Françoise Seigner

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Françoise Seigner, née le à Paris (6e arrondissement), morte le (à 80 ans)[1] est une comédienne française, sociétaire honoraire de la Comédie-Française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille des comédiens Louis Seigner(1903) et Marie Cazeaux, tous deux décédés en 1991, Françoise Seigner appartient à une famille d'artistes, également sœur d'un photographe et tante d'Emmanuelle, Mathilde et Marie-Amélie Seigner.

À vingt ans, malgré les réticences de son père et avec le soutien de sa mère, elle embrasse une carrière de comédienne. Après avoir suivi le cours Denis d'Inès, elle est élève au Conservatoire national supérieur d'art dramatique, dans la classe de Yonnel. Au concours de 1953, elle obtient le 2e Prix de comédie classique dans le rôle de Camille (On ne badine pas avec l'amour, Musset) et le 1er accessit(distinction honorifique pour l élève dont les résultats avoisinent les lauréats d'un prix) de comédie moderne dans le rôle de Catharina (La Mégère apprivoisée, Shakespeare).

À sa sortie, le 1er septembre 1953, elle entre comme pensionnaire à la Comédie-Française, dont son père est un pilier, et où elle va faire l'essentiel de sa carrière. En février 1956, elle quitte cependant la « Maison Molière » pour jouer sous la direction de Jacques Fabbri, Roger Planchon et Georges Wilson, Jean-Laurent Cochet, et aux côtés de Michel Simon, dans Du vent dans les branches de sassafras de René de Obaldia.

Elle réintègre la Comédie-Française comme pensionnaire le 6 février 1967, pour créer sous la direction de Michel Duchaussoy La Commère de Marivaux. Comédienne classique, devenue la 446e sociétaire le 10 février 1968, elle joue tout le répertoire du Français, soubrette de Molière et Marivaux, l'Agrippine de Britannicus par Jean-Luc Boutté, Costanza dans La Trilogie de la villégiature de Goldoni, Madame Lidoine dans Dialogues des Carmélites de Georges Bernanos, Hécube dans La guerre de Troie n'aura pas lieu de Giraudoux mis en scène par Raymond Gérôme, Madame Gervaise dans Le Mystère de la charité de Jeanne d'Arc de Charles Péguy par Jean-Paul Lucet… Dirigée par Jacques Lassalle, elle interprète Le Silence de Nathalie Sarraute,Un mari d'Italo Svevo, et les Papiers d'Aspern d'après Henry James. Voix de stentor et caractère fort, elle est décrite comme une actrice énergique et généreuse, héritière de certitudes ancrées sur l’art dramatique qui la rendent parfois difficile à diriger.

Elle met en scène Nicomède de Corneille et Esther de Racine pour la Comédie-Française, ainsi que les Femmes savantes, puis, au Théâtre des Célestins de Lyon, le Menteur et la Suite du Menteur de Corneille (1986), les Filles de la voix de J. J. Varoujean (1990) et Le Mystère de la charité de Jeanne d'Arc de Charles Péguy (1997).

Rare à l'écran, elle apparaît dans L’Enfant sauvage de François Truffaut et Le Jeune Marié de Bernard Stora, ainsi que dans la saga télévisée Les Maîtres du pain d'Hervé Baslé.

Elle prend sa retraite le 5 février 1998, et devient le lendemain sociétaire honoraire du Français. Continuant à apparaître quelques fois sur la scène du Théâtre du Vieux-Colombier, où elle bénéficie d'un hommage organisé par Muriel Mayette lors de la saison 2007-2008. Atteinte d'un cancer du pancréas, elle meurt à l'âge de 80 ans. Elle est inhumée à Arcisse (hameau de la commune de Saint-Chef, Isère)[réf. souhaitée].

Comédie-Française[modifier | modifier le code]

Rôles
Mises en scène

Hors Comédie-Française[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Metteur en scène[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Auteur[modifier | modifier le code]

  • Louis Seigner, une biographie affective, éditions du Rocher, 2007

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Luc Antonin, Généalogie Magazine no 300, février 2010, p. 42

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]