Frank Marshall (joueur d'échecs)

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Frank Marshall en 1904

Frank James Marshall (New York, 10 août 1877Jersey City, 9 novembre 1944) est un joueur d'échecs américain. Champion des États-Unis de 1909 à 1936, il fut l'un des joueurs les plus forts du début du XXe siècle et remporta quatre médailles d'or par équipe et une médaille d'or individuelle lors des olympiades d'échecs de 1931 à 1937.

Biographie et carrière échiquéenne[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Marshall est né à New York et a vécu à Montréal entre l'âge de 8 et de 19 ans. Il commence à jouer aux échecs à 10 ans et en 1890 il est déjà l'un des plus forts joueurs de Montréal. En 1900, il finit troisième-quatrième, ex æquo avec Geza Maroczy du tournoi de Paris, remporté par le champion du monde Emanuel Lasker devant le champion américain Harry Nelson Pillsbury.

Victoires aux tournois de Cambridge Springs 1904 et Nuremberg 1906[modifier | modifier le code]

Participants au tournoi de Cambridge Springs 1904.

En 1904, Marshall remporta le tournoi de Cambridge Springs avec 13 points sur 15, sans défaite, devant le champion du monde Emanuel Lasker. La même année, il remporta le septième congrès américain en 1904, mais ce tournoi ne comptait pas pour le championnat des États-Unis parce que le champion sortant, Harry Pillsbury, ne participait pas au tournoi. En 1906, Pillsbury mourut et Showalter fut considéré comme le nouveau champion. Marshall ne reçut le titre que lorsqu'il battit Showalter lors d'un match disputé en 1909.

En 1905, au tournoi de Barmen en Allemagne, Marshall finit troisième, derrière Maroczy et Janowski. La même année, il battit Janowski 10 à 7 (+9 -5 =4)

En 1906, Marsall remporta le tournoi de Nuremberg avec 1,5 point d'avance sur Duras, Forgacs, Schlechter et Tchigorine.

Match pour le championnat du monde (1907)[modifier | modifier le code]

En 1907, il est défait par Emanuel Lasker dans un match pour le championnat du monde 4,5 à 11,5 (-8 =7 +1). Le match s'est déroulé à New York, Philadelphie, Washington DC, Baltimore, Chicago et Memphis du 26 janvier au 8 avril 1907.

Victoire au tournoi de Düsseldorf 1908[modifier | modifier le code]

En janvier-février 1908, Marshall perdit un match contre Janowski à Suresnes : 3,5 à 6,5 (+2 -5 =5). En mars-avril 1908, il termina dixième du tournoi de Vienne remporté par Maroczy, Schlechter et Duras. En mai-juin 1908, lors du tournoi de Prague, Marshall ne finit que 7e-8e.

En août 1908, Marshall remporta le congrès allemand de Düsseldorf avec 11,5 points sur 15 (+8 =7) et 1,5 point d'avance sur Salwe et Spielmann. En septembre-octobre de la même année, il finit deuxième d'un tournoi-match à six tours disputé à Lodz. Marshall, Rubinstein et Salwe s'affrontaient huit fois. Marshall perdit son match avec Rubinstein +2 -3 =3 et battit Salwe +2 -1 =5. À la fin de l'année, en novembre-décembre, Marshall battit Jacques Mieses en match à Berlin (+5 -4 =1).

Match contre Capablanca (1909)[modifier | modifier le code]

En décembre 1908, Marshall revint aux États-Unis pour Noël. En 1909, il remporta le championnat du Manhattan Chess Club de New York et finit deuxième, derrière Rosenfeld, du championnat d'été de la New York State Chess Association (NYSCA) disputé à Bath Beach (Brooklyn). Entre deux tournois, Marshall gagnait sa vie en organisant une tournée de parties simultanées. En février, il battit Jaffe à New York (5,5 à 3,5).

Au début de l'année 1909, Marshall accepta de jouer un match contre un jeune Cubain du nom de José Raúl Capablanca. Le match eut lieu au printemps (d'avril à juin) dans plusieurs villes américaines et Marshall fut sèchement battu, à la surprise générale 8 à 15 (-8 =14 +1).

En novembre 1909, Marshall affronta Jackson Showalter à Lexington (Kentucky) pour le titre de champion des États-Unis. Il remporta le match sur le score de +7 -2 =3.

Super-tournois en Europe (1910-1912)[modifier | modifier le code]

En juillet-août 1910, Marshall finit cinquième-sixième du congrès allemand de Hambourg remporté par Schlechter.

