François-Raoul Larche

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Larche, Raoul

Nom de naissance Larche, François-Raoul
Naissance
Saint-André-de-Cubzac
Décès
Paris
Nationalité français
Activités sculpteur
Maîtres François Jouffroy, Auguste Dumont, Alexandre Falguière, Jean-Léon Gérôme et Eugène Delaplanche.
Récompenses Prix de Rome

François-Raoul Larche, né à Saint-André-de-Cubzac le et décédé à Paris le 3 juin 1912, est un sculpteur français, lauréat du prix de Rome de sculpture en 1886 ; le pouvoir évocateur de ses œuvres le classe parmi les artistes de style Art nouveau ; mais, c'est en tant que peintre qu'il débute et il peindra toute sa vie parallèlement à sa carrière de sculpteur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Guillaume Larche, sculpteur ornementaliste et ébéniste, et de Thérèse Lansade.

Son frère, Nicolas-Edouard Larche, est un architecte connu.

Après être passé par l’École nationale supérieure des arts décoratifs, il est admis à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris où il est l’élève de François Jouffroy, Auguste Dumont, Alexandre Falguière, Jean-Léon Gérôme et Eugène Delaplanche.

Il débute au Salon des artistes français en 1884 et expose très régulièrement jusqu’en 1911. En 1886, il obtient le second grand prix de Rome de sculpture ; cette année-là, le sujet du concours était « Tobie retirant le poisson de l’eau » et c’est Paul-Gabriel Capellaro qui reçut le premier grand prix[1].

Il reçoit une médaille de troisième classe en 1890, une médaille de première classe en 1893, un médaille d’or à l’Exposition universelle de 1900 et une médaille d’honneur en 1910.

La lampe Loie Fuller, c 1900

François-Raoul Larche est l’un des nombreux artistes à avoir été influencé par la danseuse américaine Loie Fuller : la lampe de 1901 inspirée de la danseuse, par son pouvoir évocateur, le classe parmi les sculpteurs qui ont rompu avec l’art académique et lui assura une grande notoriété. C’est ainsi qu’Il crée de nombreux objets d’art et pièces décoratives en bronze et en étain (lampe, vase, lustre, coupes décoratives…) qui ont été édités par la fonderie d’art Siot-Decauville à Paris; ses œuvres se négocient toujours, à des cotes appréciées, dans toutes les grandes salles de vente du monde. Il a produit également plusieurs statues religieuses telles une Jeanne d'Arc à l’église de Gagny ou Saint-Antoine à l’Église Saint-Antoine-des-Quinze-Vingts.

Membre du jury de l’École nationale des Beaux-arts et du Salon des Artistes français, il entre, en 1904, au comité de la Société des Artistes français ; il est fait officier de la Légion d’honneur le 16 mai 1910.

Alors que son atelier était situé, au 6 de la Rue Mornay dans le 4e arr. de Paris, il résidait souvent en Seine-et-Oise à Coubron (aujourd’hui en Seine-Saint-Denis) où sa maison existe toujours.

Le 3 juin 1912, il est renversé par une voiture alors qu’il se promenait, au bras d’un ami, dans les rues de Lagny ; transporté dans le coma dans un établissement de santé parisien, il décède le soir même ; après la cérémonie funéraire à l’Église Notre-Dame-d'Auteuil, le corps a été transporté à Coubron où eut lieu l’inhumation[2]. Sa tombe, située dans le cimetière de la commune, est surmontée d'une reproduction de l’une de ses statues. La commune fit élever un monument commémoratif dans la parc de la mairie : il est orné d’un groupe en bronze, « Les Faunes», œuvre du sculpteur lui-même[3]; par ailleurs, la commune possède plusieurs autres réalisations de l’artiste (buste de Mme Larche[4] ; « Éphèbe »[5] ; « Oreste »[6].

Mme Larche proposa de faire donation d'œuvres de son mari à la ville de Bordeaux à condition qu'une salle "Raoul-Larche" soit créée dans le musée de Peinture et Sculpture. La salle est inaugurée le 5 décembre 1921 mais ferme au début des années 1930.

En 1920, le Salon des Artistes français organisa au Grand Palais, une exposition rétrospective de son œuvre ; le 14 juin 1937, la totalité des pièces de l’atelier de R. Larche fut mise en vente à l’hôtel Drouot à Paris[7].

La place de la mairie de Saint-André-de-Cubzac porte son nom, ainsi qu'une avenue à Coubron et à Saint-Médard-en-Jalles.

