François Chéreau

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François Chéreau, connu sous le nom de François Ier Chéreau (20 mars 1680 Blois - 16 avril 1729 Paris) était un graveur de portraits et de reproductions d'œuvres d'art célèbres sous le règne de Louis XIV.

Formation[modifier | modifier le code]

Il était le fils d'un charpentier, Simon Chéreau, et de sa femme Anne Hardouin, dont le second fils, Jacques Chéreau devint aussi graveur. François Chéreau monta à Paris et étudia avec Gérard Audran[1] and Pierre Drevet[2]. De 1712 à 1713 il tint un magasin dans la Rue du Foin, sur la paroisse Saint-Séverin[2]. En 1714, François Ier Chéreau épousa Marguerite Caillou, d'une famille de marchands d'Houdan et de Paris, avec laquelle il eut 10 enfants[3]. Leur premier enfant, François II Chéreau, naquit en 1717[3].

Graveur du roi[modifier | modifier le code]

En 1718 François Ier reçut le titre de graveur du cabinet du roi et fut admis à l'Académie des beaux-arts après avoir présenté un portrait du jeune Louis de Boullogne[3].

En 1718, après la mort de la veuve d'Audran, Hélène Licherie, François Ier Chéreau acheta "Les Deux Piliers d'Or," le magasin, les plaques, la presse et le fonds d'Audran, dans la Rue des Malthurins Saint Jacques, ou "Rue Saint-Mathurin Jacques."[2] Il commença à vendre une partie du catalogue d'estampes d'Audran sous son nom[1]. Le catalogue d'estampes d'Audran a été publié quatre fois après la première impression par Audran en1703 : en 1718 par sa veuve Hélène Licherie, en 1742 et en 1757 par la veuve de François I Chéreau, en 1770 par le petit fils de François I, Jacques-François Chéreau (né le 14 octobre 1742 - mort le 16 mai 1794), fils de Francois II Chéreau et de Geneviève Marguerite Chéreau, et petit-fils de François I et de son frère Jacques)[1].

Son dernier enfant, Marie-Edmée Chéreau[3], naquit après la mort de François Ier Chéreau, qui survint le 16 avril 1729. Marguerite, connue alors sous le nom de la veuve Chéreau, continua à tenir l'atelier d'impression de son mari[4] avec son fils François II Chéreau (1717-1755) jusqu'à ce qu'elle mourut le 17 avril 1755[5]. Selon une autre hypothèse, un autre graveur et vendeur d'estampes habitait à la même adresse, Louise Pierrette Charpentier, qui après la mort de son mari, Jacques Simon I Chéreau (né le 16 octobre 1732 - mort avant 1760) devint une autre "Veuve Chéreau."[4]

Succession[modifier | modifier le code]

L'inventaire des biens qui fut dressé après la mort de Marguerite Chéreau porte le numéro C 621 daté 23 avril 1755 dans les Extraits du Minutier central des notaires parisiens[4]. Le 31 mars 1768 la vente des biens inventoriés de Francois II Chéreau (mort le 22 février 1755) fut effective, sous la diligence de Jacques-François Chéreau (1742-1794)[4]. En 1787[6] quand Jacques-François Chéreau se retira du commerce, son fonds, qui comptait des dizaines de milliers de planches, estampes et plaques, fut vendu à François Étienne Joubert (1787 - 1836)[4], avec le pas-de-porte, la marque des "Deux piliers d'or" et le livre de comptes[6]. L'adresse de Joubert indiquée à la vente est rue des Mathurins St. Jacques, aux Deux Piliers d'Or, Paris et son nom apparaît tantôt avec la mention "chez Chéreau" tantôt seul sur les planches publiées après cette date[7]. En 1821, Joubert publia un "Manuel de l'amateur d'estampes" avec le matériel du fonds Chéreau[7],[8].

Œuvres[modifier | modifier le code]

D'après Michael Bryan[9]: "Il se distinguait par la beauté de sa touche et la correction de son dessin, particulièrement dans les portraits, dont certains sont admirables. Son portrait du Duc d'Antin, d'après Rigaud, qu'il grava deux fois, n'a guère été surpassé. Il mourut à Paris en 1729. La quantité des planches qu'il réalisa est considérable; les plus estimées sont les suivantes :"

Portraits[modifier | modifier le code]

Portrait de Nicolas Delaunay, orfèvre, d'après un tableau de Hyacinthe Rigaud.

D'après différents maîtres[modifier | modifier le code]

  • Saint Jean au désert de Raphaël, au Musée d'Orléans.
  • La Crucifixion de Guido.
  • Sainte Catherine de Sienne de J. André.
  • Sainte Cécile de Mignard.
  • Sainte Thérèse en contemplation.
  • Saint Ignace de Loyola, fondateur de la Société de Jésus.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Eugène Piot, Le cabinet de l'amateur, 127 p. (lire en ligne)
  2. a, b et c « François Chéreau, Biographical Details », The British Museum Collections, The British Museum (consulté le 19 octobre 2011)
  3. a, b, c et d Augustin Jal, Dictionnaire critique de biographie et d'histoire: errata et supplément pour tous les dictionnaires historiques d'après des documents authentiques inédits, H. Plon,‎ 1867, 1326 p. (lire en ligne)
  4. a, b, c, d et e Vincent Milliot, Les "Cris de Paris," ou, Le peuple travesti: les représentations des petits métiers parisiens (XVIe-XVIIIe siècles), Sorbonne University, Paris,‎ 1995, 480 p.
  5. « La veuve Chéreau, Biographical Details », The British Museum Collections, The British Museum (consulté le 19 octobre 2011)
  6. a et b « L'Entrée De L'Empereur Sigismond à Mantouë; Gravé en vingt-cinq feuilles, d'après une longue Frise exécutée en stuc dans le palais du T de la même ville, sur un dessin de Jules Romain, Par Antoinette Bouzonnet Stella. Imprimé à Paris: chez Joubert, graveur et marchand d'estampes, Rue des Mathurins, aux 2. Piliers d'Or., [1787 ou après] », Royal Academy of Arts Collections Record number 06/1723, Royal Academy of Arts (consulté le 19 octobre 2011)
  7. a et b « François Étienne Joubert, Biographical Details », The British Museum Collections, The British Museum (consulté le 19 octobre 2011)
  8. François Etienne Joubert, Manuel de l'amateur d'estampes: faisant suite au manuel du libraire ... : précédé d'un essai sur le génie, considéré comme principe des beaux-arts, Chez l'auteur,‎ 1821 (lire en ligne)
  9. Michael Bryan, Bryan's dictionary of painters and engravers, London, G. Bell,‎ 1886-1889 (lire en ligne)