François de La Bouillerie

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François de La Bouillerie
Fonctions
Intendant général de la maison du roi
Ministre d'État
Vice-président de la Chambre des députés
Pair de France
11 mai 1827juillet 1830
Sous-secrétaire d'État au Finances
9 mai 181629 décembre 1818
Député de la Sarthe
22 août 18155 novembre 1827
Biographie
Date de naissance 27 avril 1764
Lieu de naissance La Flèche
Date de décès 6 avril 1833
Lieu de décès Château de la Barbée
Parti politique Royaliste

François Marie Pierre Roullet, baron, puis comte de La Bouillerie (né à La Flèche, 27 avril 1764, décédé au château de la Barbée, Bazouges-sur-le-Loir, 6 avril 1833)[1],[2] est un haut fonctionnaire et homme politique français, Grand officier de la Légion d'honneur, pair de France sous Charles X.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il commença par être commis dans les bureaux de la marine, puis il passa chef de bureau. Il épousa alors Mlle de La Chapelle, fille de l'ancien commissaire général de la maison du roi, et obtint, à la faveur de ce mariage, la place de caissier particulier du premier consul. Il passa ensuite à l'armée des côtes d'Angleterre, dont Bonaparte le nomma trésorier général, et fut désigné, peu après, pour administrer les fonds extraordinaires de la caisse d'amortissement. Pendant la campagne de 1809, Roullet de la Bouillerie remplit à Vienne la place d'administrateur des fonds du pays conquis, fut nommé, après la paix, trésorier général du domaine extraordinaire dont Defermont était intendant, fonction qu’il cumula avec celle de trésorier général de la Couronne (décembre 1811), et élevé à la dignité de maître des requêtes au Conseil d'État, section des finances. Le 11 juillet 1810, il fut créé baron de l'Empire.

À la Restauration, maintenu comme trésorier général de la Couronne et nommé intendant de la liste civile du roi en 1814 et liquidateur des dettes contractées en émigration par Louis XVIII. Il devint, en outre, par la protection du duc de Blacas, secrétaire général du ministère de la maison du roi.

À son retour de l'île d'Elbe, Napoléon rendit momentanément à la vie privée le fonctionnaire qui avait abandonné sa cause; mais la seconde Restauration le rétablit dans toutes ses places et dignités, et y ajouta (octobre 1815) celle de président du comité des finances, en l'absence du ministre chargé de ce portefeuille, et de Sous-secrétaire d'État au département des Finances du 9 mai 1816 au 29 décembre 1818 dans le Gouvernement Armand du Plessis de Richelieu (1). À sa sorti du gouvernement, il conserva la charge de trésorier de la Liste civile, et fut nommé conseiller d’État en service extraordinaire

Il avait été, le 22 août 1815, pour la première fois, élu député de la Sarthe au collège de département. Il fut de la majorité de la « Chambre introuvable » et resta d'ailleurs dans les rangs de la majorité parlementaire au cours des diverses législatures dont il fit partie. Réélu le 4 octobre 1816, par 105 voix sur 111 votants, il fut vivement attaqué par Dupont de l'Eure et par plusieurs autres députés du côté gauche pour la translation, sans ordonnance préalable, d'une somme de 800 000 francs, des caisses du domaine extraordinaire dans celles du Trésor. Le 13 février 1817, il prononça un grand discours, qui fut très applaudi par la droite, et dans lequel il traça un tableau de la situation financière de la France.

Roullet de la Bouillerie ne fut pas candidat aux élections de 1818 et 1819 ; il ne redevint député que le 13 novembre 1820, la Sarthe lui ayant donné, au collège de département, 261 voix sur 294 votants et 367 inscrits; successivement, il obtint le renouvellement de son mandat: le 13 novembre 1822 et le 25 février 1824. Il ne cessa de voter avec les plus ardents royalistes et fut quelque temps vice-président de la Chambre des députés.

Charles X le nomma président de la section des finances au Conseil d’État en 1824, ministre d'État et membre du Conseil privé et intendant général de la Maison du roi le 23 mai 1827. Le 5 novembre 1827, il fut nommé pair de France avec le titre de comte.

La chute de Charles X mit fin à sa carrière politique : il fut exclu de la pairie en 1830 après avoir refusé de prêter serment à Louis-Philippe.

Il fit reconstruire le château de la Barbée, à Bazouges-sur-le-Loir, en 1785. Il avait épousé en 1807 la sœur de François-Louis-Charles de Foucault.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mirmont, p. 372.
  2. Chateaubriand, p. 200

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François-René de Chateaubriand, Jeanne Françoise Récamier, Maurice Levaillant, Emmanuel Beau de Loménie, Lettres à Madame Récamier, Paris, Flammarion, 1951. (OCLC 719817)
  • Henri de La Ville de Mirmont, Histoire du Musée de Bordeaux, Bordeaux : Feret & fils, 1899. (OCLC 25659907)
  • Le Livre de Famille, La Bouillerie, cinq cents ans de filiations, 1480-1980, éditions Axium, 1982.
  • « Roullet de La Bouillerie (François-Marie-Pierre, comte) », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français,‎ 1889 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore].

Lien externe[modifier | modifier le code]