Après sa cuisante défaite contre Capablanca, Marshall ne nourrit pas de ressentiment à l'égard du Cubain. Au contraire, il réalisa que le jeune homme avait un talent immense et méritait la reconnaissance du monde des échecs. En janvier-février 1911, le champion américain remporta le tournoi de New York avec un demi-point d'avance sur Capablanca. Marshall consacra de nombreux efforts à assurer à Capablanca une chance de jouer au plus haut niveau de la compétition. Le tournoi de Saint-Sébastien en 1911 était un tournoi exclusif qui s'annonçait comme le plus fort de l'histoire. Le tournoi était en principe réservé aux joueurs qui avaient fini au moins quatrième dans deux tournois majeurs et Marshall dut insister pour que Capablanca fût admis. En dépit des protestations qui suivirent son admission, le jeune Cubain remporta le tournoi et Marshall finit quatrième derrière Rubinstein et Vidmar.

Les cinq finalistes du tournoi de Saint-Pétersbourg 1914. Frank Marshall est debout à droite.

La même année (1911) Marshall également termina quatrième du tournoi de Karlsbad, remporté par Richard Teichmann devant Schlechter et Rubinstein.

En février-mars 1912, Marshall finit sixième du tournoi de Saint-Sébastien (en l'absence de Capablanca), puis il finit troisième du tournoi de Pistyan (mai-juin 1912). En juin, fut organisé un tournoi thématique à Budapest qui dura une semaine. Marshall finit premier ex æquo avec Schlechter, devant Duras, Maroczy, Teichmann et Vidmar. Les mois suivants, il termina sixième du congrès allemand de Breslau (juillet-août 1912).

Cinquième du tournoi de Saint-Pétersbourg 1914[modifier | modifier le code]

À Saint-Pétersbourg en 1914, Marshall fut l'un des cinq joueurs à participer à la finale, les autres étant Lasker, Capablanca, Alekhine et Tarrasch. Marshall finit cinquième du tournoi préliminaire (+3 -1 =6) et dernier de la finale (+1 -5 =2).

Lorsque la Première Guerre mondiale éclata, Marshall disputait le tournoi de Manheim qui fut interrompu six rondes avant la fin. Marshall quitta l'Europe et resta en Amérique pendant dix ans.

Création du Marshall Chess Club (1915)[modifier | modifier le code]

En 1915, Marshall ouvrit le célèbre Marshall Chess Club à New York. La même année, il finit deuxième du tournoi de New York, un point derrière Capablanca. Lors du tournoi de New York 1918, il termina troisième. Ce tournoi est resté célèbre car Marshall surprit Capablanca avec le « gambit Marshall ». Si Marshall perdit cette partie, son « gambit », est toujours joué aujourd'hui. Avant de rencontrer Capablanca, Marshall avait déjà essayé son gambit en 1917, contre Walter Frere mais il ne publia la partie qu'en 1932 (sans indiquer la date). Le coup n'était pas nouveau : il avait déjà été joué dans deux parties entre des joueurs cubains et Carl Walbrodt disputées en 1893. Les parties furent publiées la même année[1].

Quatrième des tournois de New York 1924 et Moscou 1925[modifier | modifier le code]

En 1923, Marshall remporta le tournoi de Lake Hopatcong, ex æquo avec Abraham Kupchik.

Le Tournoi organisé à New York en 1924 fut le plus fort tournoi organisé dans cette ville avec la participation du champion du monde en titre (depuis 1921), José Raul Capablanca, du précédent champion Emanuel Lasker et du futur champion (en 1927), Alexandre Alekhine. Marshall finit quatrième derrière les trois champions du monde (+6 -4 =10).

Frank Marshall (à gauche) face à Réti au tournoi de Moscou 1925

En 1925, Marshall revint en Europe pour la première fois depuis 1914. Il finit cinquième-sixième à Baden-Baden 1925, troisième-quatrième à Marienbad 1925 et quatrième du tournoi d'échecs de Moscou 1925, derrière Bogoljubov, Lakser et Capablanca.

Derniers tournois parmi l'élite (1926-1929)[modifier | modifier le code]

En 1926, il remporta le tournoi de Chicago et finit quatrième du tournoi de Lake Hopatcong remporté par Capablanca. En février 1927, à 49 ans, il finit sixième et dernier (+1 -9 =10) du tournoi de New York 1927 remporté par Capablanca devant Alekhine. Les expériences de Marshall dans les ouvertures furent critiquées par Nimzowitsch comme des « extravagances ». Néanmoins, il parvint à établir l'égalité avec les Noirs contre Capablanca grâce à une ouverture qui devint populaire trente plus tard sous le nom de défense Benoni moderne.

