François Chifflart
François Chifflart
Portrait de François Chifflart
| Nom de naissance | François-Nicolas Chifflart |
|---|---|
| Naissance | 25 mars 1825 à Saint-Omer (Pas-de-Calais) |
| Décès | 19 mars 1901 à Paris |
| Nationalité | |
| Activité(s) | Peintre Dessinateur Graveur |
| Formation | École des beaux-arts de Paris |
| Maître | Léon Cogniet |
| Récompenses | Troisième prix de Rome en 1850 Grand prix de Rome (1851) |
François-Nicolas Chifflart, dit François Chifflart, né à Saint-Omer le 25 mars 1825 et mort à Paris le 19 mars 1901, est un peintre, dessinateur et graveur français.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Origines et études [modifier]
François Chifflart est le fils d'Antoine-Omer Chifflart, serrurier à Saint-Omer. C'est aux côtés de ce dernier qu'il s'initie à la gravure sur métaux. Il est d'ailleurs, remarqué pour ses talents de graveur-ciseleur et embauché par Louis Fiolet, le plus important fabricant de pipes de faïence de la ville[1].
Il commence à dessiner très jeune à l'école municipale de dessin de Saint-Omer. En 1844, il entre à l'École des beaux-arts de Paris et devient l'élève de Léon Cogniet.
L'artiste [modifier]
Il obtient le premier Grand prix de Rome de peinture historique en 1851 avec Périclès au lit de mort de son fils, après avoir obtenu le troisième l'année précédente pour Zénobie sur les bords de l'Araxe. Mais sa révolte affichée envers l'académisme du temps lui vaut d'être mis à l'écart. Il se tourne alors de plus en plus vers la gravure et le dessin.
Ses gravures pour Faust, exposées au Salon de 1859, sont admirées de Baudelaire et de Théophile Gautier.
Lors du Salon de 1863, Chesneau (1833-1890) cite « entre autres œuvres intéressantes, un David vainqueur, composition mouvementée de M. Chifflard »[2]
Il rencontre Victor Hugo, qui voit en lui « le souffle du grand art du dix-neuvième siècle »[réf. nécessaire], et il commence une nouvelle carrière d'illustrateur à partir de 1867. Pour Hugo, il illustre notamment Les Travailleurs de la Mer (1866), gravées par Fortuné Méaulle, et Notre-Dame de Paris (1831).
Cependant, il perd une partie de sa riche clientèle parisienne quand il se met à critiquer l'empire autoritaire de Napoléon III. Son nom sombre dans l'oubli avant même son décès en 1901.
Galerie [modifier]
-
Illustration pour Les Travailleurs de la Mer de Victor Hugo (1866).
-
Portrait de Victor Hugo (1868), maison de Victor Hugo, Paris.
-
Illustration pour La Conscience de Victor Hugo (1877), maison de Victor Hugo, Paris.
Œuvres [modifier]
(liste non exhaustive)
Dessins, aquarelles [modifier]
- 1845, Académie d'homme, fusain (jambe gauche sur un muret,les deux bras balants vers la droite), musée de l'Hôtel Sandelin à Saint-Omer.
- 1845, Académie d'homme, musée de l'Hôtel Sandelin, Saint-Omer.
- Vers 1850, Jeunes romaines s'entretenant, fusain, musée de l'Hôtel de Sandelin, Saint-Omer.
- Vers 1850, Paysage de la campagne romaine au troupeau de chèvres, musée de l'Hôtel de Sandelin, Saint-Omer.
- Vers 1865, Hercule assis, fusain, lavis et gouache, musée de l'Hôtel Sandelin, Saint-Omer.
- 1877, La Conscience, fusain, maison de Victor Hugo à Paris, gravé par Joliet.
- Allégorie de la Justice, fusain.
- Paysage rocheux, fusain, musée de l'Hôtel de Sandelin, Saint-Omer.
- Hercule combattant le lion de Némée, dessin, musée départemental de l'Oise, Beauvais[3].
Peintures [modifier]
- 1845 - Portrait de Léon Cogniet, musée des beaux-arts d'Orléans
- 1850 - Zénobie sur les bords de l'Araxe, troisième prix de Rome
- 1851 - Périclès au lit de mort de son fils
- 1863 - David vainqueur
- 1868 - Portrait de Victor Hugo
Gravures, lithographies [modifier]
Illustrations [modifier]
- 1831 - Notre-Dame de Paris
- 1866 - Les travailleurs de la mer, gravées par Fortuné Méaulle
Salons [modifier]
Expositions, galeries [modifier]
- 1993, François Chifflart, graveur et illustrateur au musée d'Orsay, Paris.
Prix, récompenses [modifier]
- 1850 - Troisième prix de Rome : Zénobie sur les bords de l'Araxe
- 1851 - Grand prix de Rome de peinture historique : Périclès au lit de mort de son fils
Musées [modifier]
- Musée des beaux-arts d'Orléans : Portrait de Léon Cogniet
- Musée de l'hôtel Sandelin, Saint-Omer : Académie d'homme, Hercule assis
- Maison de Victor Hugo à Paris : La Conscience (dessin)
Hommages [modifier]
- Une rue de Saint-Omer porte son nom.
Iconographie [modifier]
- Le musée de l'hôtel Sandelin à Saint-Omer conserve un buste en marbre à son effigie.
Bibliographie [modifier]
- Louis Noël, François Chifflart, Peintre et Graveur Français 1825-1901, Sa Vie - Son Œuvre, Lille, 1902 (avec catalogue raisonné).
- Collectif, François Chifflart, graveur et illustrateur, catalogue de l'exposition au musée d'Orsay, Paris, 1993.
- Didier Rykner, Des dessins de Chifflart acquis parle Musée de l'hôtel de Sandelin, dans La Tribune de l'Art du 25 janvier 2013. Lien.
- Robert Jefferson Bingham, Œuvres de Chifflart, grand prix de Rome, 1re série, Paris1859, Éditeur Alfred Cadart, 3 rue Saint-Fiacre. Contient des lithographies, gravures et photographies[4]
Liens externes [modifier]
- (en) Notice biographique
- (fr) Texte de Baudelaire sur le Salon de 1859, dans Wikisource
- (fr) Site dédié
Notes et références [modifier]
- Champfleury, Bibliographie céramique: nomenclature analytique de toutes les publications faites en Europe et en Orient sur les arts et l'industrie céramiques depuis le XVIe siècle jusqu'à nos jours, A. Quantin, 1881 - 352 pages
- in «L'art et les artistes modernes en France et en Angleterre», Didier, Paris, 1864, 1 vol., p. 161.
- Photo de l'œuvre.
- Laure Boyer, Robert Jefferson Bingham, photographe du monde de l'art sous le Second Empire dans Études photographiques , n°12 novembre 2002, p.22/24, note n°29 -BnF Dc284.