Frans Sammut

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Frans Sammut

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L'ecrivain moderne nationale

Activités Romancier, essayiste, diffuseur, enseignant, conseiller culturel au Premier ministre
Naissance 19 novembre 1945
Ħaż-Żebbuġ, Malte Drapeau de Malte 1923.png
Décès 4 mai 2011 (à 65 ans)
Drapeau de Malte Malte
Langue d'écriture maltais, anglais, italien
Genres Romans psycho-sociaux, théâtre, linguistique, histoire (période napoléonienne), analyse politique

Frans Sammut, né le 19 novembre 1945 et mort le 4 mai 2011[1] était un romancier et essayiste maltais[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Frans Sammut est né à Malte dans la ville de Żebbuġ[1]. Il a poursuivi ses études à l'école primaire à Żebbuġ, puis au Collège Saint-Louis de Birkirkara (St. Aloysius College), au Collège St. Michael en formation des professeurs, à l'université de Malte (B.A., S.Th.Dip., M. Ed.), et enfin à l'université pour étrangers de Pérouse, en Italie.

Frans Sammut, juin 2010

Bien qu’ayant occupé de 1996 à 1998 les fonctions de conseiller pour la culture auprès du Premier ministre maltais, il termina sa carrière comme directeur d’école. Marié à Catherine Cachia, il eut deux fils, Mark et Jean-Pierre.

Frans Sammut connut une première reconnaissance à la fin des années 1960, lorsqu’il participa à l’éclosion du Mouvement pour une renaissance littéraire (Moviment Qawmien Letterarju). Par la suite, il occupa le poste de secrétaire à l'Académie de la langue maltaise (Akkademja tal-Malti).

En 2010, il était devenu membre de la Société napoléonienne internationale[3].

Frans Sammut et le Devises, aphorismes et proverbes maltais de Michelantoine Vassalli. Decembre 2006.

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Il a publié de nombreux ouvrages, dont le best-seller Il-Gaġġa (La Cage), paru en 1971 et qui, la même année, fut porté à l’écran par Mario Philip Azzopardi[4]. Son roman Samuraj remporta en 1975 le Prix Rothmans[1].

En 1994, le critique littéraire Norbert Ellul Vincenti parlait ainsi du roman Il-Ħolma Maltija (Le Rêve Maltais) : « La littérature maltaise n'avait jamais atteint un tel sommet. »[5]

Le Premier ministre et dramaturge Alfred Sant considérait ce livre comme le chef-d'œuvre de Sammut[6] et l'écrivain et poète britannique Marjorie Boulton l’a désigné comme «une œuvre monumentale»[7]. En 1991, Sammut publiait Paceville, qui fut distingué par la médaille nationale pour la littérature[1]. Il a également publié des nouvelles : Labyrinthe (Labirint), Newbiet (Saisons), et Ħrejjef Żminijietna (Contes de notre temps). Son œuvre comprend également des essais tels que Ir-Rivoluzzjoni Franċiża: il- Ġrajja u t-Tifsira (La Révolution française: Histoire et signification), Bonaparti f'Malta [Bonaparte à Malte], traduit en français en 2008, ainsi qu'une analyse bilingue (anglais et français) sur le best-seller international Code Da Vinci (2006). Il supervisa une nouvelle édition du Lexicon de Mikiel Anton Vassalli († 1829), le Père de la Langue Maltaise, ainsi que la traduction, en 2006, de Devises, aphorismes et proverbes maltais de Vassalli (Għajdun il Għaqal, Kliem il-Għerf u Qwiel Maltin). En 2007, la traduction espéranto (La Malta Revo) de son Il-Ħolma Maltija, représentant Malte, vient grossir le nombre des classiques publiés en langue espéranto par les Editions Mondiales de New York. En 2008, Il-Gaġġa en était à sa cinquième édition. En 2009, Sammut présentait son interprétation originale de la berceuse de Pierre Caxaro Xidew il-Qada (Il-Kantilena), le plus ancien document écrit en maltais[8].

Sammut traduit d'importantes œuvres pour le théâtre : Phèdre de Racine (Fedra) (1978) et Les Bas-Fonds de Maxim Gorki, tous deux représentés au Théâtre Manoel, sous la direction du poète Mario Azzopardi[9].

Ancien Recteur de l'Université de Malte, l'éminent professeur de philosophie et intellectuel maltais, Peter Serracino Inglott disait de Sammut :

« Le génie de Sammut réside dans sa capacité toute voltairienne à faire revêtir à un personnage historique une sorte de masque ironiquement exagérée. Comme face à un complice, le lecteur est amené à se pencher sur les divers visages des personnages habituellement décrit avec une vénération inconditionnelle et donc à rire de leurs doutes, leurs maladresses et leurs volte-face. On obtient donc un divertissement. Le saut stylistique de la fiction à l’histoire est sans doute le plus grand défi auquel doit faire face tout traducteur[10]. »

Mort[modifier | modifier le code]

Les derniers mots de Frans Sammut furent : « Ma femme et moi devions aller à Jérusalem, mais il semble bien qu'il y ait un changement. Je me dirige plus sûrement, maintenant, vers la Jérusalem céleste. »[11]

Serracino Inglott commentait ces mots: « J'ai compris alors que, parfois, le rire et les larmes sont interchangeables. »[10]

Fedra, 1978.

