François Isaac de Rivaz

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Portrait de Isaac de Rivaz par Antoine Hecht (1827)

François Isaac de Rivaz, dit Isaac de Rivaz, né à Paris le , mort à Sion, le , est un homme politique et inventeur suisse.

Il est connu pour l’invention du moteur à combustion interne.

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Issu d’une famille mi-savoyarde mi-valaisanne, il naît à Paris où celle-ci résidait. En 1763 la famille s’établit à Moûtiers en Tarentaise, mais les deux derniers garçons, Anne-Joseph et Isaac viennent s’établir, à Saint-Gingolph, en Valais. Isaac, durant cette période de l’adolescence, accomplit ses études, mais on ne sait quelles écoles il fréquenta. Quoi qu’il en soit, il acquiert une certaine culture : il maîtrise le latin, le calcul et la géométrie. Il possède les éléments de mécanique, discipline qu’il continuera d’étudier toute sa vie. Il obtient les diplôme de géomètre et de notaire

Parmi de multiples occupations, Isaac, doué d’un esprit intuitif et extrêmement curieux, est hanté par le « démon de la découverte » et suit l'exemple de son père, l'inventeur Pierre Joseph de Rivaz qui avait déjà essayé de développer des machines. Son activité expérimentale fut débordante.

Le moteur à combustion interne[modifier | modifier le code]

Le véhicule de de Rivaz tel que décrit dans le brevet de 1807

Vers 1775, il entrevoit le développement de l’automobile et il n’a cessé dès lors d’en réaliser. Alors que ses multiples voitures à vapeur n’ont guère de succès du fait de leur manque de souplesse, finalement, il s'inspire du fonctionnement du pistolet de Volta pour construire le premier moteur à combustion interne dont il obtint le brevet le . Les premières expérimentations datent de 1804.

Le moteur se compose d'un cylindre placé verticalement. La combustion projette vers le haut un piston à l'intérieur du cylindre. En retombant le piston tire une corde reliée aux roues avant d'un chariot provoquant ainsi le mouvement du véhicule.

En 1813, l'inventeur construit un second véhicule de six mètres de long équipé de roues de deux mètres de diamètre destiné au transport des marchandises. Il le nomme «grand char mécanique» et procède a des essais à Vevey (Vaud). Le cylindre mesure 1,5 mètre de long et le piston parcourt 97 centimètres à chaque combustion. À chaque course du piston, le char avance de quatre à six mètres. Les essais sont effectués sur un chemin en pente que le char gravit sur une distance de 26 mètres avec 4 personnes à bord et une charge de 700 kilos. Le véhicule circule à une vitesse de 3 km/h.

Peu de contemporains prêtent attention à ses propos considérés comme utopiques et l’Académie des Sciences prétend même que le moteur à combustion interne ne rivalisera jamais avec les avantages de la machine à vapeur.

La politique[modifier | modifier le code]

De Rivaz fut également un entrepreneur et un homme politique : il fut chancelier d’État et député à la Diète fédérale.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]