Frances Partridge

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Raymond Mortimer, Frances Partridge et Dadie Rylands

Frances Catherine Partridge, CBE, (15 mars 1900 à Bedford Square, Londres5 février 2004 (à 103 ans)), femme de lettres et traductrice britannique, fut pendant une grande partie de sa vie membre du Bloomsbury Group. C'est probablement la publication de ses journaux intimes qui a le plus assuré son renom.

Origines et éducation[modifier | modifier le code]

Fille d'un architecte anglais, William Marshall, elle était la sœur cadette de l'illustratrice Rachel Marshall (1891-1940), première épouse de David Garnett. Elle fit ses études à la Bedales School et au Newnham College de Cambridge.

Elle a été faite Commandeur de l'ordre de l'Empire britannique (CBE) à l'occasion de la New Year Honours list de l'an 2000.

Bloomsbury[modifier | modifier le code]

Travaillant dans une librairie londonienne qui appartenait à David Garnett et Francis Birrell, elle fit la connaissance de Lytton Strachey, Dora Carrington et Ralph Partridge ; tous les trois partageaient une résidence campagnarde dans à Ham le Wiltshire, Ham Spray, et ils avaient établi entre eux une relation triangulaire complexe, que l'on rappelle dans Carrington, un film de 1995. En 1921, Ralph Partridge avait épousé Dora Carrington, elle-même amoureuse de Lytton Strachey, un homosexuel, lui-même plus intéressé par Ralph Partridge. Dora Carrington ajouta une complication supplémentaire par des relations intermittentes avec l'un des meilleurs amis de Ralph Partridge, Gerald Brenan.

C'est alors que Ralph Partridge tomba amoureux de Frances. Ils vivaient à Londres durant la semaine et revenaient pour le week-end à Ham Spray. Après que Dora Carrington se fut suicidée en 1932 à la suite de la mort de Lytton Strachey, Ralph et Frances se marièrent et vécurent heureux à Ham Spray jusqu'à la mort de Ralph en 1960. Leur fils unique, Burgo, mourut peu de temps après. Frances vendit Ham Spray et alla s'installer à Londres. Ses écrits, sa participation au Bloomsbury Group, son charme personnel qui était grand, et l'énergie qu'elle conserva jusqu'à un âge très avancé lui assurèrent une certaine célébrité vers la fin de sa vie[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Mémoires et journaux
  • The Greville Memoirs (Macmillan & Co, 1938), en collaboration avec Ralph Partridge (travail commencé par Lytton Strachey).
  • A Pacifist’s War (Hogarth Press, 1978), un récit de la vie de Ralph et de la sienne en tant que pacifistes pendant la Seconde Guerre mondiale. (Ralph Partridge avait gagné une Military Cross avec barrette pendant la Première Guerre mondiale.)
  • Love in Bloomsbury: Memories (Victor Gollancz, 1981)
  • Julia (Gollancz, 1983), souvenirs sur son amie Julia Strachey.
  • Everything to lose (Gollancz, 1985), son journal entre 1945 et 1960.
  • Friends in focus (Chatto & Windus, 1987), collection de photos.
  • Hanging On (Collins, 1990), son journal entre 1960 et 1963.
  • Other People (HarperCollins, 1993), son journal entre 1963 et 1966.
  • Good Company (HarperCollins, 1994), son journal entre 1967 et 1970.
  • Life Regained (Weidenfeld & Nicolson, 1998), son journal entre 1970 et 1972.
  • Ups and Downs (Weidenfeld & Nicolson, 2001), son journal entre 1972 et 1975.
Traductions
  • Traduction de Nothing is Impossible (Harvill Press, 1956) par Mercedes Ballesteros
  • Traduction de Something to Declare (The Harvill Press, 1957) par Lovleff Bornet
  • Traduction de Blood and Sand (Elek, 1958) par Vicente Blasco Ibáñez
  • Traduction de The Naked Lady (Elek, 1959) par Vicente Blasco Ibáñez
  • Traduction de The Enemy in the Mouth: an account of Alcoholics Anonymous (Rupert Hart-Davis, 1961) par Joseph Kessel
  • Traduction de A Gap in the Wall (Collins, 1963) par Gabrielle Estivals
  • Traduction de The President (Atheneum, 1964) par Miguel Ángel Asturias
  • Traduction de Human Communication (World University Library, 1967) par J. L. Aranguren
  • Traduction de Napoleon's Sainte-Hélène (John Murray, 1968) par Gilbert Martineau
  • Traduction de The War of Time (Gollancz, 1970) par Alejo Carpentier
  • Traduction de Napoleon Surrenders (John Murray, 1971) par Gilbert Martineau
  • Traduction de Reasons of State (Alfred A. Knopf, 1976) par Alejo Carpentier
  • Traduction de Napoleon's Last Journey (John Murray, 1976) par Gilbert Martineau
  • Traduction de Madame Mère: Napoleon’s Mother (John Murray, 1978) par Gilbert Martineau

Références[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Durrant, Sabine (11 janvier 1999). "Frances Partridge, Bloomsbury groupie". Guardian Unlimited. Consulté le 21 janvier 2008.