Francesco Borghèse

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Francesco Borghèse
François Cajetan Dominique Philippe André Antoine Vincent Nicolas Louis Gaspard Melchior Balthazard Borghese
Surnom (fr) François Borghèse
Naissance
Rome
Décès (à 62 ans)
Rome
Origine Flag of the Papal States.gif États pontificaux
Allégeance Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme Cavalerie
Grade Lieutenant général
Années de service 17981818
Conflits Guerres napoléoniennes
Commandement 1er régiment de carabiniers
Faits d'armes Austerlitz
Distinctions Ordre de la Réunion
(Grand-croix)
Ordre de la Couronne de Fer
(Grand dignitaire)
Ordre de Saint-Louis
(Chevalier)
Autres fonctions Premier Écuyer de Napoléon Ier
Grand d'Espagne
Famille Borghese,
Frère du prince Camille Borghèse.

François Borghese, prince Aldobrandini, né le à Rome, mort le dans la même ville, frère du prince Camille Borghèse, le beau-frère de Napoléon Ier fut un général d'Empire d'origine italienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

François Borghèse, de l'illustre famille de ce nom, originaire de Sienne, alliée de plusieurs maisons souveraines et qui a fourni à l'église un pape (Paul V), et beaucoup de cardinaux, naquit à Rome, en 1776. Il était le fils cadet du prince Marcantonio IV Borghese (en), connu par son amour des arts, et qui avait beaucoup ajouté aux richesses de sa famille en tableaux, statues et monuments de tous les genres, accumulés par plusieurs générations dans les magnifiques galeries connues sous le nom de Villa Borghèse, où ils ont formé pendant longtemps un des plus beaux ornements de l'ancienne capitale du monde. François était le frère cadet de Camille Borghèse. Tandis que Marc-Antoine se prononçait hautement contre les principes de la Révolution française, ses deux fils, au contraire, en embrassaient la cause avec chaleur.

Lorsque les Français se furent rendus maîtres de Rome (1798), les deux Borghèse se réunirent à la population qui brûlait les titres de noblesse sur la place publique. Les princes prirent du service dans les rangs de l'armée révolutionnaire française et contribuèrent vaillamment à la défense de cette ville, qui depuis fut assiégée et prise par les Napolitains. Contraints de se cacher pour se soustraire à la vengeance des vainqueurs et à la haine de leurs ennemis politiques, les deux frères n'en restèrent pas moins fidèles à la France, sur laquelle ils fondaient l'espérance de la régénération de l'Italie.

À son avènement au trône, Napoléon Ier, qui avait mariée sa sœur Pauline au frère aîné de Francesco, nomma le prince Aldobrandini chef d'escadron de sa garde. Celui-ci se distingua à la bataille d'Austerlitz. Il devint ensuite colonel du 1er régiment de carabiniers, et fit, à la tête de ce corps, les campagnes de Prusse (1806) et de Pologne (1807), contre les Prussiens et les Russes, et la campagne de 1809 contre les Autrichiens. Il s'y fit remarquer par sa bravoure, et fut atteint d'une balle au bras à la bataille de Wagram.

Napoléon lui fit épouser, le , la fille du comte Alexandre de La Rochefoucauld et d'Adélaïde de Pyvart de Chastullé (1769 - 1814), dame d'honneur de l'Impératrice Joséphine, et obtint le grade de général de brigade à la fin de 1811. Le 19 janvier suivant, il prêta serment en cette qualité, entre les mains de l'empereur, qui le fit son premier écuyer, en même temps. La princesse Aldobrandini fut nommée elle-même dame du palais de l'Impératrice Marie-Louise.

Il fut nommé grand-croix de l'Ordre de la Réunion le .

En 1814, il se soumit, sans hésiter, à l'autorité royale, et reçut du roi la croix de Saint-Louis.

Le prince Aldobrandini, après avoir passé deux ans à Florence, auprès du prince Camille, son frère, revint en France, où il continua de faire partie des officiers généraux disponibles.

Il laissa trois fils de son mariage : l'aîné, Marc-Antoine, prince Borghese (né à Paris, le ), le cadet, Camille, prince Aldobrandini, ancien ministre de la Guerre au service des États de l'Église (né le ), le benjamin, Scipion, duc de Salviati (né à Paris, le ).

États de service[modifier | modifier le code]

Campagnes[modifier | modifier le code]

Faits d'armes[modifier | modifier le code]

Blessures[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Hommage, Honneurs, Mentions...[modifier | modifier le code]

Vie familiale[modifier | modifier le code]

François Borghèse était le fils de Marcantonio IV Borghese (en) (14 septembre 1730 - Rome18 mars 1800 - Rome), prince Borghese, 5e prince de Sulmona (1800), prince Rossano, sénateur de la République romaine et de Anna Maria Salviati (9 octobre 1752 - Rome29 juin 1809 - Rome). Il était également le frère cadet de Camille Borghese (17751832).

