François Lamoureux

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François Lamoureux (17 décembre 1946 à Roumazières-Loubert, Charente - 26 août 2006 à Andernos-les-Bains, Gironde) était un haut fonctionnaire communautaire, de nationalité française.

Biographie[modifier | modifier le code]

À la fin de l'année 1984, il entre au cabinet de Jacques Delors, qui vient d'être nommé président de la Commission européenne. Il participe à ce titre à la rédaction de l'Acte unique européen.

En 1991, il est nommé directeur adjoint d'Édith Cresson, alors Premier ministre française. Il devient son chef de cabinet en janvier 1995, lorsqu'elle est nommée Commissaire à la Recherche et à l'Éducation. Il s'oppose alors au recrutement comme collaborateur de René Berthelot, dont la nomination fera scandale et provoquera la chute de la Commission Santer en 1999. Edith Cresson sera condamnée par la Cour de justice des Communautés européennes le 11 juillet 2006 pour « violation des obligations découlant de la charge d’un membre de la Commission »[1].

Dès la fin de l'année 1995, François Lamoureux quitte le cabinet Cresson et rejoint les services administratifs de la Commission européenne comme Directeur général adjoint aux Relations extérieures. Il est ensuite promu Directeur général de la Direction générale Énergie et Transports en 1999.

Il devient membre du conseil d'administration du think tank Notre Europe fondé par Jacques Delors en 1996[2]. Il est un partisan d'une vision fédéraliste de l'Europe.

En 2000, il est à l'origine, avec Romano Prodi, Vladimir Poutine, le Vice-Premier ministre russe Viktor Khristenko et la Vice-Présidente de la Commission européenne, Loyola de Palacio, du lancement du Dialogue énergétique[3] entre l'Union européenne et la Fédération de Russie, dialogue qu'il mène en qualité d'interlocuteur avec Viktor Khristenko jusqu'en décembre 2005.

En 2002, il rédige avec un petit groupe de fonctionnaires le projet Pénélope[4] pour une Constitution européenne, à la demande du président de la Commission européenne Romano Prodi, qui servira à nourrir les travaux préparatoires à la Constitution européenne. En avril 2004, alors que les discussions relatives au projet de Constitution européenne s'enlisent, il propose d'organiser une "arrière-garde" pour les États qui ne peuvent ou ne veulent pas réaliser certaines politiques prévues par la Constitution, sur le modèle de la méthode qui a permis de créer l'espace Schengen.

Il quitte la Commission européenne en 2005, après avoir joué un rôle essentiel tant dans le domaine de la formulation de la politique énergétique que dans le lancement du projet de système de positionnement européen Galileo et œuvré pour un rééquilibrage des politiques de transport en faveur du rail.

Distinction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. CJCE, 11 juillet 2006, affaire C-432/04, Commission/Cresson
  2. Composition du Conseil d'administration de Notre Europe
  3. Site Europa.eu, http://ec.europa.eu/energy/russia/overview/index_en.htm lire
  4. Résumé de l'avant_projet de Constitution de l'Union européenne (Bruxelles, 4 décembre 2002)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]