François Ier d'Autriche

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François Ier
François Ier d'Autrichepeint par Friedrich von Amerling.
François Ier d'Autriche
peint par Friedrich von Amerling.
Titre
Empereur d'Autriche
11 août 18042 mars 1835
30 ans, 6 mois et 19 jours
Couronnement 14 juillet 1792,
Francfort-sur-le-Main
Prédécesseur Transformation de l'archiduché en empire
Successeur Ferdinand Ier
Empereur des Romains
1er mars 179212 juillet 1806
14 ans, 4 mois et 11 jours
Prédécesseur Léopold II
Successeur Dissolution dans la Confédération du Rhin
Archiduc d'Autriche
1er mars 179211 août 1804
12 ans, 5 mois et 10 jours
Prédécesseur Léopold XII
Successeur Transformation de l'archiduché en empire
Roi de Hongrie
1er mars 17922 mars 1835
43 ans, 0 mois et 1 jour
Prédécesseur Léopold II
Successeur Ferdinand V
Roi de Bohême
1er mars 17922 mars 1835
43 ans, 0 mois et 1 jour
Prédécesseur Léopold II
Successeur Ferdinand V
Roi de Lombardie-Vénétie
7 avril 18152 mars 1835
19 ans, 10 mois et 23 jours
Prédécesseur Création
Successeur Ferdinand Ier
Biographie
Dynastie Maison de Habsbourg-Lorraine
Date de naissance 12 février 1768
Lieu de naissance Florence (Toscane)
Date de décès 2 mars 1835 (à 67 ans)
Lieu de décès Vienne (Autriche)
Père Léopold II
Mère Marie-Louise d'Espagne
Conjoint Élisabeth de Wurtemberg
Marie-Thérèse de Sicile
Marie-Louise d'Autriche-Este
Caroline-Auguste de Bavière
Enfant(s) Voir section
Résidence Hofburg

François Ier d'Autriche François Ier d'Autriche
Empereur des Romains
Empereur d'Autriche

François II du Saint-Empire puis, à partir du 11 août 1804, François Ier d'Autriche, né à Florence le 12 février 1768 et mort à Vienne le 2 mars 1835, archiduc d'Autriche (1792-1804) puis empereur d'Autriche (1804-1835), roi de Hongrie (1792-1835), roi de Bohême (1792-1835) et roi de Lombardie-Vénétie (1815-1835), fut également le dernier Empereur du Saint-Empire romain (1792-1806), élu empereur des Romains sous le nom de François II.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Il est l'aîné des fils de Léopold II et de Marie-Louise de Bourbon, infante d'Espagne, fille de Charles III d'Espagne et de Marie-Amélie de Saxe.

Son oncle l'empereur Joseph II n'ayant pas d'enfants survivants de ses deux mariages, il est très tôt considéré comme l'héritier du trône impérial.

À ce titre, l'empereur suit de près son éducation.

Mariage[modifier | modifier le code]

À l'âge de 20 ans, il est marié à Élisabeth de Wurtemberg dont le principal avantage est d'être la sœur de Sophie-Dorothée, future tsarine, épouse de Paul Ier de Russie mais la jeune et timide princesse mourra en couche peu après l'oncle Joseph II (1790).

Le père de François, jusqu'alors grand-duc de Toscane, est élu empereur sous le nom de Léopold II et presque aussitôt, raison d'État oblige, François est remarié à sa cousine Marie-Thérèse de Bourbon-Naples (1772-1807), fille de Ferdinand IV, roi de Naples et de Marie-Caroline d'Autriche qui lui donnera une nombreuse descendance.

Accession au trône[modifier | modifier le code]

Francois II en 1792

C'est en 1792, à 24 ans, après le règne — très court mais réparateur — de son père, qu'il devint empereur du Saint-Empire romain germanique sous le nom de François II. Il ne sait pas à ce moment-là qu'il sera le dernier souverain de cette institution quasi millénaire. Au mois d'avril de la même année, en proie à la révolution, la France, son alliée depuis 1756, lui déclare la guerre.

Il est couronné roi de Hongrie à Buda le 6 juin 1792, élu empereur des Romains le 7 juin 1792, puis couronné à Francfort-sur-le-Main le 14 juillet 1792 ; il est couronné roi de Bohême le 5 août 1792.

