François II d'Orbay

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François d'Orbay

François II d’Orbay[1], né en 1634 à Paris où il est mort le 4 septembre 1697, est un architecte français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de François Ier d’Orbay, architecte et graveur, il fut un des élèves favoris de Le Vau, dont il devint le gendre. D’Orbay commença par conduire, avec Pierre Lambert, les travaux de l’église du collège des Quatre-Nations et de plusieurs grands ouvrages au Louvre et aux Tuileries, sons la direction de son maître, avec 1 200 livres de gages, de 1662 à 1665.

Pendant ce temps, il éleva l’église des religieuses prémontrées (gravée par Marot). Le 3 mai 1664, il donnait quittance de 600 livres, pour moitié de ses gages de 1663, comme retenu pour servir en l’architecture et conduite des bâtiments du roi. Le 10 août 1666, il donnait encore quittance de 400 livres pour travaux faits par lui comme architecte des bâtiments du roi. En 1671, il recevait 1 200 livres de gratification pour dessins, plans et conduite des bâtiments royaux. À la même époque, il élevait le portail de l’église de la Trinité, rue Saint-Denis (également gravée par Marot) (détruite). Enfin, le 31 décembre de la même année il était admis à l’Académie royale d'architecture, lors de sa fondation. À la mort de son beau-père, il devint architecte du roi Louis XIV.

De 1675 à 1679, d’Orbay dirigea les travaux faits à Versailles[réf. nécessaire] par Le Vau. De 1686 à 1688, il éleva le couvent des Capucines, rue Neuve-des-Petits-Champs et, à cette dernière date, le théâtre des Comédiens du Roi, rue des Fossés-Saint-Germain. On lui doit encore à Paris, l’œuvre de Saint-Germain-l’Auxerrois qu’il aurait fait avec Le Brun, l’église des Prémontrés, de la Croix-Rouge, le portail de celle de la Trinité, rue Saint-Denis. À Lyon il éleva, en 1682, le portail de l’ancienne église des Carmélites et la chapelle de Villeroy. C’est lui qui donna aussi les plans de la porte monumentale, ou arc de triomphe de Montpellier, construite par d’Aviler en 1685. D’Orbay figure pour 1 000 livres dans les comptes des bâtiments du roi de 1672 à 1680 et pour 2 000 livres en 1678.

Il était lié avec Boileau qui se servit de son témoignage pour nuire à Perrault et disputer à ce dernier la gloire d’avoir fourni les dessins de la colonnade du Louvre. À sa mort, son service mortuaire eut lieu à Saint-Germain-l’Auxerrois. C’est d’Orbay qui, dit-on, aurait gravé l’architecture dans les pièces d’Israël Silvestre.

Selon l'architecte Albert Laprade, François d'Orbay était un génie méconnu qui fut écrasé par des courtisans comme Louis Le Vau ou Jules Hardouin-Mansart[2] mais il se révéla en fait meilleur dessinateur qu'architecte[3].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ou Dorbay. Sans rapport apparent avec le peintre actif au milieu du XVIIIe siècle François d’Orbay.
  2. Albert Laprade, François d'Orbay, architecte de Louis XIV, Vincent, Fréal & Cie,‎ 1960, 351 p.
  3. Alexandre Gady, « Louis Le Vau, l’architecte des chefs-d’œuvre », émission Au cœur de l'histoire sur Europe 1, 4 mai 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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