En 1927, à cinquante ans, Marshall revint en Europe et finit troisième sans défaite (+4 =7) du tournoi de Londres 1927 remporté par Nimzowitsch et Tartakover. En 1928, il termina septième du tournoi de Bad Kissingen avec moins de la moitié des points, puis quatrième du tournoi de Brno (+2 -1 =6).

À Budapest 1928, Marshall finit deuxième (+4 -1 =4) derrière Capablanca. Marshall dut renoncer à la première place après sa défaite dans l'avant-dernière ronde. Après Budapest, Marshall finit septième et dernier du tournoi de Berlin 1928.

En 1929, Marshall remporta le tournoi d'Hastings 1928-1929 (+4 -1 =4), ex æquo avec Colle et Takacs, puis il finit sixième avec la moitié des points lors du tournoi international de Bradley Beach remporté par le champion du monde Alekhine. À Karlsbad 1929, Marshall finit dix-huitième sur vingt-deux joueurs, mais deux de ses parties reçurent des prix de beauté.

Années 1930 : quadruple vainqueur des olympiades[modifier | modifier le code]

Dans les années 1930, Marshall fut le capitaine de l'équipe américaine à quatre olympiades d'échecs. En 1935, à Varsovie, au cours d'une ronde, il s'aperçut que ses coéquipiers avaient tous conclu une nulle de salon. Après avoir gagné sa partie contre Ernst Grünfeld, Marshall s'entretint avec chacun d'eux individuellement pour leur rappeler que les nulles ne font pas gagner de match.

Lors des olympiades, l'équipe des États-Unis remporta de nombreux succès : médailles d'or en 1931 à Prague, en 1933 à Folkestone, en 1935 à Varsovie et en 1937 à Stockholm, succès qui ne furent plus répétés ensuite : l'équipe d'URSS qui ne participait pas aux olympiades à cette époque entra dans la compétition après la Seconde Guerre mondiale.

Lors de l'olympiade de Hambourg, en 1930, il n'y avait pas d'ordre dans les équipes et Marshall joua alternativement au premier et au deuxième échiquier avec Issac Kashdan. Marshall finit quatrième du classement individuel (nombre de points marqués), tout joueurs confondus, avec 12,5 points sur 17, derrière Rubinstein (15 / 17), Flohr (14,5 / 17) et son coéquipier Kashdan (14 / 17). L'équipe américaine finit sixième en l'absence de Al Horowitz, Abraham Kupchik et Edward Lasker. Lors des olympiades de 1931 à 1935, Marshall jouait au deuxième échiquier et remporta une médaille d'or individuelle en 1933 à Folkestone (+4 =6). En 1937, à Stockholm, il joua au quatrième échiquier et termina quatrième et invaincu (+3 =7).

Dernières années[modifier | modifier le code]

En 1936, après avoir été le champion national pendant 29 ans, il remet son titre en jeu dans un tournoi sponsorisé par la fédération américaine à New York. Le trophée était fourni par le Marshall Chess Club, et Samuel Reshevsky sortit vainqueur du tournoi.

Style de jeu[modifier | modifier le code]

Marshall est connu pour sa grande force tactique. Il est également réputé pour ses swindles, par lesquels il parvient à retourner une position perdante. Il était également connu pour sa force en finale à l'époque.

Exemples de parties[modifier | modifier le code]

Levitski - Marshall, 1912[modifier | modifier le code]

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Chess zver 26.png
Case blanche a8 vide Case noire b8 vide Case blanche c8 vide Case noire d8 vide Case blanche e8 vide Tour noire sur case noire f8 Roi noir sur case blanche g8 Case noire h8 vide
Pion noir sur case noire a7 Pion noir sur case blanche b7 Case noire c7 vide Case blanche d7 vide Case noire e7 vide Case blanche f7 vide Pion noir sur case noire g7 Pion noir sur case blanche h7
Case blanche a6 vide Case noire b6 vide Case blanche c6 vide Case noire d6 vide Pion noir sur case blanche e6 Case noire f6 vide Case blanche g6 vide Case noire h6 vide
Case noire a5 vide Case blanche b5 vide Tour blanche sur case noire c5 Case blanche d5 vide Case noire e5 vide Case blanche f5 vide Reine blanche sur case noire g5 Case blanche h5 vide
Case blanche a4 vide Case noire b4 vide Case blanche c4 vide Cavalier noir sur case noire d4 Case blanche e4 vide Case noire f4 vide Case blanche g4 vide Case noire h4 vide
Case noire a3 vide Case blanche b3 vide Case noire c3 vide Case blanche d3 vide Case noire e3 vide Case blanche f3 vide Reine noire sur case noire g3 Tour noire sur case blanche h3
Pion blanc sur case blanche a2 Case noire b2 vide Pion blanc sur case blanche c2 Case noire d2 vide Case blanche e2 vide Pion blanc sur case noire f2 Pion blanc sur case blanche g2 Pion blanc sur case noire h2
Case noire a1 vide Case blanche b1 vide Case noire c1 vide Case blanche d1 vide Case noire e1 vide Tour blanche sur case blanche f1 Roi blanc sur case noire g1 Case blanche h1 vide
Chess zver 26.png
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Levistky-Marshall : position après 23...Dg3!!

