François-Ganivet Desgraviers-Berthelot

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François-Ganivet
Desgraviers-Berthelot
Naissance 4 février 1768
Montboyer
Décès 26 juillet 1812 (à 44 ans)
Bataille de Salamanque
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 17911812
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes

François-Ganivet Desgraviers-Berthelot, né le 4 février 1768 à Montboyer et mort le 26 juillet 1812 des suites de ses blessures reçues à la bataille de Salamanque, était un militaire français des XVIIIe et XIXe siècles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Desgraviers se destinait à la carrière du barreau lorsque la Révolution de 1789 vint subitement changer sa vocation.

Il entra au service le 21 septembre 1792 comme chef de bataillon dans le 17e de volontaires, amalgamé avec le 71e régiment pour former la 131e demi-brigade, devenue 1er régiment de ligne.

Le jeune Desgraviers fit les campagnes de l'armée du Nord de 1792, 1793, des ans II et III. À l'affaire de Wervik, le 13 septembre 1793, il chargea, à la tête de son bataillon, sur 4 pièces d'artillerie qui faisaient beaucoup de ravage dans les rangs de la division Dumesnil, et parvint à les chasser de leur position. Pendant cette action, il eut un cheval tué sous lui.

Après avoir fait avec distinction les guerres des ans IV, V et VI à l'armée gallo-batave, il passa avec son corps à celle du Rhin. À l'affaire de Liptingen le 4 germinal an VII, 5 compagnies de son régiment, devenu 1er de ligne, s'étaient enfoncées dans un bois à la poursuite de l'ennemi et allaient infailliblement être prises, lorsque Desgraviers, dont le cheval venait d'être blessé, traverse la ligne des tirailleurs autrichiens et dégage ses soldats malgré les forces imposantes qui l'entourent et un feu meurtrier d'artillerie et de mousqnclerie.

Il fut nommé chef de brigade le 12 messidor an VII. Pendant la campagne de l'an VIII, à l'armée d'Helvétie, il poursuivit vigoureusement dans plusieurs rencontres les insurgés suisses, les força d'abandonner les positions inexpugnables qu'ils occupaient, contribua puissamment au succès de cette guerre et au rétablissement des communications qui avaient été interrompues entre la Suisse et l'Italie.

Au mois de prairial an VIII, il commandait une expédition chargée de chasser les troupes qui s'étaient réfugiées dans la vallée du Rhin, et les débusqua de toutes leurs positions avec perte de 60 hommes tués ou blessés.

Passé à l'armée d'Italie en l'an IX, il y servit jusqu'en 1806.

Le premier Consul le nomma membre de la Légion d'honneur le 19 frimaire an XII, et il fut fait officier de cet Ordre le 25 prairial suivant. Le colonel Desgraviers, qui avait été mis à la retraite le 17 mai 1807, reprit de l'activité le 14 août 1809, et reçut le commandement du 4e régiment d'infanterie légère.

Il fit avec ce corps plusieurs garnisons en Italie. Nommé général de brigade le 22 juin 1811, il fut employé à l'armée du nord de l'Espagne.

Commandant de la 1re division de l'armée de Portugal au commencement de 1812, il fut, à la tête de celle-ci, mortellement blessé à la bataille de Salamanque le 22 juillet[1], il termina sa glorieuse carrière le 26 du même mois, n'ayant encore que quarante-quatre ans.

État de service[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Officier de la Légion d'honneur le 14 juin 1804, il est fait baron de l'Empire le 1er janvier 1813[2] à titre posthume.

Remarque[modifier | modifier le code]

Il porte le surnom Berthelot à cause du hameau où il est né, près de Montboyer, en Charente. D'autres personnes de la famille sont nées ou décédées à Bois Neuf, ou à l'Anglade, deux autres hameaux.[réf. nécessaire]

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Pigeard, Dictionnaire de la Grande Armée, Tallandier,‎ septembre 2002 (ISBN 2-84734-009-2), p. 615
  2. Jean Tulard, Napoléon et la noblesse d'Empire, Tallandier,‎ avril 2001 (ISBN 2-235-02302-9), p. 209