François Santoni

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
François Santoni
Fonctions
ex-chef du Front de Libération nationale Corse
Biographie
Date de naissance 6 juin 1960
Lieu de naissance Ajaccio, (Corse-du-Sud)
Date de décès 17 août 2001 (à 41 ans)
Lieu de décès Monacia-d'Aullène, (Corse-du-Sud)
Nature du décès Assassinat
Résidence Corse

François Santoni, est un homme politique corse, né le 6 juin 1960 à Ajaccio et assassiné le 17 août 2001 à Monacia-d'Aullène (village de Corse-du-Sud). Il a été l'un des chefs du Front de Libération nationale Corse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il rejoint en 1978 les rangs du Front de Libération nationale Corse, dont il devient en 1982 le responsable militaire du secteur Gravone, une vallée proche d'Ajaccio. Instituteur le jour, il est militant la nuit, où il dirigeait une équipe de trente hommes.

Il est arrêté en 1985 et est condamné 8 ans de prison pour des attaques contre l'État-Major de l'Armée et un village de vacances du Commissariat à l'Energie Atomique. C'est à Fleury-Mérogis qu'il rencontre pour la première fois Jean-Michel Rossi, avec qui va se lier une très profonde amitié.

Après plusieurs transferts dans différentes prisons, François Santoni est libéré à Nimes en mai 1989 et amnistié en août de la même année. Il devient alors assistant parlementaire de Max Simeoni, député européen élu sur la liste des Verts. À l'issue du mandat de Max Simeoni, Santoni devient le gérant officiel du Centre de Gestion et de Formation aux Affaires et devient responsable de l'entreprise de transports de fonds Bastia Securita.

En 1992, il est mandaté par le Front de Libération de la Corse Canal Historique pour entreprendre des négociations avec l'État français. Il devient la même année le compagnon de Marie-Hélène Mattei, avocate bastiaise assurant depuis des années la défense des militants nationalistes. En 1996 a lieu la rupture avec Marcel Lorenzoni, autre militant historique, qui lui reproche ses discussions avec le pouvoir. Il est élu en janvier 1996 secrétaire national de la Cuncolta, et est mis en cause fin de la même année dans une affaire de racket contre le propriétaire du Golf de Sperone. Il se constitue prisonnier après l'arrestation de sa compagne dans cette même affaire. Il est libéré en novembre 1998.

Il rompt avec le FLNC après l'assassinat du préfet Erignac. Il fonde alors Armata Corsa.

François Santoni est aussi l'auteur de deux livres, l'un coécrit avec Jean-Michel Rossi, "Pour solde de tout compte" dénonçant notamment les dérives mafieuses, et l'autre écrit après la mort de Jean-Michel Rossi , "Contre-enquête sur trois assassinats". François Santoni accusait la mouvance autour de Charles Pieri et le milieu mafieux d'avoir fait assassiner Jean-Michel Rossi.

Il est assassiné le 17 août 2001 à un mariage à Monacia-d'Aullène (Corse-du-Sud) de treize balles.

Dans son album Boucan d'enfer, Renaud lui a dédié une chanson : Corsic'armes en hommage à son engagement pour sa terre et son peuple.

Voir aussi[modifier | modifier le code]