Francesco Zuccarelli

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Francesco Zuccarelli (Pitigliano - Florence ), est un peintre et un graveur italien du XVIIIe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fut le dernier élève de Giovanni Morandi. Étant venu résider à Venise, il s'y maria et ne tarda pas à se faire connaître par son talent pour le paysage. Le consul anglais, Joseph Smith, devint son protecteur et lui fit faire un grand nombre de tableaux lesquels, envoyés à Londres, y furent vendus à des prix élevés. Zuccarelli fit ensuite un voyage en Angleterre où, pendant cinq ans, il fut occupé par de riches amateurs à peindre les sites les plus riants et les points de vue les plus agréables des bords de la Tamise. II fut un des premiers membres et membre fondateur de la Royal Academy de Londres[1].

De retour en Italie, il continua de cultiver son art. Algarotti que l'électeur de Saxe avait chargé de faire exécuter par les meilleurs peintres des ouvrages pour décorer la galerie de Dresde commanda deux tableaux à Zuccarelli qui s'empressa de remplir cette honorable commission. Le roi de Prusse, les ayant vus à Dresde, voulut en avoir des copies de la main même de l'artiste.

Quoiqu'il fût un très habile dessinateur, Zuccarelli, déjà sexagénaire, allait tous les jours à l'académie dessiner d'après le modèle vivant. Il mourut en 1788.

Ses paysages se distinguent par une touche facile, par une admirable entente de couleurs, mais surtout par le soin avec lequel les moindres accessoires y sont traités. Dans la plupart, il a placé des figures dont on loue la correction. Toutes ses têtes ont un caractère de noblesse qu'on retrouve même dans celles des paysans. Vivarès et d'autres artistes ont gravé plusieurs ouvrages de ce maître en France et en Angleterre.

Zuccarelli a gravé, dans sa jeunesse, à l'eau-forte, un certain nombre de pièces très recherchées des amateurs. Parmi ses estampes on distingue la Vierge d'après Andrea del Sarto, les Vierges sages et les vierges folles d'après Manozzi et la Statue de la Victoire d'après le marbre de Michel-Ange. Il a gravé deux fois cette dernière pièce (voir : les Notizie degli intaglia tori de Gandellini, et Manuel des curieux de Huber[2], etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) A-Z&person=6004 Fiche sur le site de la Royal Academy of Arts
  2. Manuel des curieux et des amateurs de l'art, contenant une notice abrégée des principaux graveurs, et un catalogue raisonné de leurs meilleurs ouvrages; depuis le commencement de la gravure jusqu'à nos jours: les Artistes rangés par ordre chronologique, et divisés par école, Volume 3 (Livre numérique Google) par Michel Huber, C. C. H. Rost

Sources[modifier | modifier le code]