Francolin coqui

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Le Francolin coqui (Peliperdix coqui) est un oiseau galliforme de la famille des Phasianidae.

Distribution[modifier | modifier le code]

Disséminé dans l’ouest de l’Afrique : du sud de la Mauritanie au nord du Nigéria avec des populations isolées au Mali, au Niger et en Éthiopie. Plus répandu dans le sud de l’Angola, le sud-est du Cameroun, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, l’Ouganda, le Botswana et la Namibie (Hennache & Ottaviani 2011).

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

De nombreuses formes ont été décrites mais Hennache & Ottaviani (2011) se rangent à l’avis de Urban et al. (1986) et de Madge & McGowan (2002) qui ne reconnaissent que quatre sous-espèces, les autres formes étant reprises dans la sous-espèce nominale.

  • F. c. coqui (Smith, 1836) : (F. c. ruandae Monard 1934, F. c. kasaicus White 1945, F. c. vernayi Monard 1934, F. c. hoeschianus Stresemann 1937, F. c. lynesi Monard 1934, F. c. stuhlmanni Reichenow1889, F. c. campbelli Monard 1934 incluses). Afrique du Sud, centre et nord-ouest de la Tanzanie, Ouganda. Les populations du Botswana et de la Namibie sont plus pâles et à queue plus longue, celles de l’Ouganda sont plus lourdement barrées.
  • F. c. hubbardi Ogilvie-Grant, 1895 : ouest et sud du Kenya. Ventre crème non barré et la couronne mouchetée de gris.
  • F. c. maharao Sclater, 1927 : (F. c. thikae Grant & Mackworth-Praed 1934 incluse). Ethiopie, Kenya, nord de la Tanzanie. Petite sous-espèce avec le ventre non barré et toutes les parties inférieures lavées de fauve.
  • F. c. spinetorum Bates, 1828 : (F. c. buckley Ogilvie-Grant 1892 et F. c. angolensis Monard 1934 incluses). Ouest de l’Afrique, Angola, Zambie. Ventre crème non barré avec la couronne et les rémiges primaires nettement teintées de roux (Hennache & Ottaviani 2011).

Habitat[modifier | modifier le code]

Le francolin coqui fréquente toute une gamme d’habitats jusqu’à 2 200 m d’altitude : boisements secs alternant avec des zones herbeuses, aires sableuses pourvues d’un couvert buissonneux, abords des zones cultivées, plantations pourvues d’un tapis herbeux et savane herbeuse parsemée de broussailles (Urban et al. 1986).

Alimentation[modifier | modifier le code]

Son régime alimentaire comporte des graines de plantes herbacées et de céréales cultivées, des feuilles et des invertébrés dont des fourmis, des termites, des coléoptères, des sauterelles et leurs larves. Il ne semble pas creuser le sol pour en extraire des bulbes et des racines comme le font de nombreux francolins africains (Urban et al. 1986).

Mœurs[modifier | modifier le code]

Ce francolin se tient généralement en couples ou par petits groupes, constituant des compagnies comptant jusqu’à huit individus. Farouche et souvent dissimulé dans le couvert végétal, il préfère s’enfuir en courant qu’en volant. Parfois, il reste couché sur le sol et se fige sur place pour échapper à ses prédateurs. Il est donc difficile à lever mais il prend son essor dans un vol puissant en cas de danger pressant. Il passe la nuit sur le sol plutôt que dans les arbres. Sa démarche est lente, avec le corps à l’horizontale et la tête tenue à la verticale. Il émet ses cris du sol et les mâles semblent assez belliqueux à l’approche de la saison de reproduction (Madge & McGowan 2002).

Voix[modifier | modifier le code]

Le chant, poussé tôt le matin ou en fin d’après midi, consiste en une succession de sept à dix notes, ter, ink, ink, terra, terra,terra, terra, terra de puissance décroissante, les seconde et troisième notes étant les plus fortes. Un autre cri, aigu et répété plusieurs fois, est assez fréquent co-qui co-qui, co-qui (Urban et al. 1986).

Nidification[modifier | modifier le code]

La ponte a lieu en juillet au Nigeria, de fin août à mars au Zaïre, d’octobre à avril avec un pic entre novembre et février en Afrique du Sud et probablement de mai à juin en Éthiopie. L’espèce est considérée comme monogame et territoriale. Le nid est une légère dépression grattée sur le sol avec un revêtement d’herbes et de feuilles, habituellement dissimulée au pied d’un fourré. Les jeunes restent avec les adultes pendant plusieurs mois, mais il existe un fort taux de prédation par les rapaces, les serpents et les chats sauvages (Urban et al. 1986).

Statut, conservation[modifier | modifier le code]

Selon del Hoyo et al. (1994), il s’agit de l’un des francolins africains les plus communs, son aire de distribution atteignant 4 500 000 km2. La seule donnée de densité chiffrée fait état d’une moyenne de trois individus au km2 sur l’ensemble de cinq sites du parc national du lac Mboura en Ouganda dans les années 1980. Mais son abondance varie beaucoup à travers son aire : au Mali où il est donné rare ; en Éthiopie, où il est commun à peu commun ; en Afrique du Sud, où il est peu commun dans le parc national Kruger. Au Zimbabwe, la durée de la chasse devrait être limitée de juillet à septembre. En certaines localités, ce francolin peut être vulnérable à diverses maladies comme la variole aviaire. Il paraît sensible à la perte du tapis herbacé, au point de disparaître des zones brûlées ou rasées par le surpâturage. Madge & McGowan (2002) le qualifient de commun dans la majeure partie méridionale de son aire, mais nettement localisé, peu commun ou même rare dans l’ouest de l’Afrique et en Éthiopie ; peu commun et localisé dans l’ensemble du Kenya mais très abondant dans la vallée du Rift.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Del Hoyo, J., Elliott, A. & Sargatal, J. (1994). Handbook of the Birds of the World. Vol. 2, Lynx Edicions, Barcelona.
  • Hennache, A. & Ottaviani, M. (2011). Cailles, Perdrix et Francolins de l’Ancien Monde, 400 pages. Editions W.P.A. France, Clères, France.
  • Madge, S. & McGowan, P. J. K. (2002). Pheasants, Partridges & Grouse. Helm, London.
  • Urban, E.K., Fry, C.H. & Keith, S. (1986). The birds of Africa, vol 2. Academic Press, London.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]