Francesco Borghese épousa, le 11 avril 1809 à Paris, Adèle de La Rochefoucauld (15 septembre 1793 - Paris2 novembre 1877 - Pise), Dame du palais des impératrices Joséphine puis Marie-Louise (1809-1814), fille du comte Alexandre de La Rochefoucauld. Ensemble, ils eurent :

Francesco Borghese était l'ancêtre de Junio Valerio Borghese, second fils du prince Borghese Livio di Sulmona (1874-1939), prince de Rossano, prince de Vivaro, prince de Monte Compatri, duc de Palombara, duc de Poggio Nativo et Castelchiodato ; et de la princesse Valeria Maria Alessandra Keun (Smyrne, 1880 - Catane, 1956). Le mariage des parents de Junio Valerio fut dissous à Rome le 31 mai 1911.

Francesco Lami, son fils illégitime[modifier | modifier le code]

Francesco Borghese avait également eu une relation avec Angélique Dulac, née Adélaïde Monique Grosos (voir base léonore le dossier de Antoine Edouard Philippe Dulac document n°7 ou mariage Dulac/Grosos1ère reconstitution état civil Paris ou Registre de clôtures d'inventaires après décès fait au chatelet de Paris de 1780 à 1786 Cote : AN Y5321 16-04-1783 registres en ligne généanet), dame de compagnie de Pauline Bonaparte. Un fils, François Lami (1793-1870), naquit de cette relation illégitime, Angélique étant mariée à Édouard Antoine Dulac, marchand bijoutier. Sa mère accoucha sous le nom de Adélaïde Lami pour masquer ses origines[1], mais il ne sera pas abandonné par sa famille[2],[3]. François et sa descendance conservèrent ce nom. Francesco Borghèse, bien que loin de son fils naturel qu'il n'a vraisemblablement jamais connu, ne l'oubliera pas aussi bien financièrement parlant que lors de son entrée dans l'armée.

Les Lami portaient les armes des Borghese (d'azur, à un dragon ailé d'or (Borghesi), au chef du même, chargé d'une aigle de sable, becquée, membrée et couronnée du second (Saint-Empire).[4]), chargées d'une cotice en barre (signe de bâtardise) d'argent[5].

Article connexe : Famille de Gaulle.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Coat of arms of the House of Borghese.svg Armes des Borghese :

D'azur, à un dragon ailé d'or (Borghesi), au chef du même, chargé d'une aigle de sable, becquée, membrée et couronnée du second (Saint-Empire).[4]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gerrit van Lennep, Pierre Louis Pascal Jullian et Philippe Lesbroussart, Galerie historique des contemporains : ou Nouvelle biographie dans laquelle se trouvent réunis les hommes morts ou vivans, de toutes les nations, qui se sont fait remarquer à la fin du XVIIIe siècle et au commencement du XIXe, par leurs écrits, leurs talens, leurs vertus ou leurs crimes,, vol. 2, Le Roux,‎ 1827, 3e éd. (lire en ligne) ;
  • Antoine-Vincent Arnault, Antoine Jay, Étienne de Jouy et Jacques Marquet de Norvins, baron de Montbreton, Biographie nouvelle des contemporains : ou Dictionnaire historique et raisonné de tous les hommes qui, depuis la révolution française, ont acquis de la célébrité par leurs actions, leurs écrits, leurs erreurs ou leurs crimes, soit en France, soit dans les pays étrangers; précédée d'un tableau par ordre chronologique des époques célèbres et des événemens remarquables, tant en France qu'à l'étranger, depuis 1787 jusqu'à ce jour, et d'une table alphabétique des assemblées législatives, à partir de l'assemblée constituante jusqu'aux dernières chambres des pairs et des députés, vol. 3, Librairie historique,‎ 1821 (lire en ligne) ;
  • Joseph-François Michaud et Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle, ancienne et moderne, : ou Histoire, par ordre alphabétique, de la vie publique et privée de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs talents, leurs vertus ou leurs crimes, vol. 1, chez Michaud frères,‎ 1816 (lire en ligne) ;
  • William Duckett, Dictionnaire de la conversation et de la lecture : inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tous, vol. 3, Aux comptoirs de la direction,‎ 1856, 2e éd. (lire en ligne) ;
  • Joseph Valynseele, en collaboration avec Nicole Dreneau, La Parentèle de Charles et Yvonne de Gaulle, préface d'Alain Peyrefitte, éditions de L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, 1990.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Études généalogiques Andriveau et Coutot-Roehrig.
  2. Service historique de la Défense.
  3. Actes divers des archives parisienne.
  4. a et b Armorial de J.B. RIETSTAP - et ses Compléments
  5. Fiche de Francesco Lami sur roglo.eu
  6. Apparentée à la famille de Gaulle.
  7. Séparés volontairement et du consentement de leurs familles.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]