François-Gabriel Lépaulle

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Guillaume-François-Gabriel Lépaulle[1], né à Versailles le et mort à Ay (Marne) le , est un peintre français.

Élève de Regnault, de Vernet et de Bertin, Lépaulle étudia tour à tour l’histoire, le genre et le paysage et peignit simultanément à peu près tous les genres. Entré en même temps à l’École des beaux-arts, il débuta au Salon de 1824 avec l’Invention de la lyre. Il a figuré depuis à toutes les expositions annuelles avec une profusion de sujets de toutes sortes, malgré de nombreux voyages en Espagne, en Italie, en Flandre, en Afrique et en Turquie. Parmi ses envois qui appartiennent à tous les genres, on citera : Intérieur d’appartement Louis XIV (1831) ; la Coquette (1835) ; Frascatane en habits de fête, Vue de Paris (1839) ; la Rêveuse italienne (1841) ; la Mandoline, Au bal de l’Opéra (1842) ; Chacun chez soi, scène flamande (1845) ; les Odalisques au bain, l’Intérieur du harem (1846) ; l’Esclave favorite (1847) ; l’Indécision (1852). Parmi toutes ces scènes tragiques, humoristiques, ces vues pittoresques, ces portraits d’artistes ou d’hommes politiques, qu’il exécutait pendant ses incessants voyages, bien peu eurent un vrai mérite. Il eut cependant de hautes relations, car il est représenté aux galeries de Versailles par les portraits en pied de l’Amiral de Rigny, du duc de Plaisance, de Napoléon III (1893) et il a exécuté les portraits des barons Lionel de Rothschild, Frossard, des ducs de Choiseul, Plaisance, Ossuna, d’Infanlado, des comtes Lanjuinais, Montesquiou, Rigny, Montebello, Breteuil, des marquis Maison, Las Marismas, des généraux Rouyer, Cavaignac, de MM. Ciceri, Dupin, Paulin, Poncelet, Lemaire, Raoul-Angles, From. Halévy, Grevedon, Castil-Blaie, David Lévi Alvarès (1794-1870), G. Chadeuil (1831-1853) ; la Reine Isabelle d’Espagne, l’Empereur Napoléon III (1853). Il a exécuté, comme portraitiste, une longue galerie d’acteurs. On a vu en outre de Lépaulle à l’exposition universelle de 1855 : le maréchal Leroy Saint-Arnaud ; au Salon de 1857 : le Rêve d’amour, une Chasse, une Madeleine, et le portrait de Caroline Miolan-Carvalho ; à celui de 1861 : les portraits de Victor-Emmanuel, du général comte de Pontwès, de Tamberlick dans le rôle de Poliuto ; à celui de 1863 : un Rendez-vous de chasse de l’Empereur à Pierrefonds et plusieurs Portraits ; à celui de 1864 : deux Portraits ; à celui de 1865 : deux autres Portraits ; à celui de 1866 : Chasse à courre, Portrait ; à celui de 1868 : le Pape visitant des prisonniers garibaldiens, Portrait ; à celui de 1869 : deux Portraits. Citons encore : des Oiseaux, des Rendez-vous de chasse, l’Attaque, l’Accompagnée, le Hallali, la Curée, acquis par les princes de Wagram et de Plaisance, Chevaux effrayés par un épervier, le Steeple-chase, etc. Il a enfin envoyé à la Société des Amis des arts de Lyon une Ariane abandonnée (1840), et travaillé à la décoration intérieure de Saint-Merry.

On lui doit encore les peintures de la chapelle Saint-Vincent-de-Paul à l’église Saint-Merry.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. ou Lépaule.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains, 5e éd., Paris, Hachette, p. 1144.

Liens externes[modifier | modifier le code]