François-Louis Français

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François-Louis Français, né à Plombières-les-Bains (Vosges) le 17 novembre 1814 et mort à Paris le 28 mai 1897, est un peintre paysagiste, graveur et illustrateur français de l'école de Barbizon, l'un des fondateurs de la Société des aquarellistes français. Un musée lui est dédié dans sa ville natale[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Cascade du Gehard (Vosges), musée Charles de Bruyères, Remiremont.
Paysage avec Daphnis et Chloé, musée des beaux-arts de Strasbourg.
Plombières en hiver, 1890, musée Charles de Bruyères, Remiremont.

François-Louis Français étudie la peinture sous la direction de Jean Gigoux et de Jean-Baptiste Corot, et débute au Salon de 1837. Ses premières toiles trahissaient une sorte de pesanteur native, dont il se débarrassa peu à peu. Son premier paysage : Une Chanson sous les saules, peint en collaboration avec Henri Charles Antoine Baron, est remarqué. On lui doit aussi : Jardin antique, Le Parc de Saint-Cloud (avec des figures d'Ernest Meissonier), Soleil couchant en Italie, La Fin de l'hiver, Le Ravin de Nepi, Vue des environs de Rome (1853).

Il reparaît à l'Exposition universelle de 1855 avec ces quatre dernières toiles et un Sentier dans les blés, qui révèle un paysagiste de premier ordre. Indiquons ensuite le Ruisseau de Neuf-Pré, et, parmi plusieurs toiles de moindre importance, la grande page Orphée (1863). Après Orphée, la toile la plus importante de Français est son Bois sacré où l'artiste rend une fête de la nature, une aube de printemps. Viennent ensuite : Environs de Paris, Environs de Rome (1866), les Regains (1868), Le Mont Blanc vu de Saint-Cergues (1866), Vue prise aux Vaux-de-Cernay (1872), Souvenir de Nice (1873), une Source, une Terrasse à Nice (1874), Le Ravin du Puits-Noir, Le Ruisseau du Puits-Noir (1875), Le Miroir de Scey.

En 1878, Français réalise deux compositions représentant Adam et Ève chassés du paradis et le Baptême du Christ pour l'église de la Trinité, à Paris.

Il envoie deux peintures au Salon de 1878 : Le Mont Cervin et Le Lac de Némi, et deux aquarelles : un Sentier à Rome et une Lisière de Bois en automne. L'artiste expose ensuite La Vallée du Roussillon (1879), Le Soir et la Grand'-Route à Combs-la-Ville (1880), l'Ave Maria à Castel Gandolfo, un Lavoir à Pierrefonds (1881).

En 1884, Français expose l'Étang de Clisson, paysage plein de fraîcheur et de poésie, en 1885, une Vue du bord du lac de Némi, d'une admirable transparence aérienne, et un petit Dessous de bois. En 1890, Français est le premier paysagiste à être admis à l'Institut au fauteuil de Robert-Fleury. Cette même année, il obtient la médaille d'honneur au Salon des Champs-Élysées où il expose deux paysages.

Excellent peintre de portrait, Français exécute son autoportrait pour le Corridor de Vasari de la Galerie des Offices de Florence.

Français illustre de nombreux ouvrages de son époque, notamment Robinson Crusoé, collabore à plusieurs journaux, et grave plusieurs œuvres d'interprétation dont celles de Prosper Marilhat.

Il signait Françai, mais aussi Fr. ou ENF.

Œuvres[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Dessins, aquarelles[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

  • 1897 - Les petits pêcheurs aux environs de Plombière, hsp, Sbd, dim; 33 x 46cm ( vente Deburaux, Barbizon, le 3 juin 2007, lot n°66, p.31 du catalogue "l'école de Barbizon")
  • s.d. - La prairie du Breuil, hsp, Sbg, dim; 21,2 x 32,4 cm ( les deux personnages sont le peintre et Rose Maireau[2] (vente Deburaux, Barbizon, le 3 juin 2007, lot n°65, p.31 du catalogue "l'école de Barbizon")

Gravures, lithographies[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

Expositions, galeries[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Monument au peintre Louis Français par Émile Peynot, Plombières-les-Bains.

En 1897, ses amis organisèrent une exposition regroupant les paysagistes des années 1830 à l’École des beaux-arts de Paris, à l’occasion de l’érection du monument commémoratif dans sa ville natale.

Il a vécu au 139 boulevard du Montparnasse à Paris, où il est mort. Une plaque apposée par les peintres lorrains le commémore.

À Plombières-les-Bains, sa ville natale, un monument, œuvre du sculpteur Émile Peynot, lui est dédié sur la place Louis-Français.

Le musée local de Plombières-les-Bains, consacré aux beaux-arts et aux sciences de la nature, porte son nom[3], de même qu'une avenue.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Plombières-les-Bains [1]
  2. Répertorié au catalogue de l'exposition "Louis Français " de janvier-février 1898 sous le n°53 dans le catalogue et sous le même numéro à l'exposition
  3. Musée Louis Français [2]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit
  • L'Artiste, juin 1897, p. 476.
  • L'Illustration, 55e année, no 2832, p. et page de titre et p. 452 (notice nécrologique par A. de L.)
  • La France illustrée, no 1176, 12 juin 1897, p. 23.
  • André Girodie, François-Louis Français, F. Ducloz, Montiers, 1902 (extrait des Notes d'art et d'archéologie)
  • Aimé Gros, François-Louis Français : causeries et souvenirs, par un de ses élèves, Librairies-imprimeries réunies, Paris, 1902, 297 p.
  • Notice biographique de Pierre Heili dans Albert Ronsin (dir.), Les Vosgiens célèbres. Dictionnaire biographique illustré, Éditions Gérard Louis, Vagney, 1990, p. 149-150 (ISBN 2-907016-09-1)
  • Roland Conilleau, Louis Français, Peintre de la nature, 1814-1897, Sarreguemines, Ed. Pierron, 1997

Liens externes[modifier | modifier le code]

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