Dans sa partie célèbre contre Stefan Levitski à Breslau en 1912[2] Marshall (avec les Noirs) conclut par un étonnant pseudo-sacrifice de sa Dame, permettant à son adversaire de la capturer de trois manières différentes :

1.d4 e6 2.e4 d5 3.Cc3 c5 4.Cf3 Cc6 5.exd5 exd5 6.Fe2 Cf6 7.O-O Fe7 8.Fg5 O-O 9.dxc5 Fe6 10.Cd4 Fxc5 11.Cxe6 fxe6 12.Fg4 Dd6 13.Fh3 Tae8 14.Dd2 Fb4 15.Fxf6 Txf6 16.Tad1 Dc5 17.De2 Fxc3 18.bxc3 Dxc3 19.Txd5 Cd4 20.Dh5 Tef8 21.Te5 Th6 22.Dg5 Txh3 23.Tc5 Dg3!! 0-1 (voir le diagramme ci-contre : si un pion reprend en g3, Ce2 suivi de mat ; si 24. Dxg3, Ce2+ suivi de Cxg3 avec gain d'une pièce).

La légende veut que les spectateurs inondèrent l'échiquier de pièces d'or après le dernier coup de Marshall, que Tim Krabbé considère comme le troisième coup le plus fantastique jamais joué[3].

Janowski - Marshall, 1912[modifier | modifier le code]

Dans une partie jouée la même année (1912) à Biarritz contre David Markelovitch Janowski, Frank Marshall opéra (avec les Noirs) un sacrifice de Dame tout aussi spectaculaire[4] :

1. e4 e5 2. Cf3 Cf6 3. Cxe5 d6 4. Cf3 Cxe4 5. d4 d5 6. Fd3 Fd6 7. c4 0-0 8. cxd5 Fb4+ 9. Rf1 Dxd5 10. Dc2 Te8 11. Cc3 Cxc3 12. bxc3 Dxf3!! 13. cxb4 Cc6 14. Fb2 Cxb4!! 15. Fxh7+ Rh8 16. gxf3 Cxc2 17. Fxc2 Fh3+ 18. Rg1 Te2 19. Tc1 Tae8 20. Fc3 T8e3!! 21. Fb4 Txf3 22. Fd1 Tf6!! 0-1

La victoire sur Capablanca avec les Noirs[modifier | modifier le code]

Bien que Marshall ait un score négatif contre Capablanca (+2 =28 -20), il est l'un des rares joueurs à l'avoir vaincu avec les Noirs. La partie s'est déroulée à La Havane en 1913[5] :

1. e4 e5 2. Cf3 Cf6 3. Cxe5 d6 4. Cf3 Cxe4 5. d4 d5 6. Fd3 Fg4 7. O-O Cc6 8. c3 Fe7 9. Cbd2 Cxd2 10. Fxd2 O-O 11. h3 Fh5 12. Te1 Dd7 13. Fb5 Fd6 14. Ce5 Fxe5 15. Dxh5 Ff6 16. Ff4 Tae8 17. Te3 Txe3 18. fxe3 a6 19. Fa4 b5 20. Fc2 g6 21. Df3 Fg7 22. Fb3 Ce7 23. e4 dxe4 24. Dxe4 c6 25. Te1 Cd5 26. Fxd5 cxd5 27. De7 Dc8 28. Fd6 h6 29. Tf1 f6 30. Te1 Td8 31. Fc5 Rh7 32. Df7 Df5 33. Fe7 Dd7 34. Rf1 Tf8 35. De6 Dxe6 36. Txe6 Te8 37. Te2 Rg8 38. b3 Rf7 39. Fc5 Txe2 40. Rxe2 f5 41. Rd3 Re6 42. c4 bxc4+ 43. bxc4 g5 44. g4 f4 45. Fb4 Ff6 46. Ff8 dxc4+ 47. Rxc4 f3 48. d5+ Re5 49. Rd3 Rf4 50. Fd6+ Fe5 51. Fc5 Rg3 52. Re4 Ff4 53. d6 f2 0-1.

