François Gervais

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François Gervais

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Nationalité Flag of France.svg Français
Profession

François Gervais est professeur émérite de l'université François Rabelais, de Tours, où il enseignait la physique et la science des matériaux.

Carrière scientifique[modifier | modifier le code]

Ses recherches portent notamment sur la thermophysique, l'effet de serre, la réflectivité infrarouge et le ferromagnétisme. Il a à son actif 273 publications, dont 5 livres et 226 articles parus dans des revues à comité de lecture.

Il rédige notamment un ouvrage consacré aux supraconducteurs (1999). Les supraconducteurs posent des problèmes dans le cadre de la théorie BCS, car celle-ci échoue à expliquer la persistance de la supraconductivité à de hautes températures et nécessite des ajouts théoriques pour expliquer un certain nombre de constatations empiriques[1].

Il est lauréat du Prix Yvan Peyches de l'Académie des Sciences, titulaire de la médaille de bronze du CNRS (Thermodynamique) et officier dans l'ordre des Palmes académiques[2].

Dénonciation de l'alarmisme climatique[modifier | modifier le code]

En 2011-2012, François Gervais s'est porté volontaire pour être examinateur[3] du rapport AR5 du GIEC. Dans un livre[4] publié en 2013, il « s'oppose à la conception univoque et réductrice qui fait du gaz carbonique le responsable de tous les maux » en matière de climat[5] et dénonce les « exagérations alarmistes »[6]. Il y discute notamment de la problèmatique propre aux effets de saturation de l'effet de serre[7]. François-Marie Bréon, chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (CEA/CNRS/UVSQ) et coauteur du dernier rapport du GIEC, dénonce dans ce livre « une série de manipulations, de citations détournées, de données fictives et de courbes tronquées »[8]. François Gervais a répondu à ces critiques dans Le Monde du 28 octobre 2013[9].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Les nouveaux supraconducteurs, Tec Et Doc, Sciences Appliquées, 1999
  • L'innocence du carbone, L’effet de serre remis en question, Albin Michel, 2013.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Une continuité dans la supraconductivité », François Gervais, larecherche.fr, 1 octobre 2006
  2. Ces renseignement sur la carrière scientifique de François Gervais proviennent de sa page sur le site de l'université de Tours.
  3. Un examinateur est une personne qui s'est portée candidate, et après acceptation, pour « comment[er] le texte en fonction de [ses] connaissances et de [son] expérience ». [PDF]Procédures à suivre pour l'élaboration, l'examen, l'acceptation, l'adoption, l'approbation et la publication des rapports du GIEC
  4. François Gervais, L'innocence du carbone, L’effet de serre remis en question, Albin Michel, 2013, 320 pages.
  5. Description du contenu du livre, reproduite sur Google Livres
  6. Aperçu du livre sur Google Livres.
  7. Climat : « le réchauffement s’est arrêté depuis 15 ans », entretien, enviro2b.com, 1er octobre 2013
  8. Les contre-vérités du dernier pamphlet climatosceptique.
  9. Le Monde, 28 octobre 2013, « La réponse de l'auteur, François Gervais », en ligne. (Mis à jour le 30 octobre 2013.)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]