François Rousseau (ingénieur)

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François Rousseau (1904 - 1975[1]) est un ingénieur civil québécois diplômé du Massachussetts Institute of Technology en 1927. Spécialisé en hydroélectricité, Rousseau a participé aux grands travaux de construction d'Hydro-Québec pendant les 20 années de service au sein de la société d'État québécoise. Passé au secteur privé en 1967, il est impliqué dans la conception des projets de Churchill Falls et de la Baie James. Décrit comme un homme doté « d'une rare énergie et d'une imagination féconde », Rousseau ouvre la voie à de nombreux ingénieurs québécois[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Engagé par Hydro-Québec en 1948, Rousseau a connu une carrière fructueuse, devenant ingénieur-chef au cours des flamboyantes années 1960. Il a été « l'âme dirigeante »[2] des grands projets de construction des années 1950 et 1960, dont les projets descentrales Bersimis-1 et Bersimis-2, Carillon et le projet Manic-Outardes[3].

Âgé de 63 ans, il prend sa retraite de la société d'État en 1968, pour s'associer à l'étude d'ingénieurs-conseil Acres (Québec) Limited, qui lui offre un poste de vice-président. Afin de profiter au maximum des politiques économiques nationalistes du gouvernement du Québec, les dirigeants québécois d'Acres fondent Rouseau, Sauvé, Warren en 1970[4].

Depuis quelques années, Rousseau est le principal promoteur d'un projet de production hydroélectrique sur La Grande Rivière. Déjà, le 30 juin 1960, il adresse une rare note manuscrite sur le sujet — en anglais, comme c'était d'usage à cette époque au sein de la société d'État québécoise — au commissaire Joseph Bourbeau d'Hydro-Québec[5].

Rousseau défend âprement le développement du potentiel hydroélectrique de la Grande Rivière et prépare les études qui inciteront le gouvernement de Robert Bourassa à développer le potentiel de cette rivière dans le cadre du projet de la Baie-James.

Honneurs[modifier | modifier le code]

  • 1970 - Médaille Julian C. Smith de l'Association canadienne des ingénieurs
  • La médaille de l'Ordre du Canada lui a été décerné dans les années 1970.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lacasse 1983, p. 83, 235
  2. a et b Bolduc, Hogue et Larouche 1989, p. 147
  3. Lacasse 1983, p. 83
  4. Lacasse 1983, p. 93
  5. Michel Corbeil, « L'homme qui a rêvé la baie James », Le Soleil, Québec,‎ 5 juin 2010 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]