitre complet dans « Le Mythe et l'Empire » (Gallimard 1991).

Il est cité par Stefan Zweig dans Le Monde d'hier ( titre original: Die welt von gestern).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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