François Thureau-Dangin

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François Thureau-Dangin en habit vert

François Thureau-Dangin (Jean Geneviève François Thureau-Dangin pour l'état civil, né le 3 janvier 1872 à Paris[1] où il est mort le 24 février 1944), est un assyriologue, archéologue et épigraphiste français qui joua un rôle majeur dans l’étude du sumérien et de l’akkadien et fut l'un des fondateurs de l'assyriologie en Europe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Paul Thureau-Dangin (1837-1913), secrétaire perpétuel de l'Académie française, et le frère de l'agronome et homme politique Jean Thureau-Dangin (1876-1942). Après avoir suivi des cours d’assyriologie, il devient en 1895 attaché au musée du Louvre, d’abord à titre bénévole, puis rémunéré à partir de 1902. Il travaille sur les inscriptions sumériennes (première forme connue d'écriture cunéiforme) découvertes par Ernest de Sarzec à Tello (ancienne Girsu) à la fin du XIXe siècle. En 1905, il fait paraître Inscriptions de Sumer et d'Akkad : l'ouvrage, contenant une transcription et une traduction des inscriptions royales mésopotamiennes, de l’époque archaïque de Sumer jusqu'au IIe millénaire av. J.-C., met fin aux polémiques sur l’origine du cunéiforme. Il sera suivi en 1926 d’un Syllabaire accadien (sic) et, en 1929, des Homomorphes sumériens.

En 1908, il devient conservateur adjoint du département des Antiquités orientales. En 1910, il crée la série des Textes cunéiformes du Louvre et devient le codirecteur de la Revue d'assyriologie et d'archéologie orientales. C'est à cette époque qu'il correspond avec le jeune assyriologue Vladimir Chileïko. En 1917, il est élu membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres. En 1925, il prend la direction du département des Antiquités orientales, mais doit démissionner trois ans plus tard devant le progrès d’une surdité qui l’a frappé pendant la Première Guerre mondiale. Il se tourne alors vers le terrain et après un voyage en Syrie, prend la direction des fouilles d’Arslan Tash et Tell Ahmar (ancienne Til Barsip).

Il est membre de la Société asiatique.

En 1944, il est incarcéré pendant quelques jours à Fresnes, avec d’autres membres de l’Institut. Relâché, il poursuit la préparation d'une nouvelle édition de son Syllabaire assyrien. Il trouve la mort brusquement le 24 février.

Le groupe François Thureau-Dangin[modifier | modifier le code]

En 1950, au cours de la première « Journée assyriologique » au Collège de France, les participants décident, à l'initiative de René Labat, de prendre le nom de « groupe François Thureau-Dangin ». Ce groupe international rassemblera des orientalistes tels que Paul Garelli et publiera les actes de ses colloques.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • François Thureau-Dangin, Textes mathématiques babyloniens, Leyde, Société Orientale,‎ 1938, 320 p. (ISBN 2-0200-9138-0)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 6/3637/1872 (consulté le 13 décembre 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Maspéro, « Éloge funèbre de M. François Thureau-Dangin, membre de l'Académie » dans Comptes-rendus des séances de l'année. Académie des inscriptions et belles-lettres, 88e année, no 1, 1944, p. 55-63 [lire en ligne]
  • René Dussaud, «  Notice sur la vie et les travaux de M. François Thureau-Dangin, membre de l'Académie » dans Comptes-rendus des séances de l'année. Académie des inscriptions et belles-lettres, 88e année, no 4, 1944, p. 472-489 [lire en ligne]
  • « Le déchiffrement du sumérien », présentation effectuée du mercredi 5 octobre 2005 au lundi 30 janvier 2006 au département des Antiquités orientales du musée du Louvre.