Francis Thomé

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François Luc Joseph Thomé dit Francis Thomé est un pianiste et compositeur né à Port-Louis (île Maurice) le et mort à Paris le .

Au Conservatoire de Paris, il suivit la classe de composition de Jules Duprato et d'Ambroise Thomas et obtint un second prix de piano, un second prix d'harmonie et un premier prix de fugue. Ses études terminées, il commença à s'occuper de composition, tout en se livrant à l'enseignement.

Il mit à la mode dans les salons de la fin du XIXe siècle, la récitation poétique accompagnée. Il fut aussi reconnu pour ses opérettes. Il composa également des pièces pour piano qui, à l'instar de Simple aveu, furent pour certaines extrêmement populaires.

Il aimait les poètes et se complut dans les adaptations symphoniques de certaines œuvres de Th. Gautier, Sully-Prudhomme, A. Theuriet et Victor Hugo, exemple, la ballade : la Fiancée du Timbalier de V. Hugo.

Francis Thomé, qui avait épousé une fille de la grande cantatrice Mme Anna de Lagrange, s'était aussi occupé de critique musicale.

Il est inhumé au cimetière Montmartre, 21e division, partie haute de la division, avec son fils Georges Thomé, préfet. Le monument est l'œuvre de Paul Landowski et a été inauguré le 31 mai 1911

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Félix Thomé et de Mary Robinson qui décède le 21 février 1894 à Paris 9e, obsèques au cimetière Montmartre d'après « Le Figaro » 23 février 1894.

Il est le frère d'Eugénie Thomé épouse du violoniste Adolphe Lebrun (1833-1906), Eugénie décède le 6 décembre 1886, Paris 9e.

Il épouse la princesse de Thècla de Stanckowich, fille de la cantatrice Anna-Caroline de Lagrange, le mariage est cité dans « Le Ménestrel » 19 décembre 1875

Il est le père de Georges-Félix-Maurice Thomé, (1876-1955), licencié ès lettres, élève de l’École des Hautes-Études, préfet, directeur de la sûreté générale au ministère de l’Intérieur, né le 30 mars 1876 à Paris 8e, décédé le 5 décembre 1955 à Paris 16e. Georges Thomé avait épousé Madeleine-Marie Riom fille d'un ancien maire de Nantes, Alfred Riom, en 1903 à Nantes.

Il est le père d'Eugénie Thomé, épouse de Raymond Archambault, infirmière-major, elle décède, "morte à son poste", en mai 1940 « Journal des débats politiques et littéraires » 20 mai 1940.

Il est le père de jumelles, Jeanne Thomé et Suzanne-Fernande Thomé, cette dernière épouse du docteur André Ballu, fils du député Roger-Ballu.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Simple aveu, romance sans paroles pour piano op. 25
  • Sous la feuillée pour piano op. 29
  • La sirène pour piano op. 36/2
  • Fête champêtre pour piano op. 38
  • Menuet pour piano op. 58
  • Barcarolle pour piano op. 64
  • Andante religioso pour piano op. 70
  • Légende pour harpe et orchestre op. 122
  • Fantaisie pour cornet à pistons, 1902
  • Baron Fric, opérette, 1886
  • La Bulle d’amour, ballet à grand spectacle en deux actes et dix tableaux, livret de Georges Feydeau, créé le 11 mai 1898 au Théâtre Marigny.
  • Quo Vadis ?, Drame à grand spectacle en cinq actes et neuf tableaux, livret de Emile Moreau, créé en 1901 au Théâtre de la Porte-Saint-Martin.
Sépulture de Francis THOMÉ - Cimetière Montmartre

Sources biographiques[modifier | modifier le code]

  • Mort de Francis Thomé avec une photo de Francis Thomé, « Le Petit Parisien » 17 novembre 1909
  • Nécrologie de Francis Thomé, « Le Ménestrel » 20 novembre 1909
  • Inauguration au cimetière Montmartre, du monument élevé à la mémoire du compositeur Francis Thomé, « Le Gaulois » 1er juin 1911
  • Mariage de M. Francis Thomé, pianiste compositeur avec la princesse de Thècla de Stanckowich, « Le Ménestrel » 19 décembre 1875
  • Acte de décès de Mary Robinson, mère de Francis Thomé, sur le site des Archives de Paris 9e, 21 février 1894, acte n° 257
  • Acte de décès d’Eugénie Thomé, soeur de Francis Thomé, sur le site des Archives de Paris 9e, 6 décembre 1886, acte n° 1601,
  • Biographie de Mme Anna de La Grange ; Émile Chevalier ; 1856 (en ligne)
  • Mort de Mme Archambault-Thomé, infirmière-major, fille de Francis Thomé, "morte à son poste", « Journal des débats politiques et littéraires » 20 mai 1940

Liens externes[modifier | modifier le code]