Francis Garnier (F730)

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Francis Garnier
Image illustrative de l'article Francis Garnier (F730)

Autres noms Eritrea
Histoire
A servi dans Flag of Italy (1861-1946) crowned.svg Regia Marina (1936-1946)
Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale française (1948-1966)
Commanditaire Royaume d'Italie
Lancement 19 septembre 1936
Armé 1er mars 1949 Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale française
Statut coulé en 1966
Caractéristiques techniques
Type avisopuis escorteur
Longueur 96,9 m
Maître-bau 14,6 m
Tirant d'eau 5 m
Déplacement 2 850 tonnes
Propulsion 2 moteurs diesel Fiat
2 moteurs électriques Marelli
Puissance 9 100 ch
Vitesse 18-20 nœuds
Caractéristiques militaires
Blindage pont =25-32 mm
kiosque = 100 mm
Armement 2 × 2 canons de 120 mm
2 canons AA de 40 mm
4 mitrailleuses de 12,7 mm
2 mortiers
1 grenadeur anti-sous-marins
Rayon d'action 6 950 miles à 12 noeuds
Autres caractéristiques
Équipage 11 à 13 officiers et 173 à 221 hommes
Chantier naval Castellamare Di Stabia


Le Francis Garnier (F730) est un ancien aviso de la marine italienne du nom d’Eritrea[1]qui a été transmis à la France le 12 février 1948, au titre des dommages de guerre, en exécution du traité de paix.

Marine italienne[modifier | modifier le code]

En 1938 il rejoint le port de Massaoua en mer Rouge en appui de la base sous-marine italienne.
Le 19 février 1941, après la chute de l'Érythrée, il force le blocus naval anglo-français pour rejoindre le Japon, allié de l'Italie par la pacte tripartite. Il subit des réparations au chantier naval Mitsubishi et reste au Japon jusqu'en 1943.
Puis il rejoint une base sous-marine de la Kriegsmarine.
Après l'armistice du 9 septembre 1943 il échappe au blocus naval et rejoint Tarente en Italie en septembre 1944. Il retourne de nouveau en mission en Extrême-Orient et revient définitivement en 1948 pour être cédé à la France.

Marine française[modifier | modifier le code]

Rebaptisé Francis Garnier il est remis en état, dès juin 1948, à l'arsenal de Toulon. Son armement est modifié et il est classé aviso-escorteur de 1re classe.

Service[modifier | modifier le code]

  • 1949-50 : détachement dans le Pacifique sud.
  • 1951-53 : retour à Toulon pour carénage et refonte.
  • 1953-55 : Guerre d'Indochine au sein des Forces maritimes d'Extrème-Orient.
  • 1955-66 : affectation aux Forces maritimes du Pacifique.

Le Francis Garnier participe, entre 1964 et 1966, à la construction des installations du Centre d'expérimentation du Pacifique (CEP) en Polynésie française.
Il est mis en réserve le 1er janvier 1966. Il est coulé la même année comme cible pendant les essais nucléaires français dans le Pacifique sur l'atoll de Mururoa.

Navires du même nom[modifier | modifier le code]

  • Une canonnière de rivière à roue arrière - Tonkin (1884-1894)
  • Un torpilleur d'escadre de classe Bouclier (1912-1926)
  • Une canonnière de rivière - Tonkin (1927-1945)
  • Le BATRAL Francis Garnier (L9031) (1973-2011)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Eritrea - site navypedia

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]