Françoise Duparc

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Duparc.

Françoise Duparc née à Murcie le 15 octobre 1726 et décédée à Marseille le 2 octobre 1778 est un artiste peintre qui s'installe à Marseille après avoir parcouru l'Europe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Françoise Duparc est née le 15 octobre 1726 à Murcie où son père Antoine Duparc, sculpteur marseillais réputé, s'était établi et marié avec une espagnole. Elle a pour parrain le gouverneur de cette cité. La famille étant rentrée à Marseille en 1730, Françoise est initiée à la peinture par son père et fait son apprentissage dans l'atelier de Jean-Baptiste van Loo à Aix-en-Provence de 1742 à 1745.

Il est assez difficile de suivre son parcours car elle travaille dans différentes villes d'Europe : Paris, Londres où elle participe à deux salons en 1763 et 1766 et Breslau où elle retrouve une de ses sœurs Claire.

Elle rentre à Marseille vers 1771 où elle est reçue à l'Académie de peinture et de sculpture en 1776. Elle décède peu après le 2 octobre 1778. Son inventaire après décès fait état de quarante et un tableaux qui n'ont pas été retrouvés à l'exception des quatre toiles léguées par l'artiste à la ville de Marseille et qui se trouvent actuellement au musée des Beaux-Arts. Ces tableaux dont le style reprend aimablement le réalisme humble des frères Le Nain sont : Femme à l'ouvrage, Marchande de tisane, Vieille femme et Homme à la besace.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Les quatre tableaux du musée des Beaux-Arts de Marseille sont les suivants :

  • Femme à l'ouvrage : cette femme cousant est absorbée par son travail comme la dentelière de Vermeer ; même concentration dans son travail et même naturel avec seulement pour décor une commode.
  • La marchande de tisane représente une jeune femme vêtue d'une robe grise et d'un tablier blanc ; elle porte la coiffe blanche des femmes du peuple. Une fontaine est suspendue à ses épaules et elle tient un gobelet à la main. Cette toile s'est longtemps intitulée La laitière[1]. Cette appellation surprend car les gravures de l'époque représentent les laitières portant le lait dans des pots en fer blanc placés sur leur tête ou tenus à bout de bras. C'est en 1938 que Joseph Billioud, archiviste, retrouve le testament de Françoise Duparc où il est précisé que dans les quatre tableaux légués à la ville figure la marchande de tisane.
  • La vieille femme assise avec les bras croisés pourrait représenter une blanchisseuse comme le laissent supposer son visage coloré et ses bras rougis par l'eau chaude des lessives.
  • L'homme à la besace porte un costume militaire élimé et tient sur sa poitrine une besace probablemant remplie d'« estrasses », terme marseillais pour désigner de vieux chiffons. Il s'agit donc d'un « estrassaïre » ou chiffonnier.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Académie de Marseille, Dictionnaire des marseillais, Edisud, Marseille, 2001, (ISBN 2-7449-0254-3), p.126.
  • Paul Masson sous la direction de, Encyclopédie des Bouches-du-Rhône, Archives départementales, Marseille, 17 volumes, 1913 à 1937.
  • Renée Dray-Bensousan, Hélène Échinard, Régine Goutalier, Catherine Marand-Fouquet, Éliane Richard et Huguette Vidalou-Latreille, Marseillaises : Vingt-six siècles d'histoire, Aix-en-Provence, Édisud, coll. « Association les femmes et la ville »,‎ 1999, 240 p. (ISBN 2-74490-079-6), p. 96-97
  • André Alauzen et Laurent Noet, Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Marseille, Jeanne Laffitte,‎ 2006 (1re éd. 1986), 473 p. (ISBN 9782862764412), p. 170

Distinctions[modifier | modifier le code]

Françoise Duparc est membre de L'Académie de peinture et de sculpture de Marseille ; la ville a donné son nom à une rue : la Rue Françoise-Duparc.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Masson (sous la direction de), Encyclopédie départementale des Bouches-du-Rhône, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille, 17 volumes parus de 1913 à 1937, tome III p. 803