François Perrier (général)

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Le général François Perrier

Francois Perrier (18 avril 183520 février 1888) était un militaire et géographe français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Perrier est né à Valleraugue (Gard), descendant d'une famille de protestants des Cévennes. Après avoir fini ses études au lycée de Nîmes et au collège Sainte-Barbe, il fut reçu à l'École polytechnique en 1853, et la quitta en 1857 comme officier.

Il fut promu lieutenant en 1857, capitaine en 1860, major de cavalerie en 1874, lieutenant-colonel en 1879, et il reçut un an avant sa mort les étoiles de brigadier-général. Il fut commandeur de la Légion d'honneur et président du conseil général de son département.

Géographe[modifier | modifier le code]

Le général Perrier s'est fait un nom dans la science. Après des publications remarquables sur la jonction trigonométrique de la France et de l'Angleterre (1861) et sur le niveau de triangulation de la Corse (1865), il devint membre du Bureau des Longitudes en 1875 et fut mis à la tête du service de géodésie de l'armée française en 1879. En 1880, le géodésiste fut envoyé comme délégué à la conférence de Berlin pour établir la frontière gréco-turque. En janvier de la même année, il fut élu membre de l'Académie des sciences, en succession de M. De Tessan, malgré la candidature du colonel Aimé Laussedat, son aîné d'une quinzaine d'années: X 1838, ancien officier du Génie, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, ancien professeur à l'École polytechnique de Géodésie et d'Astronomie, ce rival s'était illustré dans l'application de la photographie à la topographie militaire, et avait présidé de 1872 à 1879 diverses commissions scientifiques militaires(télégraphie optique, éclairage électrique, aérostation, pigeons voyageurs, tous procédés utilisés lors du siège de Paris en 1870), mais surtout, au sein de l'Académie des Sciences, par la mise en cause de la nouveauté de travaux d'Urbain Le Verrier[1] en 1871, et de ceux de Perrier lui-même en 1872[2].

En 1882, Perrier fut envoyé en Floride pour observer le transit de Vénus, où ses observations furent considérées comme un succès complet. Sa célébrité augmenta jusqu'à ses dernières opérations de triangulation en Algérie[3].

Les mérites du général Perrier l'ont conduit à être employé par le Service géographique de l'armée, pour l'organisation de laquelle il employa toute son énergie.

Le général Perrier est mort à Montpellier le 20 février 1888. Dans la ville de Nîmes, la rue qui passe devant le célèbre temple romain de la Maison carrée porte son nom : rue du Général-Perrier.

Décédé d'une rupture d'anévrisme, il est inhumé au cimetière protestant de Montpellier. En 1892, une statue le représentant fut érigée sur la place principale de Valleraugue, due à une large souscription et au ciseau du sculpteur Morice. Elle fut détruite en 1943, remplacée depuis par une copie en pierre.

Son fils, Georges Perrier (1872-1946), suivi la même carrière que celle de son père jusqu'au même grade, aux mêmes fonctions et aux mêmes honneurs [4].

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Gaston Tissandier, « Le Général F. Perrier », La Nature, no 770,‎ 3 mars 1888, p. 329-330 (lire en ligne)
  • (en) Anonyme (trad. du texte de G. Tissandier), « General F. Perrier », Scientific American, no 643,‎ 29 avril 1888 (lire en ligne)
  1. [1] "Établissement de signaux pour le service des places fortes et des armées en campagne". Comptes-rendus des séances de l'Académie des Sciences, Séance du 13 mars 1871, t. 71, 1871, p. 269-270. [2] Lettre d'Aimé Laussedat, Comptes-rendus des séances de l'Académie des Sciences, Séance du 20 mars 1871, t. 71, 1871, p. 329-330.
  2. [3] A. Laussedat, "Note relative au prolongement de la méridienne de France et d'Espagne en Algérie", Comptes-rendus des séances de l'Académie des Sciences, Séance du 2 décembre 1872, t. 75, 1872, p. 1492-1495". [4] F. Perrier. "Nouvelle détermination de la méridienne de France". Comptes-rendus..., Séance du 16 décembre 1872, t. 75, 1872, p. 1682-1686. [5] F. Perrier, "Géodésie. Réponse à la note de M. A. Laussedat". Comptes-rendus..., p. 1696-1697. A. Laussedat, "Dernières observations au sujet de la méridienne de France et d'Espagne en Algérie", Comptes-rendus..., p. 1746-1747. [6] Colonel H. Levret, "Observations relatives à une communication précédente de M. Laussedat, sur le prolongement de la méridienne de France et d'Espagne en Algérie.", Comptes-rendus...., p. 1747-1749. [7] Général Blondel, "Géodésie. Lettre adressée à M. le colonel H. Levret sur le même sujet", in Comptes-rendus...., p. 1749-1750
  3. [8] Commandant Perrier, "Jonction géodésique et astronomique de l'Algérie avec l'Espagne", La Nature, no 346, 17 janvier 1880
  4. de Martonne Emmanuel. Le général Georges Perrier (1872-1946). In: Annales de Géographie. 1946, t. 55, n°299. pp. 161-163.