Francesco Furini

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La Foi, Galerie Palatine, Palais Pitti, Florence.

Francesco Furini, né le 10 avril 1603 à Florence où il est mort le 19 août 1646, est un peintre italien baroque devenu prêtre en 1633.

Biographie[modifier | modifier le code]

Francesco Furini a commencé son apprentissage avec Matteo Rosselli, qui comptait également Lorenzo Lippi et Baldassarre Franceschini au nombre de ses élèves, mais on le dit aussi influencé par Domenico Passignano et Giovanni Biliverti[1]. Ami de Giovanni da San Giovanni, il se rend en 1619 à Rome où il aurait également subi l’influence du Caravage et de son école. Dans les années 1630, il est devenu, à l’âge de quarante ans, prêtre de la paroisse de Sant’Ansano au Mugello et son style a imité celui de Guido Reni. Le style de Pignoni se reflète également dans ses œuvres.

L’œuvre de Furini reflète la tension du style maniériste conservateur florentin face au nouveau style baroque de l’époque. Il a peint des sujets bibliques et mythologiques à l’aide de la technique du sfumato.

Freedberg a décrit le style de Furini comme rempli de « sensualité morbide ». Son utilisation fréquente des femmes dévêtues est discordante avec sa sentimentalité religieuse excessive, et sa stylisation et ses poses accomplies contredisent son intention d’exprimer des émotions exacerbées. Ses choix stylistiques ne sont pas passés inaperçus par les biographes contemporains plus puritains comme Filippo Baldinucci.

Un de ses chefs-d’œuvre, qui ne reflète pas le style de ses toiles, c’est la fresque aérée dans le Palazzo Pitti, où sur ordre de Ferdinand II de Médicis, il a peint, de 1639 à 1642, deux grandes lunettes représentant l’Académie platonicienne de Careggi et l’Allégorie de la mort de Laurent le Magnifique. Ces fresques peuvent être considérées comme sa réponse à Pietro da Cortona, qui était à l’œuvre dans le palais au cours de ces années[2].

Robert Browning a réfuté l’affirmation de Baldinucci selon laquelle Furini aurait ordonné, sur son lit de mort, que tous ses nus soient détruits. Pour Browning, le dévêtement des sujets de Furini symbolise la courageuse recherche de la vérité cachée. La recherche moderne a en outre démontré qu’en accédant à la prêtrise, Furini n’a pas abandonné ses sujets de peinture charnelle. Furini a été redécouvert au début du XXe siècle par Arturo Stanghellini[3]. Sa carrière mal documentée a été esquissée par Elena Toesca[4] et mise en lumière avec une exposition de ses dessins à la galerie des Offices, 1972[5].

On compte Simone Pignoni et Giovanni Battista Galestruzzi au nombre de ses élèves.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Giuseppe Cantelli & Francesco Furini, Disegni di Francesco Furini: e del suo ambiente, Firenze, Olschki, 1972.
  2. Cantelli & Furini, 1972.
  3. Stanghellini, « Francesco Furini », Vita d'Arte, n° 13, 1913.
  4. Elena B. Toesca, Francesco Furini, Rome, Tumminelli, 1950.
  5. Le catalogue de l’exposition par Giuseppe Cantelli, Disegni di Francesco Furini e del suo ambiente, Florence, Oschki, 1972. Cantelli a attribué soixante-douze dessins à la Galerie des Offices comme sa main. Les documents publiés par Gino Corti dans Antichità Viva (mars-avril 1971) ont paru trop tard pour être assimilés à l’exposition. Peu de temps après, A. Barsanti a recouvré plus de détails biographiques pour étoffer l’armature modeste de dates dans « Una vita inedita del Furini », Paragone, n° 289, 1974, p. 67-86.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • (it) Giuseppe Cantelli & Francesco Furini, Disegni di Francesco Furini: e del suo ambiente, Firenze, Olschki, 1972. (OCLC 2045642)
  • (en) Sydney J. Freedberg, Painting in Italy, 1500-1600, Penguin Books Ltd,‎ 1993, p. 344-345.
  • (it) Elena B. Toesca, Francesco Furini, Rome, Tumminelli, 1950. (OCLC 10004354)
  • Web Gallery of Art entry.
  • (en) Rudolf Wittkower, Pelican History of Art, Art and Architecture Italy, 1600-1750, Penguin Books Ltd,‎ 1993, p. 345.

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