Francis Perrin (physicien)

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Francis Perrin

Naissance 17 août 1901
Paris (France)
Décès 4 juillet 1992 (à 90 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau de France Français
Champs Physique
Institutions Collège de France
Commissariat à l'énergie atomique
Diplôme École normale supérieure
Faculté des sciences de Paris

Francis Henri Jean Siegfried Perrin, né le 17 août 1901 à Paris 5e et mort le 4 juillet 1992 à Paris 14e[1], est un physicien français. Il est le fils du prix Nobel de physique 1926[2] Jean Perrin et le beau-frère du physicien Pierre Auger.

Le scientifique[modifier | modifier le code]

Élève à l'École alsacienne, au lycée Henri-IV, à l'École normale supérieure (1918-1922)[3] et à la faculté des sciences de l'université de Paris, Francis Perrin est reçu premier du concours d'agrégation de physique en 1922[4]. Il obtient le doctorat ès sciences mathématiques devant la faculté des sciences de l'université de Paris en 1928, avec une thèse portant sur l'étude du mouvement brownien[5]. En 1929 il devient Docteur ès-Sciences physiques. Il travaille ensuite au Collège de France avec l'équipe de Frédéric Joliot-Curie sur la fission de l'uranium. Assistant à la faculté des sciences de Paris, il devient maître de conférences de théories physiques le 1er janvier 1933 à la suite de la nomination de Louis de Broglie comme professeur titulaire. Il est ensuite professeur au Collège de France à la chaire de physique atomique et moléculaire de 1946 à 1972.

En 1933, à propos du neutrino, Francis Perrin estime que « la masse doit être nulle - ou tout au moins petite par rapport à la masse de l'électron ». En 1972, il a découvert le Réacteur nucléaire naturel d'Oklo.

Le militant syndical[modifier | modifier le code]

Fin mars et début avril 1948, Francis Perrin figure parmi les signataires Maurice Janets, Lucien Mérat, Pierre Galoni, Gilbert Walusinski...) de l’appel lancé auprès des enseignants par des responsables et militants de la Fédération générale de l’enseignement en faveur de l’adhésion de cette fédération et de ses syndicats à Force Ouvrière, nouvellement créée. En avril 1948, lors du congrès constitutif de la Fédération de l’éducation nationale Force Ouvrière, il est élu à la tête de la direction tricéphale de cette fédération en charge de l’enseignement supérieur. En novembre 1948 il préside l’assemblée générale des enseignants FO de la région parisienne, en compagnie de Robert Bothereau[6].

Le lobbyiste[modifier | modifier le code]

Nommé Haut-Commissaire du CEA en 1951 — en remplacement de Joliot-Curie destitué parce qu'il s'était opposé à la recherche militaire —, Francis Perrin constitue un lobby d'une douzaine de personnes, composé d'hommes politiques comme Chaban-Delmas, Bourguès-Maunoury et Félix Gaillard, d'officiers, comme les généraux Ailleret, Gallois et Crépin, de technocrates comme Pierre Guillaumat et Raoul Dautry ou de scientifiques comme Yves Rocard et Bertrand Goldschmidt, qui se révèlera extrêmement efficace. Ce lobby imposera aux gouvernements successifs de la IVe République une recherche intensive pour permettre à la France de disposer de l'arme nucléaire en dehors de tout contrôle politique véritable. Des départements secrets seront constitués au sein du CEA pour mener à bien cette politique dès 1954. Le général de Gaulle sera tenu informé des travaux pendant sa Traversée du Désert (1953/58), notamment par Chaban-Delmas. Quand il revint au pouvoir en 1958, l'avance des travaux était telle que la date du premier essai nucléaire était déjà fixée à 1960.

Francis Perrin quitte la fonction de Haut-Commissaire du CEA en 1970 et se consacre à l'enseignement au Collège de France et a des travaux scientifiques[7].

Divers[modifier | modifier le code]

Francis Perrin a été le président de l'Union des athées après son départ du CEA.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]