François Claude de Bouillé

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François Claude Amour du Chariol
Marquis de Bouillé
Portrait du marquis de Bouillé
Portrait du marquis de Bouillé

Naissance 1739
au château de Cluzel
Décès 1800 (à 61 ans)
à Londres, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Grade Lieutenant-général des armées du roi
Conflits Guerre d'indépendance des États-Unis
Distinctions Ordre du Saint-Esprit
Ordre royal et militaire de Saint-Louis
Ordre de Cincinnatus
Autres fonctions Gouverneur général des îles du Vent
Membre de l'Assemblée des notables
Famille Louis de Bouillé
(Son fils)

François Claude Amour du Chariol, marquis de Bouillé, né en 1739 au château de Cluzel, Saint-Eble en Auvergne et décédé en 1800 à Londres, est un général français du XVIIIe siècle. Il est connu pour son attachement à Louis XVI.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gouvernorat des colonies françaises des îles du vent[modifier | modifier le code]

François-Claude-Amour de Bouillé est gouverneur général des colonies françaises des îles du Vent de à . Il combat aux Antilles pendant la guerre d'indépendance des États-Unis, et enleva plusieurs îles aux Britanniques (1778). Il est présent lors de la prise de Tobago, par la flotte française du comte de Grasse.

Voyages en Europe[modifier | modifier le code]

Revenu en France en 1783, il voyage en Europe, Grande-Bretagne, Hollande et en Allemagne.

Homme politique[modifier | modifier le code]

Membre de l'Assemblée des notables de 1787 à 1788, il y défend les privilèges.

Monarchiste sous la Révolution française[modifier | modifier le code]

En 1789, il est nommé commandant des Trois-Évêchés (Toul, Verdun, Metz), puis de l'Alsace, de la Lorraine et de la Franche-Comté. Nommé en 1790 général en chef de l'armée de Meuse, Sarre-et-Moselle, il fit respecter la discipline à Metz et à Nancy par des actes de vigueur : il réprime sévèrement la mutinerie de la garnison de Nancy, le (33 condamnations à mort, 41 aux galères).

Organisateur de la fuite de Varennes[modifier | modifier le code]

Les patriotes le détestent, la famille royale compte sur lui pour la sauver, le charge d'organiser sa fuite le 20 juin 1791. Mais les dispositions qu'il prend sont éventées, et Louis XVI est arrêté à Varennes. Le marquis François-Claude-Amour de Bouillé émigre, et se réfugie à Coblence. Il fit des démarches auprès des différentes cours pour obtenir la délivrance du roi. Il est dans l'armée de Louis-Joseph de Bourbon, prince de Condé en 1792, puis voyant ses efforts inutiles se retire en Grande-Bretagne où il meurt le . Il est tout d'abord enterré au vieux cimetière de Saint-Pancrace à Londres. En 1866, sa dépouille sera rapatriée au cimetière de Montmartre[1].

Hommage et postérité[modifier | modifier le code]

C'est à lui qu'il est fait référence dans le cinquième couplet de La Marseillaise :

Français en guerriers magnanimes
Portez ou retenez vos coups
Épargnez ces tristes victimes
A regrets s'armant contre nous (bis)
Mais ces despotes sanguinaires
Mais ces complices de Bouillé
Tous ces tigres qui, sans pitié
Déchirent le sein de leur mère !

Mémoires[modifier | modifier le code]

Il publie des Mémoires sur la Révolution, qui eurent un grand succès (Londres, 1797, et Paris, 1801). Son fils Louis de Bouillé est général d'Empire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Source et bibliographie[modifier | modifier le code]

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « François Claude de Bouillé » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)

  • François Claude Amour Du Chariol, Adieu Foulard, Adieu Madras : Célèbre et vieille chanson guadeloupéenne composée en 1770 par le Marquis de Bouillé, [s.l.], S.I.G.A.T.,‎ [s.d.], 3 p. (lire en ligne)

Article connexe[modifier | modifier le code]