François d'Espinay de Saint-Luc
| François d'Espinay de Saint-Luc | |
| Naissance | 1554 |
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| Décès | 8 septembre 1597 (à 43 ans) siège d'Amiens Mort au combat |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Grade | Grand maître de l'artillerie de France |
| Distinctions | Ordre du Saint-Esprit |
| Famille | Maison d'Espinay Saint-Luc |
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François d'Espinay de Saint-Luc (1554 - Amiens 1597), baron de Crève-cœur, d'Arvert et de Gaillefontaine, et seigneur de Saint-Luc et des Hayes, est un homme de guerre français.
Sommaire |
Famille[modifier]
Il est le fils de Valéran des Hayes dit d'Espinay, seigneur de Saint-Luc et de Busancourt et de Marguerite de Grouches.
Il épouse en février 1578 Jeanne de Cossé (1560-1602) avec qu'il aura deux enfant: Artus (qui meurt 1621) et Timoléon en 1580 (et qui meurt en 1644).
Biographie[modifier]
Issu de la maison d'Espinay Saint-Luc, ancienne famille normande, il est élevé à la cour des Valois et devient un des favoris d'Henri III. Ancien mignon, il devient gouverneur de Saintonge et Brouage, où il est relégué en disgrâce en 1579.
Il repousse Henri Ier de Bourbon-Condé lorsque ce dernier assiège Brouage en 1585, reprend l'île d'Oléron en 1586 à Agrippa d'Aubigné, qu'il fait prisonnier. Il prend part à la bataille de Coutras, et ne sauve sa vie qu'en se rendant à Condé (1587).
Lieutenant général de Bretagne sous Henri IV (1592 - 1596), il pacifie le pays, négocie la reddition de Paris avec Brissac (1594), est fait grand maître de l'artillerie en 1596. Il est tué le 8 septembre 1597, d'une arquebusade à la tête, au siège d'Amiens[1].
Il est fait Chevalier des Ordres du Roi.
Il épouse en secondes noces Marguerite de Grouchy.[réf. nécessaire]
Il aurait refusé la dignité de maréchal de France offerte par Henri IV[réf. nécessaire].
Armoiries[modifier]
| Figure | Nom et blasonnement |
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Écartelé : au I et IV, d'argent, au chevron d'azur, semé de besants d'or (des Hayes-Espinay) ; au II, contr'écartelé, au 1, de gueules à la fasce d'or, au chef échiqueté d'argent et d'azur (Ailly de Sains), au 2, d'hermine à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'or (Flavy), au 3, de gueules à "deux bars crusillés d'or" (alias "De gueules semés de trèfles d'or, deux bars adossés de même" : Clermont-Nesle), au 4, d'argent à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'or (Hangest) ; au III, parti d'or à trois fasces de gueules (Grouches-Gribeauval) et de sable à trois feuilles de scies d'or (Cossé-Brissac).[2]
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On trouve aussi : D'argent, au chevron d'azur, chargé de onze besants d'or, posés 1 sur le sommet du chevron, ensuite 2 et 2, puis sur chaque branche deux besants l'un sur l'autre, et enfin un besant sur chaque branche en bas. (voir son portrait) |
Fiction[modifier]
En 1846 Alexandre Dumas en fait un des protagonistes de son roman La Dame de Monsoreau. L'intrigue commence par son mariage avec Jeanne de Cossé en février 1578 et le premier chapitre est intitulé Les noces de Saint-Luc. A la sortie du roman des descendants de Saint-Luc poursuivront en justice Alexandre Dumas, pour l'avoir montré sous un jour trop soumis au roi de France. Pourtant contrairement à l'Histoire, ce mignon d'Henri III est également montré comme un chevaleresque ami du héros, Bussy d'Amboise, au service du duc d'Anjou, le frère du roi qui complotait contre le souverain, au côté des Guise.
A la télévision en 1971, dans l'adaptation du roman, par Yannick Andréi, Jean-Louis Broust interprète ce personnage ; dans la version de 2008, le personnage est absent.
Notes et références[modifier]
- Encyclopédie Larousse du XXe siècle, Paris, 1932
- Michel Popoff et préface d'Hervé Pinoteau, Armorial de l'Ordre du Saint-Esprit : d'après l'œuvre du père Anselme et ses continuateurs, Paris, Le Léopard d'or, 1996, 204 p. (ISBN 2-86377-140-X)