François Verdier (peintre)

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François-Alexandre Verdier

Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait de François Verdier par Jean Ranc
Versailles, musée national du château.

Nom de naissance Verdier
Naissance circa 1651
Paris
Décès 20 juin 1730
Paris
Nationalité française Drapeau de la France
Activités peintre
Maîtres Charles Le Brun
Récompenses Prix de Rome

François-Alexandre Verdier (Paris, v. 1651 - Paris, 1730) est un peintre, un dessinateur et un graveur français qui fut élève et assistant de Charles Le Brun.

Biographie[modifier | modifier le code]

Daniel dans la fosse aux lions visité par les anges - musée des beaux-arts de Caen.
Bacchanales (dessin, avant 1739) - collection particulière.

Parmi les trois principaux élèves de Le Brun, François-Alexandre Verdier est considéré par les critiques de son temps comme le meilleur.

Verdier séjourne à Rome à la villa Médicis de 1668 à 1671[1]. Par deux fois, en 1668 et en 1671, il est lauréat d'un premier prix de Rome (dessin) pour deux œuvres intitulées Première conquête de la Franche-Comté en 1668 et pour Le Roi donnant la paix à l'Europe en 1671[2].

On le retrouve auprès de Claude II Audran, François Bonnemer et Gabriel Revel avec lesquels il participe aux décors du navire de Louis XIV, le Soleil-Royal.

Grâce à Le Brun, il est reçu à l'Académie royale de peinture et de sculpture en 1678. Nommé professeur en 1684, il expose au Salon à partir de 1704.

En février 1685, il épouse la nièce de Le Brun, Antoinette Butay et reçoit en dot une maison rue du Bac[3].

À partir de 1688, le roi lui passe commande de peintures de chevalet pour décorer le Grand Trianon.

Le graveur Nicolas-Henri Tardieu reproduisit quelques-uns de ses dessins[4].

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Prix de Rome : 1er prix de dessin en 1668
  • Prix de Rome : 1er prix de dessin en 1671

Œuvres[modifier | modifier le code]

Nombre de ses dessins et peintures sont au musée du Louvre. Son trait est celui d'un dessinateur graveur qui remplit les ombres et laisse les blancs propres : une puissance en émane venue de Le Brun mais dans l'esprit d'un graveur que n'était pas son maitre. Ses peintures, encore mal connues, sont souvent étonnante par leurs couleurs. Verdier est sans doute un grand artiste à la recherche de la perfection dans le trait, tant dans ses dessins que dans ses gravures et ses peintures.

  • Saint Paulin de Nole, dessin à la sanguine et rehauts de craie blanche 36,5 cm × 28,5 cm
  • Le triomphe de la religion, huile sur toile,53x43cm, Paris, Musée du Louvre.
  • La Chute des anges rebelles, huile sur toile, 163x134cm, Paris, Musée du Louvre.
  • [suite de gravures] Histoire des actions extraord[inai]res de Samson en quarante feuilles tirées de l’Écriture Sainte au chapitre treizième des Juges. Inventé par François Verdier peintre ordinaire du Roy, à Paris chez Benoist Audran... et chez Charles Simonneau... [1698]
  • dessins au Musée des beaux-arts de Quimper.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Pensionnaires à la villa Médicis », sur www.villamedici.it
  2. (fr) « Archives de l'art français (1851) », sur gallica.bnf.fr
  3. « La fortune de Charles Le Brun » par Antoine Schnapper, in Revue de l'Art, 1996, Volume 114, p. 17-22.
  4. Base Joconde, en ligne.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Marie Gault de Saint Germain, Les trois siècles de la peinture en France..., Paris, Belin, 1808, p. 112 qui se trompe de date de naissance.
  • Catalogue sommaire des gravures et lithographies composant la Réserve, Bibliothèque nationale. Département des Estampes, rédigé par François Courboin, 1900-1901.

Liens externes[modifier | modifier le code]