François-Xavier Donzelot

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Officier général francais 3 etoiles.svg François-Xavier Donzelot
Image illustrative de l'article François-Xavier Donzelot

Naissance 7 janvier 1764
Mamirolle
Décès 11 juin 1843 (à 79 ans)
Neuilly-sur-Marne
Allégeance Drapeau de la France France
Arme cavalerie
Grade Général de division
Années de service 17851826
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 17e colonne.

François-Xavier Donzelot, né le à Mamirolle, mort le , à Neuilly-sur-Marne, est un militaire français, général de brigade, puis de division dans les armées du royaume de France, de la Révolution, de l’Empire, de la première Restauration, des Cent-Jours et de la seconde Restauration.

Une brillante carrière militaire[modifier | modifier le code]

François-Xavier Donzelot, fils de François Donzelot et de Jeanne Baptiste Maire, entra au service en 1785, dans le régiment Royale-La-Marine – formé le 20 décembre 1669 – alors en garnison dans l’île de Corse. Quelques années après, il quitta ce régiment pour être attaché à 1'état-major du gouvernement militaire de l’Alsace. Il fut employé au ministère de la guerre, et fut nommé, en 1792, sous-lieutenant au 21e régiment de cavalerie.

En 1793, il rentra dans le service actif et participa à nombre des campagnes qui ont illustré les armes françaises. Il fut lieutenant au 22e chasseurs à cheval, puis adjudant-général chef de bataillon dans la même année, et adjudant-général chef de brigade le 4 juin 1794.

Il fit avec distinction les campagnes de la Révolution française sous Pichegru, son compatriote et son ami, et sous Moreau. Donzelot servit à l’armée du Rhin, fit la campagne d'Allemagne, sous les généraux Desaix et Moreau, et était à la brillante retraite de ce dernier, en en commandant l’aile droite. Il fit, comme adjudant général, la campagne de Hollande, sous les ordres du général Pichegru. En 1797, il fut blessé deux fois à l’attaque du pont d'Huningue.

Il mena une brillante carrière dans les armées de Napoléon. Nommé chef d’état-major à l’expédition d’Irlande, il fit la campagne d’Égypte, et se signala à la bataille de Sédiman, à la bataille d'Héliopolis et au siège du Caire. Dans le dernier conseil de guerre de 1799, il parla contre l’évacuation de l’Égypte et proposa de faire la guerre dans la Haute-Égypte, à la manière des mamelouks, en attendant des renforts.

À son retour en France, il fut adjoint au ministère de la guerre du prince Berthier, puis employé aux camps de Bayonne, de Brest et à l’armée d'Italie en 1804 et 1805. Nommé général de brigade à titre provisoire le 23 juin 1799, le comte Donzelot le devient officiellement le 29 mars 1801.

Il fit sous Masséna les campagnes de 1806 à 1807 et s’illustrera encore à l’armée de Naples, au siège de Gaète (1806). L’adjudant général Donzelot prit part à presque toutes les affaires et s’y distingua par son courage et son sang-froid.

Le 6 décembre 1807, François-Xavier Donzelot devint général de division.

Gouverneur des îles Ioniennes (1808-1814)[modifier | modifier le code]

Reconnu comme étant le meilleur spécialiste du service de l’État-major de son temps et pour ses qualités de gestionnaire, il occupa des responsabilités en tant que gouverneur des îles Ioniennes (1808-1814). L’habileté que le général Donzelot avait montrée dans les différents postes qu’il avait occupés, et son caractère ferme et intègre avaient été les motifs de cette nomination.

D’abord principal adjoint du général Berthier, le frère du maréchal, il le remplaça le 28 mars 1808. Son autorité dans les îles Ioniennes fut pleine de sagesse et de modération.

Héros à Waterloo[modifier | modifier le code]

En 1814, les îles Ioniennes ayant été cédées aux Britanniques par les traités, le général Donzelot fut obligé de quitter son gouvernement des îles Ioniennes. Louis XVIII le nomma grand officier de la Légion d’honneur.

En 1815, il se distingua à la bataille de Waterloo. Abandonné par le chef d’état-major de sa division – la 2e division d’infanterie – l’adjudant commandant Devienne, et par ses officiers, Donzelot en prit la tête et se retira derrière la Loire avec les restes de l’armée qui n’avaient pas abandonné leurs drapeaux. Il en fut nommé le chef d’état-major général, en remplacement du maréchal Soult.

Gouverneur de la Martinique (1817-1826)[modifier | modifier le code]

Le comte Donzelot poursuivit sa carrière après la Restauration. Désigné en 1816, parmi les inspecteurs généraux qui devaient réorganiser l’armée sous le ministère du duc de Feltre, il achevait sa tournée lorsque Louis XVIII, qui avait su apprécier son caractère et ses talents, le nomma gouverneur de la Martinique, poste qu’il occupera de 1817 à 1826. (gouverneur civil et militaire de la Martinique le 31 octobre 1817, il demanda son rappel en 1825).

Les premiers actes de son administration, empreinte du caractère de sagesse dont il avait donné des preuves fréquentes durant sa carrière, lui concilièrent d’abord l’affection et l’estime des colons de la Martinique.

Malheureusement, il ne réussit pas à faire régner la concorde entre les colons blancs et les gens de couleur libres, qui se font constamment une guerre sourde et animée. Sans cesse harcelé par les propriétaires blancs qui voulaient exploiter à leur profit tous les éléments de prospérité de la colonie, et jouir seuls de la liberté, Donzelot se laissa trop facilement persuader que les gens de couleur libres étaient animés de l’esprit de révolte et travaillaient à faire subir à la Martinique le sort de Saint-Domingue

Le 3 février 1819, une dépêche ministérielle prescrivit au gouverneur administrateur, l’examen de la question de l’introduction aux colonies occidentales de l’usage des bateaux à vapeur. Le 21 janvier 1820, il homologua la création d’une compagnie de navigation à vapeur en Martinique. Le 20 juillet, une souscription volontaire fut lancée. le 2 août 1820, il fit passer un marché pour la construction d’un bateau à vapeur dont la coque fut construite à Bordeaux et la « machine à feu » de 20 chevaux à Chaillot. Après moult péripéties et grandes dépenses financières, le bâtiment traversa l’Atlantique (malheureusement à la voile, ratant ainsi l’occasion d’être un des premiers bâtiments à vapeur à traverser l’Atlantique par ce moyen) et fut officiellement commissionné le 1er mars 1823 pour communications entre les villes de St Pierre et de Fort Royal sous le nom de "comte Donzelot". Dès décembre de cette même année 1823, le comité consultatif de la Martinique exprimait son souhait de faire cesser l’activité de ce bâtiment pour cause de perte d’exploitation chronique (Annales de Martinique).

En 1826, Donzelot fut remplacé et il se retira à Mamirolle, où il a passé sa retraite en mécène, entouré d’artistes et d’écrivains. ll fut un important donateur pour l’église de son enfance, pour le musée des Beaux-Arts de Besançon et pour la commune de Neuilly-sur-Marne, où se trouvait son château de Ville-Évrard où il mourut le 11 juin 1843. Son tombeau se dresse au Cimetière de la Ville .

Son nom est inscrit sur le côté Est de l’arc de triomphe de l’Étoile.

Sources[modifier | modifier le code]

« François-Xavier Donzelot », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]

  • Cet article contient tout ou une partie de l’article Donzelot de la Biographie universelle et portative des contemporains T2 (en ligne
  • Annales de Martinique et Archives départementales