François de Plantade

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François de Plantade

Alias
Naissance 6 novembre 1670
Montpellier
Décès 25 août 1741 (à 71 ans)
Pic du Midi de Bigorre
Nationalité Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Pays de résidence Drapeau du Royaume de France Royaume de France

François de Plantade est un astronome notamment à partir du Pic du Midi de Bigorre. François de Plantade[1] monte au pic à plusieurs reprises : il étudie pour la première fois de façon scientifique la couronne solaire lors de l'éclipse totale du 12 mai 1706. il remonte en 1741 pour y effectuer des mesures barométriques dans le but de dresser une carte des diocèses du Languedoc. Le 25 août, gravissant à nouveau la montagne, il meurt au col de Sencours, sextant au poing, en s'exclamant : « Ah! que tout ceci est beau ! »[2]

Biographie[modifier | modifier le code]

  • il est le fils d'Étienne de Plantade, Conseiller d'Honneur à la cour des comptes et de Françoise de Valette Desplan.
  • Études au collège des pères jésuites de Montpellier jusqu'en Humanité et toujours premier de Classe. Puis entre chez les pères de l'Oratoire à Pezenas. En 1688 il étudie le droit à Toulouse, utilise couramment le Latin, le Grec et l'hébreu.
  • En 1693 il monte à Paris où il rencontre Jean-Dominique Cassini qui en fait un mathématicien et un astronome.
  • En 1698 et 1699 il se rend en Angleterre et aux Pays-Bas où il en apprend les langues.
  • Conseiller à la cour des Aides de Montpellier.
  • 28 février 1711 Avocat-Général à la même cour jusqu'en 1731 où il s'en démit
  • Conseiller honoraire nommé par le chancelier d'Aguesseau
  • il épouse à l'âge de 54 ans Catherine Tessier.
  • En 1729 il dresse la carte du diocèse de Narbonne en compagnie de Mrs. Clapiés et Danisi
  • En 1730 il annonce en séance publique la localisation d'une ville romaine Forum Dominiti à un quart de lieue à l'ouest de Fabrègues. le 15 février il étudie l'aurore boréale qui eut lieu à Montpellier[3].
  • le 11 novembre 1736 il étudie la planète Mercure en conjonction avec le soleil.
  • En 1741, il avait déjà levé les cartes de seize diocèses. Par intention du Roi il reçoit ordre de M. de Crillon archevêque de Narbonne et du comte de Maurepas en vue d'une description générale de la France d'aller sur les plus hauts sommets en fin d'en relever les objets visibles. A 71 ans sur les flancs du Pic du Midi de Bigorre il décède.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sous le nom d'emprunt de Dalempatius il signe[4] des articles d'humour scientifique notamment dans une dissertation envoyé à Bayle où il voyait au microscope dans les semences de l'Homme de petites anguilles[5] - A lire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François-Alexandre Aubert de La Chesnaye des Bois, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire et la chronologie des familles nobles de France, vol. 11, éditeur Vve Duchenne, 1776, Archive de Bibliotheque cant. et univ. Lausanne, lire en ligne
  2. François Boissier de Sauvages, « Éloge de M. de Plantade », Assemblée publique de la société royale des sciences, tenue dans la grande salle de l'Hôtel de ville de Montpellier, le 21 novembre 1743, éditeur Jean Martel, 1743, lire en ligne
  3. Jean Pierre Thomas - Mémoires historiques sur Montpellier et sur le département de l'Hérault -1827 - A lire
  4. « [[Denis Diderot]], [[Jean Le Rond d'Alembert]] - Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, Volume 15 - édité chez:Sociétés Typographiques, 1782 . »
  5. Jean Sales - De la philosophie de la nature, ou, Traité de morale pour le genre humain: tiré de la philosophie et fondé sur la nature, Volume 5 - édité chez:Chez Gide libraire, 1804 - A lire