François Spirito

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François Spirito, né à Itri (Italie) en 1900, mort à Toulon le , est un mafieux français.

Biographie[modifier | modifier le code]

François Spirito est né à Itri, Latium, Italie[1]. Dans les années 1920, il va devenir l'ami et l'associé de Paul Carbone. Tous deux se seraient liés d'amitié en Égypte, puis Spirito serait devenu et resté le plus fidèle allié de Carbone. Ils vont devenir des figures centrales du milieu marseillais des années 1930, 1940 ayant la main sur la prostitution, le racket et différents trafics. Ils contrôlent alors également la mairie de la ville via Simon Sabiani, le 1er adjoint, et sont en relation avec les milieux politiques et patronaux (pour lesquels ils font la chasse aux communistes sur le port de Marseille). Spirito est alors surnommé Lydro (à cause des traces de petite vérole) ou Beau Ficelle (pour sa grandeur et son élégance).

Dans les années 1930, lui et Carbone sont acquittés du meurtre d'Albert Prince, conseiller à la Cour et qui enquêtait sur le scandale de Stavisky. Leur retour à Marseille sera triomphal.

Pendant la guerre, les deux collaborent avec les occupants allemands, par intérêt. Alors que Carbone meurt dans le déraillement d'un train opéré par la Résistance en décembre 1943, Spirito, peu avant la Libération, s'enfuit en Espagne puis en Amérique latine et enfin aux États-Unis, où il trafique de l'héroïne, créant ainsi la fameuse French Connection. Il est arrêté à New York pour trafic de stupéfiants et va purger deux ans à la prison d'Atlanta[2]. Il est ensuite expulsé des États-Unis et extradé vers la France où il aurait dû être jugé pour sa collaboration dans les années de guerre mais le procès ne se tiendra pas[3].

Spirito est mort à Toulon dans le quartier de la Loubière, rangé des affaires et où il était président de l'amicale bouliste[réf. nécessaire][4].

Les personnages du film Borsalino avec Alain Delon et Jean-Paul Belmondo dans les rôles titres et tiré du livre Bandits à Marseille d'Eugène Saccomano, sont inspirés de l'histoire de Carbone et Spirito.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les parrains corses, chapitre 1, de Jacques Follorou et Vincent Nouzille, 2004.
  2. Mafia S.A.: les secrets du crime organisé, page 1606 de William Reymond, 2001.
  3. The strength of the wolf: the secret history of America's war on drugs, p. 111, de Douglas Valentine 2004.
  4. "Les Parrains de la côte", de Bruno Aubry,

Bibliographie[modifier | modifier le code]