François Huber

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François Huber

François Huber est un naturaliste suisse, né le 2 juillet 1750 à Genève et mort le 22 décembre 1831 à Lausanne.

Plusieurs membres de sa famille s’illustrèrent dans les arts et les sciences. Sa grand-tante, Marie Huber (1695-1753), est un prolifique auteur d’ouvrages de théologie et a traduit le quotidien The Spectator (Amsterdam, trois volumes, 1753). Son père, Jean Huber (1721-1786), ancien militaire et membre de la communauté de Ferney, il est l’auteur de remarquables Observations sur le vol des oiseaux (Genève, 1784).

François Huber commence à souffrir à quinze ans des premiers signes d’une maladie qui le rendra complètement aveugle. C’est grâce à l’aide de sa femme, Marie Aimée Lullin, et de son domestique, François Burnens, qu’il pourra mener ses recherches sur les abeilles. Il est considéré comme l’un des premiers observateurs scientifiques de ces animaux. Il met en particulier au point une ruche munie de vitres afin de pouvoir l'observer. Il fait paraître en 1802 à Genève Nouvelles Observations sur les abeilles, traduites en anglais en 1806.

Il assiste Jean Senebier (1742-1809) dans la rédaction de ses Mémoires sur l'influence de l'air, etc., dans la germination (Genève, 1800). Il fait aussi paraître des Mémoires sur l'origine de la cire (Bibliothèque britannique, tome xxv.), une "Lettre à M. Pictet sur certains dangers que courent les abeilles" (Bibliothèque britannique, xxvii), et des "Nouvelles Observations relatives au sphinx Atropos" (Bibliothèque britannique, xxvii). Son fils, Jean Pierre Huber (1777-1840), poursuit les observations familiales en faisant paraître Recherches sur les mœurs des fourmis indigènes en 1810 (réédité en 1861). Augustin Pyrame de Candolle (1778-1841) lui dédie le genre Huberia de la famille des Melastomataceae en 1828.

Source[modifier | modifier le code]

  • Eva Crane (1999). The World history of beekeeping and honey hunting. Duckworth (Londres) : 720 p.

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