François Gigot de Lapeyronie

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François Gigot de Lapeyronie. Atelier de Hyacinthe Rigaud. 1743

François Gigot de Lapeyronie, né à Montpellier le 15 janvier 1678 et mort à Versailles le 25 avril 1747, est un chirurgien français. Il fut notamment le premier chirurgien et confident du roi Louis XV.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père, originaire de Guyenne, qui avait été reçu barbier à Montpellier, voulait faire de son fils un médecin, mais le jeune François préféra opter pour la chirurgie.

Le 17 février 1695, à l'âge de 17 ans, François Gigot de Lapeyronie obtient son diplôme de maistre-chirurgien et barbier de Montpellier. Souhaitant compléter son instruction, il se rend à Paris, où il se retrouve pensionnaire de Georges Mareschal, chirurgien major de la Charité avant de devenir, plus tard, premier chirurgien du roi.

Il revient à Montpellier où, de 1697 à 1715, il habite la Grand-Rue à l'angle de la rue En Gondeau, rue qui porte aujourd'hui son nom. Il est nommé chirurgien-major à l'hôtel-Dieu Saint-Éloi. Professeur à l'École de médecine, il enseigne et dissèque devant les étudiants. Il fut reçu dans la Confrérie des Pénitents blancs de Montpellier en 1701. En 1704, il abandonne ses activités pour s'engager comme chirurgien militaire lors de la campagne contre les camisards du maréchal de Villars. Devenu associé anatomiste à la Société royale des sciences de Montpellier en 1706, il en démissionne en 1717 lorsqu'il se fixe à nouveau à Paris.

À la mort de Mareschal en 1736, Lapeyronie devient le premier chirurgien et confident du roi Louis XV, et chef de la chirurgie du Royaume. Le grade de docteur en médecine qu'il a obtenu à Reims lui permet en outre de faire partie du service médical de quartier. En 1738, une intervention sur la mâchoire inférieure du dauphin lui procure une nouvelle pension.

Il est nommé associé libre de l'Académie royale des sciences en 1731 et il est président de l'Académie royale de chirurgie de 1736 à 1747.

Il est sans doute à l'origine de l'ordonnance royale du 23 avril 1743, qui scella définitivement la séparation entre chirurgiens et barbiers. C'est avec les fonds légués par François de Lapeyronie que fut édifié l'hôtel Saint-Côme à Montpellier, actuel siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Montpellier. C'est Germain Pichault de La Martinière qui, lui succédant à la tête de l'Académie de chirurgie et en tant que premier chirurgien du roi, poursuivra son œuvre.

Éponymie : la maladie de Lapeyronie[modifier | modifier le code]

Statues de Paul-Joseph Barthez et Lapeyronie devant la Faculté de médecine de Montpellier

François Gigot de Lapeyronie a décrit la maladie de La Peyronie, ou induration plastique des corps caverneux, en 1743. Peu fréquente, elle se caractérise par l'apparition d'une ou plusieurs plaques fibreuses au niveau de l'enveloppe des corps caverneux de la verge : l'albuginée. Souvent responsable de douleurs et d'une courbure de la verge en érection, cette maladie retentit sur la fonction sexuelle avec un impact psychologique non négligeable.

Hommages[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Source : Archives de la Confrérie des Pénitents blancs de Montpellier.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mémoire pour le sieur François La Peyronie premier chirurgien du roy,... et les prevosts & collége des maîtres en chirurgie de Paris ; contre les doyen & docteurs-régens de la Faculté de médecine de Paris, et contre l'Université de Paris,Imp. de Charles Osmont [Paris], 1746, Texte intégral.
  • Pierre-François Briot (1773-1826): Éloge de La Peyronie, [couronné par la Société de médecine pratique de Montpellier dans la séance du 1er juin 1819, d'après la question conçue en ces termes : "Quelle a été l'influence de La Peyronie sur le lustre et les progrès de la chirurgie française ?"], impr. de J.-G. Tournel (Montpellier), 1819, disponible sur Gallica.
  • Pierre-François Briot (1773-1826): De l'Influence de La Peyronie sur le lustre et les progrès de la chirurgie française [ouvrage couronné par la Société de médecine pratique de Montpellier, dans sa séance du 1er juin 1819], impr. de Gauthier frères et Cie (Besançon), 1820, disponible sur Gallica.
  • Louis-Paul Fischer, Jean-Jacques Ferrandis, Jean-Éric Blatteau: «François de Lapeyronie, de Montpellier (1678-1747), restaurateur de la chirurgie et esprit universel : l’âme, le musc, les œufs de coq», in: Histoire des sciences médicales, 2009, 43 (3), pp. 241-248, Texte intégral.

Liens externes[modifier | modifier le code]