Œuvres[modifier | modifier le code]

(Liste non exhaustive)

La fontaine Le Miroir d'eau, la Seine et ses affluents, marbre, square Jean-Perrin, Paris.
  • « Jésus Enfant parmi les Docteurs ou L'Inspiré » : sculpture en bronze dont un modèle en plâtre de la statue en pied a été exposé au Salon de 1890; Il figura également à l'Exposition Universelle de 1900 ; le succès de l'œuvre incita Larche à la faire éditer. Deux bronzes de la statue en pied ont été réalisés, et plusieurs plâtres destinés à des églises dont l’église Saint-Christophe de Coubron; une version en pierre est conservée au musée de Bordeaux : à partir de cette version, plusieurs éditions ont été exécutées par la Manufacture de Sèvres, en pâte tendre, en grès émaillé et en biscuit. En 1901, à Sèvres et dans le catalogue Siot-Decauville, l'œuvre portait le titre de L'Inspiré. Sèvres le proposa en statuette et en buste, Siot-Decauville en buste en deux dimensions (H. 37 et 19 cm) et en trois matériaux (bronze et chairs dorées, bronze à patine spéciale, étain) ; une version du buste en marbre est au musée des Beaux-arts de Calais[9];
La prairie et le ruisseau, Ny Carlsberg Glyptotek, Copenhagen.
  • La Prairie et le Ruisseau : groupe allégorique en marbre, exécuté en 1893, (h. 1,48 m) conservé au Palais du Luxembourg à Paris ; l’esquisse en terre-cuite est au musée d’Orsay ; une autre version, datée de 1902, est exposée à la Ny Carlsberg Glyptotek à Copenhague ; on note également une édition en bronze par Siot-Decauville, enfin une édition en biscuit par la Manufacture de Sèvres au musée national de la céramique[10];
  • « Femme chevauchant un dauphin » : sculpture (marbre blanc) en ronde-bosse ; au Musée d'Évreux[11];
  • « Les Violettes » : sculpture en plâtre exposée au Salon de 1899,, au musée d’Orsay ; cette œuvre a été éditée en bronze par Siot-Decauville[12];
  • « Les gourmandes » : sculpture en ronde-bosse en plâtre sur socle (H. 1,50 m) au musée des Beaux-arts de Bordeaux ; une épreuve en marbre est au musée d’Orsay[13]; le groupe en marbre, acquis par l’État en 1908, se trouve aujourd’hui au ministère de l’Industrie et du Commerce à Paris ; en 1913, Mme Larche obtient l’autorisation de faire réaliser une reproduction en bronze pour orner le monument à Raoul Larche érigé sur la place de Saint-André-de-Cubzac ; inauguré le 14 juin 1914, cette œuvre a été fondue pendant la Seconde Guerre mondiale dans la cadre de la récupération des métaux non ferreux[14];
  • « L’Apôtre » : figure colossale en ronde-bosse en marbre (h. 2,80 m), datée de 1889, dans le jardin de la mairie de Bordeaux ; le plâtre initial a été présenté au Salon de 1902[15];[16];
  • Projet d’un monument à Chardin : commande de l’État, pour décorer le Jardin du Carrousel à Paris ; la sculpture en ronde-bosse (plâtre) a été présentée au Salon de 1911 mais n’a jamais réalisée en marbre ; en 1920, elle a été déposée au musée de Bordeaux, à la demande de Mme veuve Larche[17] ;[18];
  • Projet d'un monument à la Tour d'Auvergne : la sculpture en ronde-bosse en plâtre (h.1, 60 m) n’a pas eu de suite ; elle se trouve au musée de Bordeaux[19]}}
  • Statue de Paul Dubois : statue en marbre (H. 1,50 m) au Ny Carlsberg Glyptotek de Copenhague[20]  ; le plâtre original est au musée de Troyes[21];[22];
  • « La tempête et ses nuées » : (Salon de 1899 et Exposition universelle de 1900) bronze de plus de trois mètres de haut commandé par la ville de Paris et exposée au Petit Palais en 1902 ; elle a été fondue en 1942[23]; une réduction de cette œuvre (h. 0,85 m) a été réalisée en bronze;
  • Lustre : lustre en bronze doré et albâtre (h. 0,60 m, d. 0,55 m) réalisé vers 1900 ; au musée d’Orsay[27];
  • Lampe "Loie Fuller" : lampe en bronze dorée et ciselée (h. 0,32 m) dans la style Art Nouveau ; fondue par Siot-Decauville, cette œuvre, datée de 1901, a été déclinée en trois modèles et reproduite en de nombreux exemplaires : elle a connu un immense succès et on la retrouve dans de nombreux musées: (Bayerisches Nationalmuseum à Munich, Dayton Art Institute à Dayton[28]...);
  • « Jeune homme à l’épée » ou « Vingt Ans » : statuette en bronze patiné (Salon de 1894) (h. 0,27 m)[29];
  • Médaillon de Jean Lionnet au cimetière de Fontainebleau: la tombe de Jean Lionnet (1872-1910), qui fut un propagandiste de l’émigration française au Canada est ornée d’un très beau médaillon en bronze par Raoul Larche[30];