Règne[modifier | modifier le code]

Neveu de Marie-Antoinette, il se trouve engagé dès le commencement de son règne dans la guerre contre la France qui durera pendant 23 ans : malgré les capacités réelles de son frère l'archiduc Charles-Louis, l'Autriche est battue partout et François II se voit contraint de signer en 1797 le traité de Campo-Formio, qui lui enlève les Pays-Bas autrichiens et la Lombardie et donne à la France toute la rive gauche du Rhin absorbant les électorats de Trêves et Cologne et en grande partie celui du Palatinat du Rhin. À titre de dédommagement l'Autriche reçoit la république de Venise.

Ayant peu après repris les armes, il est battu à Marengo et Hohenlinden puis perd par le traité de Lunéville (1801) toutes ses possessions sur la rive gauche du Rhin. En 1801, il fait interdire la franc-maçonnerie[1].

Dans une troisième campagne, en 1805, il est battu à Ulm, à Austerlitz, et signe la paix de Presbourg, qui diminue encore ses possessions.

François Ier d'Autriche, Musée national hongrois

Lors de l'établissement de la Confédération du Rhin le 12 juillet 1806, il doit renoncer au titre d'empereur germanique. Prévoyant cet échec, il avait pris deux ans plus tôt, en se bornant à ses États héréditaires, le titre d'empereur d'Autriche, sous le nom de François Ier.

Il fait construire en 1808 un grand théâtre à Pest, pour apaiser les sentiments nationalistes qui naissent en Hongrie.

Il tente une quatrième fois le sort des armes en 1809, est encore battu à Eckmühl et à Wagram se voit contraint de demander la paix (paix de Schönbrunn) : pour la cimenter, il marie sa fille Marie-Louise d'Autriche à l'empereur Napoléon Ier.

En 1809, il nomme ministre le prince de Metternich. Celui-ci gouvernera l'Autriche jusqu'en 1848.

Néanmoins, il entre en 1813 dans la coalition contre son gendre et contribue à le détrôner. Les événements de 1814 le remettent en possession de la plus grande partie de ses États.

Il fonde en 1815 l'université technique de Vienne.

Il meurt en 1835. Son fils Ferdinand Ier lui succède.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Descendance[modifier | modifier le code]

Son sarcophage, dans la crypte des Capucins, à Vienne, Autriche.

François Ier se maria quatre fois et ses deux premières épouses lui donnèrent ses treize enfants :

  1. Louise Élisabeth d'Autriche (1790-1791)
  1. Marie-Louise-Léopoldine Francesca Josepha Lucie d'Autriche dite Luisel (1791-1847), épouse Napoléon Ier en 1810, mère de Napoléon II dit L'Aiglon (1811-1832)
  2. Ferdinand Ier d'Autriche (1793-1875) dit le Débonnaire, épouse en 1831 Marie-Anne de Savoie, fille de Victor-Emmanuel Ier de Sardaigne et de Marie-Thérèse d'Autriche-Este
  3. Caroline Léopoldine d'Autriche (1794-1795)
  4. Caroline Louise d'Autriche (1795-1799)
  5. Marie Léopoldine d'Autriche (1797-1826), épouse en 1817 Pierre Ier du Brésil, fils Jean VI de Portugal et de Charlotte Joaquina de Bourbon, princesse d'Espagne. De ce mariage naquit Marie II de Portugal.
  6. Marie-Clémentine d'Autriche (1798-1881), épouse en 1816 Léopold des Deux-Siciles fils de Ferdinand Ier des Deux-Siciles
  7. Joseph d'Autriche (1799-1807)
  8. Caroline de Habsbourg-Lorraine (1801-1832), épouse en 1819 Frédéric-Auguste II de Saxe, fils de Maximilien de Saxe et de Caroline de Bourbon-Parme.
  9. François-Charles d'Autriche (1802-1878), épouse en 1824 Sophie de Bavière (1805-1872), renonce à la succession d'Autriche en faveur de son fils le futur François-Joseph Ier d'Autriche
  10. Marie-Anne d'Autriche (1804-1858), abbesse au couvent des Dames nobles au château de Prague
  11. Jean d'Autriche (1805-1809)
  12. Amélie d'Autriche (1807-1807)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Cugnet, Qui se cache derrière la franc-maçonnerie?, les éditions de l'Hèbe, p.65
  2. fille de son oncle l'archiduc Ferdinand-Charles-Antoine de Habsbourg, duc de Modène et de l'archiduchesse Marie Béatrice d'Este

Source[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]