François Adolphe Akermann

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Portrait équestre de François Adolphe Akermann, par Franz Xaver Winterhalter.

François Adolphe Akermann, né le 5 février 1809 à Paris, est un financier, régent de la Banque de France du 27 janvier 1859 au 28 mars 1890 jour de sa mort.

Origines et descendance[modifier | modifier le code]

Petit-fils de André Joseph Bernard Akermann (1743-1824), receveur général des Finances de l'arrondissement de Namur, bourgmestre et châtelain de Boneffe (Royaume des Pays-Bas, actuelle commune d'Éghezée). Fils de François Joseph Akermann (1772-1848), receveur général des Finances du département de Sambre-et-Meuse (1808-1814) puis des Ardennes (1815-1833). Sa sœur Pauline Akermann épousera Jules Collart-Dutilleul, procureur général près la Cour des comptes, et sera la mère de François-Ernest Dutilleul.

Marié à Louise Marie Boquet de Saint Simon en 1836, François Adolphe Akermann aura une fille qui épousera le Vicomte Hippolyte Jaubert, fils de Hippolyte François Jaubert. À la mort de son frère Aimé Bernard Auguste Akermann en 1855, il deviendra tuteur de ses neveux François Auguste (1850-1867) et Bernard François Eugène Akermann (1853-1938) (d'où postérité).

Biographie[modifier | modifier le code]

Formé à la Comptabilité générale du ministère des Finances, puis assistant de son père, François Adolphe Akermann devient receveur général des Finances du département de Dordogne en 1834 à l'âge de 25 ans. Habile financier, comme l'était son père selon le biographe Victor Lacaine, François Adolphe connaît un succès croissant et est rapidement muté dans la Sarthe (1838), département où est situé le domaine familial de Coulonge, à Rahay, qu'il fait entièrement reconstruire. Il fut également maire de Rahay après son père et ses frères Aimé-Bernard et Paul.

Il est sous-gouverneur de la Banque de France par intérim du 27 décembre 1870 au 4 janvier 1871, en même temps qu'Adrien Le Bègue de Germiny et Auguste Legrand de Villers.

Lors du mariage d'Henriette Akermann, en 1877, avec le vicomte Henri de Bouillé, sa famille reçoit les éloges du comte de Chambord (Henry V pour les légitimistes) dans une lettre écrite par ce dernier au père du marié (écrite à Frohsdorf le 25 juillet 1877).

François Adolphe Akermann meurt en 1890 dans sa résidence avenue Montaigne à Paris, il est commandeur de l'ordre de la Légion d'honneur.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Francois Pinaud, Les Receveurs généraux des Finances 1790-1865
  • Alain Plessis, Régents et Gouverneurs de la Banque de France
  • Comte Roger de Bouillé, Souvenirs
  • Bernard Singer, Chroniques de Rahay

Liens externes[modifier | modifier le code]