  • « La Mer » : surtout de table en 3 pièces en étain ; au musée d’Orsay[34];
  • « Bacchante » : sculpture en bronze datée de 1910 au Musée d'Aquitaine à Bordeaux ; Il représente une jeune femme en buste (allégorie de la vigne et du vin), les cheveux dénoués et le haut du corps dénudé[35];
  • Les fontes d’édition : R. Larche a produit de très nombreux modèles d’objets décoratifs qui ont été édités en bronze ou en étain par le fondeur Siot-Decauville ou par le fonderie Susse : vanette aux deux enfants, vase ornée de têtes de jeunes femmes, vide poche à décor d'une jeune fille et de deux feuilles …[36]; « Les Roseaux »[37].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Journal des débats politiques et littéraires du 28/07/1886 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k463637m.image.r=larche.f2.hl
  2. Le Figaro du 5 juin 1912http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2896045.image.r=larche.f2
  3. http://fr.topic-topos.com/monument-a-raoul-larche-coubron
  4. « Notice no PM93000046 », base Palissy, ministère français de la Culture
  5. « Notice no PM93000044 », base Palissy, ministère français de la Culture
  6. « Notice no PM93000043 », base Palissy, ministère français de la Culture
  7. http://catalogue.drouot.com/ref-drouot/lot-ventes-aux-encheres-drouot.jsp?id=2112093
  8. « Notice no AR449835 », base Arcade, ministère français de la Culture
  9. « Notice no M0301000118 », base Joconde, ministère français de la Culture
  10. http://www.musee-orsay.fr/fr/collections/catalogue-des-oeuvres/notice.html?no_cache=1&nnumid=015380&cHash=3d2b34083d
  11. « Notice no 07030000105 », base Joconde, ministère français de la Culture
  12. « Notice no 000SC013780 », base Joconde, ministère français de la Culture
  13. « Notice no 000SC021336 », base Joconde, ministère français de la Culture
  14. http://www.e-monumen.net/index.php?option=com_monumen&monumenTask=monumenDetails&monumenId=9182&Itemid=19
  15. « Notice no 000SC021226 », base Joconde, ministère français de la Culture
  16. http://www.33-bordeaux.com/jardins/jardin-mairie/jardin-mairie-19.htm
  17. « Notice no 00650003454 », base Joconde, ministère français de la Culture
  18. Gazette des Beaux-arts 1920 p. 20 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6111298f.image.r=larche.f33.hl
  19. {{Base Joconde|000SC021277
  20. Paul Dubois entretenait des relations amicales avec Carl Jacobsen, le fondateur du musée
  21. « Notice no 000SC027210 », base Joconde, ministère français de la Culture
  22. http://www.flickr.com/photos/24271543@N03/6966780891/
  23. http://www.cbx41.com/article-la-tempete-et-se-nuees-sculpture-de-raoul-larche-petit-palais-46002503.html
  24. http://www.cbx41.com/article-22872795.html
  25. « Notice no AR448131 », base Arcade, ministère français de la Culture
  26. http://en.patrimoine-de-france.com/hauts-de-seine/ville-d-avray/monument-groupe-sculpte-dit-monument-en-hommage-a-corot-par-raoul-larche-25.php
  27. http://www.musee-orsay.fr/fr/collections/oeuvres-commentees/arts-decoratifs/commentaire_id/lustre-8888.html?tx_commentaire_pi1%5BpidLi%5D=846&tx_commentaire_pi1%5Bfrom%5D=843&cHash=12a23f3b91
  28. http://www.gazette-drouot.com/static/magazine_ventes_aux_encheres/coup_de_coeur_enchere/081212_larche.html
  29. http://www.expertissim.com/bronzes/raoul-larche-jeune-homme-a-l-epee-en-bronze-o12123555.html
  30. . http://www.landrucimetieres.fr/spip/spip.php?article2175
  31. « Notice no AR448132 », base Arcade, ministère français de la Culture
  32. « Notice no 000SC021177 », base Joconde, ministère français de la Culture
  33. http://www.aguttes.com/html/fiche.jsp?id=2876247
  34. http://www.photo.rmn.fr/cf/htm/CSearchZ.aspx?o=&Total=33&FP=65429657&E=2K1KTSJTKQ0YX&SID=2K1KTSJTKQ0YX&New=T&Pic=17&SubE=2C6NU0HA9T5M
  35. http://www.amis-musee-aquitaine.com/index.php?option=com_content&view=article&id=69&Itemid=5&47923c92b697931fe13609b53f59e783=1046016b2ebf3431f2610e047376cc58
  36. http://www.artfact.com/artist/larche-raoul-jk0kdlao7t/sold-at-auction-prices/
  37. http://catalogue.gazette-drouot.com/ref/lot-ventes-aux-encheres.jsp?id=2151993

Sources[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Renoux, « Raoul Larche, statuaire (1860-1912) », Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art français, 1987
  • Pierre Kjellberg : Les bronzes du XIXe siècle, éditions de l’amateur, Paris, 1996.