François de Chevert

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François Chevert (né le 2 février 1695 à Verdun - mort le 24 janvier 1769 à Paris) fut un général de Louis XV.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dans l'église Saint-Eustache
Photographie montrant la statue du général Chevert à Verdun
Statue du général Chevert à Verdun

François de Chevert naît le 2 février 1695, à Verdun en Lorraine. Engagé comme simple soldat en 1706, il est promu commandant dans le Régiment de Beauce à Toul en 1728, puis lieutenant-colonel en 1739. Il se distingue lors des campagnes en Flandres, dans le Piémont et en Allemagne. À la tête de ses grenadiers, Chevert prend une part décisive lors du siège de Prague par le comte de Saxe, en 1741. L'année suivante, il défend cette même citadelle pendant 18 jours, avec 1800 hommes, contre toute l'armée autrichienne, et ne capitule qu'aux conditions les plus honorables.

Promu brigadier-général, il participe à la campagne du Dauphiné et remporte la bataille de Châteaudauphin, ce qui lui vaut d'être promu maréchal de camp, général de brigade, en 1744. Au cours de la campagne de Provence, il s'empare de l'Île Sainte-Marguerite, gagnant les galons de lieutenant-général, général de division, en 1748. Il commande l'aile française lors de la victoire d'Hastenbeck, puis lors de la victoire de Lutterburg l'année suivante.

Au cours de sa longue carrière, Chevert ne connut qu'un seul revers, à la bataille de Meer (ou Mehr) en août 1758.

Il fut fait Chevalier de Saint-Louis en 1742, alors qu'il n'était que simple commandant d'un régiment. Il fut reçu commandeur de cet ordre en 1754, Grand Croix en 1758, puis chevalier de l'Aigle Blanc de Pologne la même année. Il était gouverneur militaire de Givet et Charlemont lorsqu'il mourut.

Un monument à sa mémoire a été élevé en 1771 en l'église Saint-Eustache (Paris) et une rue lui est dédiée dans le 7e arrondissement de Paris : Rue Chevert.


Anecdote[modifier | modifier le code]

25 novembre 1741 : l'armée française assiégeait Prague. De deux côtés, des armées ennemies, supérieures en nombre, s'avançaient contre elle et n'étaient plus qu'à cinq lieues. Elle était perdue si elle ne s'emparait promptement de Prague. Point de retraite à travers des montagnes couvertes de neige, point de vivres, pas une seule forteresse de refuge. Le maréchal de Saxe résolut de donner immédiatement l'assaut pendant la nuit. Chevert, alors colonel, fut chargé de diriger la véritable attaque, tandis que deux fausses attaques appelaient sur d'autres points les forces des assiégés. C'est alors qu'eut lieu, entre Chevert et un grenadier intrépide le sergent Pascal ce dialogue d'une simplicité héroïque : - Vois-tu cette sentinelle là devant ? - Oui, mon colonel. - Elle va te dire : qui va là ? ne réponds rien, mais avance. - Oui, mon colonel. - Elle tirera sur toi et te manquera. - Oui, mon colonel. - Tue-la, et je suis là pour te défendre.

Le grenadier s'avance, est manqué par la sentinelle, la tue; Chevert le suit; on est sur le rempart; une porte est enfoncée. Le maréchal entre dans la ville. La garnison met bas les armes. Et cette conquête, qui sauva l'armée française, n'a pas coûté cinquante hommes. ("Livre de morale pratique", Th. H. Barrau, Hachette et Cie - 1852)

Source[modifier | modifier le code]

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