Prix national[modifier | modifier le code]

Pendant le mois de mai 2014, le ministère maltais de l'Éducation a lancé le Prix national Frans Sammut pour l'utilisation de la langue maltaise[12].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Labirint u Stejjer Oħra [Labyrinthe et autres histoires](nouvelles) 1968
  • Il-Gaġġa [La Cage] 5 éditions (roman) 1971 - Mario Azzopardi Philippe en a tiré le film Gaġġa [Cage] 1971
  • Logħba Bejn Erbgħa [Un jeu entre quatre] (roman) 1972
  • Samuraj [Le Samuraï] 3 éditions (roman) 1975
  • Kristu fil-Poeżija Maltija (1913-1973) [Christe dans la Poésie Maltaise] (Thèse universitaire, Université de Malte) 1977
  • Fedra [traduction de Phèdre de Racine] 1978
  • Il-Qtil fi-Sqaq il-Ħorr [Assassinat dans l'Allée de l’Honnête] (nouvelle) 1979
  • Il-Proċess Vassalli [Le Procès Vassalli] (théâtre) 1980
  • Il-Mixja tal-Ħaddiem lejn-il-Ħelsien [Le chemin de l'ouvrier vers la liberté] (analyse politique) 1982
  • Ir-Rivoluzzjoni Franċiża: il-Ġrajja u t-Tifsira [La Révolution française: Histoire et signification] (analyse historique) 1989
  • Paceville (roman) 1991
Frans Sammut, 1970 circa
  • Letteratura [Littérature] (critique littéraire) 1992
  • Il-Ħakma ta' Monroj [La Domination de Monroy] (opéra folk, libretto) 1993
  • Il-Ħolma Maltija [Le rêve maltais] (roman) 1994, 2012[13], traduit en espéranto : La Malta Revo, publié à New York, 2007
  • Mannarinu! (opéra folk, libretto), 1994
  • L-Atti tal-Appostli [Les Actes des Apôtres] (opéra folk, libretto), 1995
  • Bonaparti f'Malta [Bonaparte à Malte] (histoire), 1997, traduit en français: Bonaparte à Malte, 2008
  • Newbiet [Seasons] (nouvelles) 1998 (Illustrations : Giovanni Caselli)
  • Ħrejjef Żminijietna [Contes de notre temps] (nouvelles) 2000 (Illustrations: Giovanni Caselli)
  • Dun Ġorġ: Il-Bniedem tal-Poplu [Père George: Un homme du peuple] (historiographie et hagiographie) 2001
  • Ġrajjet Ħaż-Żebbuġ [L'Histoire de Żebbuġ] (historie) (traduction du livre du Père Salvatore Ciappara) 2001
  • Lexicon (de Michelantonio Vassalli) 2002
  • Għala Le għall-UE [Pourquoi le Non à l'UE] (analyse politique) 2003
  • Ħarsa mill-qrib lejn Ħajjet San Filep u l-Kult tiegħu [Un regard de près à la vie de saint Philippe et son culte] (historiographie et hagiographie) 2004
  • Grajjet it-Taghlim f'Malta 2004
  • On The Da Vinci Code / Dwar The Da Vinci Code [Sur le Code Da Vinci] (critique littéraire) 2006
  • Għajdun il-Għaqal, Kliem il-Għerf u Qwiel Maltin [Devises, aphorismes et proverbes maltais[14]] (une traduction de l'original de Michelantonio Vassalli) 2006
  • Alfred Sant: Il-Viżjoni għall-Bidla [Alfred Sant : la vision de changement] (analyse politique) 2008
  • Introduction au Petit Dictionnaire du Baron Vincenzo Azopardi qui offre l’interprétation de Sammut de la Cantilène de Pierre Caxaro (critique littéraire, linguistique) 2009

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Elaine Attard, « Frans Sammut passes away », The Malta Independent,‎ 05-05-2011 (lire en ligne)
  2. Le Petit Futé, 9th ed, 2009-2010, Paris, p. 70.
  3. http://www.napoleonicsociety.com/french/rapportmalte.htm
  4. Aquilina, Sandra (12 March 2007). "Portrait of the artist", The Malta Independent. accessdate = 15-05-2011.
  5. Ellul Vincenti, Norbert (11 May 1994): "Vassalli's Maltese Dream", The Sunday Times (Malta), p. 20.
  6. Alfred Sant, « Frans Sammut: A Man of Courage », maltastar.com,‎ 04-05-2011 ("Frans Sammut: A Man of Courage" lire en ligne)
  7. Maltese works in Esperanto, The Malta Independent, 2 September 2007. accessdate = 15-05-2011.
  8. New interpretation to oldest written document in Maltese, maltamediaonline.com. accessdate = 15-05-2011.
  9. Azzopardi, Mario: "In Memoriam: Frans tal-Gagga u Gerusalemm l-ohra" in In-Nazzjon 14 June 2011.
  10. a et b Serracino Inglott, Peter (15 May 2011). "Inheritance of icons", The Sunday Times (Malta). accessdate = 25-05-2011.
  11. Sammut, Mark (15 May 2011). "Frans Sammut", The Sunday Times (Malta). accessdate = 25-05-2011.
  12. [1]
  13. http://franssammut.info/?page_id=34
  14. http://www.independent.com.mt/news.asp?newsitemid=65773

Liens externes[modifier | modifier le code]