François Tallemant l'Aîné

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François Tallement dit l'Aîné, né à La Rochelle en 1620 et mort à Paris le 6 mai 1693, est un homme d'Église et traducteur français.

Frère de Gédéon Tallemant des Réaux et cousin de Paul Tallement dit le Jeune, il est aumônier de Louis XIV pendant 24 ans, puis premier aumônier de Madame. Il est élu membre de l'Académie française en 1651. On lui doit deux traductions, jugées médiocres par ses contemporains, celle des Vies des hommes illustres de Plutarque, parue en six volumes en 1663-65, et celle de l'Histoire de Venise de Giovan Battista Nani, parue en quatre volumes en 1689.

Outre ses traductions, il reste de lui six discours qu'il fit dans l'Académie. Dans l'un d'eux, il déclare : « Quelle douceur d’être mêlé parmi l’élite des plus beaux esprits du monde ! Quelle utilité de profiter de l’étude et de l’application des plus habiles en toute sorte de littérature ! Car enfin, Messieurs, on ne peut exceller qu’en une chose. La Poésie seule, vous le savez, se partage entre plusieurs personnes différentes, mais la société d’une académie rend utiles à chacun tous les divers talents de ceux qui la composent, par ces conversations savantes et ingénieuses où chacun apporte de son fonds et parle selon le génie que la nature lui a donné et qu’il a cultivé par l’étude[1]. »

Paul Pellisson a dit de lui : « Il avoit de l'esprit, il ne manquoit pas même de savoir[2]. » Un historien de l'Académie française ajoute : « Il connaissait parfaitement le grec, le latin, l'italien, l'anglais, l'espagnol. C'était un excellent homme, mais inquiet par caractère. Ce défaut lui avait fait appliquer spirituellement un plaisant sobriquet : tandis que quelques-uns de ses confrères de l'Académie, cardinaux, ministres, évêques, étaient appelés Son Éminence, Son Excellence, Sa Grandeur, lui on le nommait Son Inquiétude[3]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Panégyriques et harangues à la louange du Roy prononcez dans l’Académie françoise dans diverses occasions (1680). Cité par l'Institut de France : [1]
  2. Paul Pellisson, Histoire de l'Académie françoise, volume I, p. 366 (1653)
  3. Tyrtée Tastet, Histoire des quarante fauteuils de l'Académie française depuis la fondation jusqu'à nos jours, 1635-1855, volume II, p. 494 (1855)

Lien externe[modifier | modifier le code]