Les défaites de Capablanca en finale sont rares.

Théorie des ouvertures[modifier | modifier le code]

Le Gambit Marshall de la partie espagnole[modifier | modifier le code]

Chess zhor 26.png
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Tour noire sur case blanche a8 Case noire b8 vide Fou noir sur case blanche c8 Reine noire sur case noire d8 Case blanche e8 vide Tour noire sur case noire f8 Roi noir sur case blanche g8 Case noire h8 vide
Case noire a7 vide Case blanche b7 vide Pion noir sur case noire c7 Case blanche d7 vide Fou noir sur case noire e7 Pion noir sur case blanche f7 Pion noir sur case noire g7 Pion noir sur case blanche h7
Pion noir sur case blanche a6 Case noire b6 vide Cavalier noir sur case blanche c6 Case noire d6 vide Case blanche e6 vide Cavalier noir sur case noire f6 Case blanche g6 vide Case noire h6 vide
Case noire a5 vide Pion noir sur case blanche b5 Case noire c5 vide Pion noir sur case blanche d5 Pion noir sur case noire e5 Case blanche f5 vide Case noire g5 vide Case blanche h5 vide
Case blanche a4 vide Case noire b4 vide Case blanche c4 vide Case noire d4 vide Pion blanc sur case blanche e4 Case noire f4 vide Case blanche g4 vide Case noire h4 vide
Case noire a3 vide Fou blanc sur case blanche b3 Pion blanc sur case noire c3 Case blanche d3 vide Case noire e3 vide Cavalier blanc sur case blanche f3 Case noire g3 vide Case blanche h3 vide
Pion blanc sur case blanche a2 Pion blanc sur case noire b2 Case blanche c2 vide Pion blanc sur case noire d2 Case blanche e2 vide Pion blanc sur case noire f2 Pion blanc sur case blanche g2 Pion blanc sur case noire h2
Tour blanche sur case noire a1 Cavalier blanc sur case blanche b1 Fou blanc sur case noire c1 Reine blanche sur case blanche d1 Tour blanche sur case noire e1 Case blanche f1 vide Roi blanc sur case noire g1 Case blanche h1 vide
Chess zver 26.png
Chess zhor 26.png
Gambit Marshall : position après 8...d5.

Il existe un certain nombre d'ouvertures qui portent le nom de Marshall. De façon assez étonnante pour un joueur qui est mort il y a plus de 60 ans, deux variantes de gambit ont encore une importance théorique. La première est le gambit Marshall dans la partie espagnole : 1.e4 e5 2.Cf3 Cc6 3.Fb5 a6 4.Fa4 Cf6 5.O-O Fe7 6.Te1 b5 7.Fb3 O-O 8.c3 d5. La première partie connue avec ce gambit est celle contre Capablanca en 1918, bien que Marshall l'avait déjà joué dans d'autres parties qui n'éveillèrent pas l'attention. Bien que Capablanca finisse par gagner cette partie, que l'on considère comme une illustration de son génie défensif, le gambit Marshall devient très populaire[6]. Les Noirs obtiennent de bonnes chances d'attaque et leur score est d'environ 50 %, un excellent résultat pour les Noirs. Le gambit Marshall est redouté, de sorte que de nombreux joueurs de haut niveau, comme Garry Kasparov, choisissent des variantes anti-Marshall comme 8.a4. Le gambit Marshall a encore été employé lors du championnat du monde d'échecs classique 2004 entre Vladimir Kramnik et Péter Lékó.

Gambit Marshall de la défense semi-slave[modifier | modifier le code]

Un autre gambit de la défense semi-slave porte son nom. Cet autre gambit Marshall commence par les coups 1.d4 d5 2.c4 c6 3.Cc3 e6 4.e4!? à présent, la variante principale est 4...dxe4 5.Cxe4 Fb4+ 6.Fd2 (6.Cc3 sauve le pion mais n'est pas considéré comme dangereux) Dxd4 7.Fxb4 Dxe4+ 8.Fe2 avec un jeu aigu et peu clair.

Variantes Marshall[modifier | modifier le code]

Il a fait d'autres contributions notables :

Publication[modifier | modifier le code]

  • (en) Frank Marshall, My Fifty Years of Chess, Chess Review (David Mc Kay), New York, 1942, réédition 2002, (ISBN 1-84382-053-6).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]