François-Emmanuel Cangiamila

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

François-Emmanuel Cangiamila (en italien Francesco-Emanuele Cangiamila)  (né le 1er janvier 1702 à Palerme, mort le 7 janvier 1763 dans la même ville) était un homme d'Église italien du XVIIIe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

François-Emmanuel Cangiamila devint successivement docteur en théologie, chanoine de la métropole de Palerme, et inquisiteur provincial du royaume de Sicile.

Œuvres[modifier | modifier le code]

François-Emmanuel Cangiamila est l'auteur de :

  • Embriologia sagra, overro trattato degli uffici, etc.; Milan, 1751, in-4°; Palerme, 1758, in-fol., traduit plusieurs fois en latin sous le titre : Embryologia sacra, sive de officiis sacerdotum, medicorum et aliorum circa aeternam parvularum in utero existentium salutem[1] ; Palerme, 1761, in-fol. ; Vienne, 1765, in-8° ; Venise, 1769, in-fol. : l'abbé Dinouart et le médecin Roux l'ont traduit en français, en y ajoutant les décrets des assemblées du clergé, des synodes et des conciles; Paris, 1762 et 1766, in-12. Cet ouvrage, qui a été traduit encore dans d'autres langues, notamment en grec moderne, par le jésuite Vélastie, est à la fois un traité de confession, d'hygiène privée et de médecine légale relativement aux femmes enceintes.

Il s'agissait d'éviter que les enfants mourussent sans baptême et fussent donc condamnés à passer l'éternité dans les Limbes.

Ce texte étrange atteint aujourd'hui plusieurs centaines d'euros chez les bouquinistes mais le lecteur curieux pourra en trouver une adaptation abrégée en espagnol[2], publiée par le Proyecto Filosofía en español.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jean Chrétien Ferdinand Hoefer, Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, chez Firmin-Didot 1855
  • Biographie médicale. — Adelung, supplém. à Jöcher, Allgemeines-Gelehrten-Lexicon
  • On trouvera un article développé, avec bibliographie, dans l'Encyclopédie Treccani (it). De cette dernière, Amedeo Benedetti (it), directeur de la collection « Istituzioni culturali italiane » della Erga, Gênes, écrit dans l'abstract de son livre L'Enciclopedia italiana Treccani e la sua biblioteca : « C'est une bibliothèque de référence, elle contient autant de livres qu'il est nécessaire pour avoir rapidement une idée des faits, disposer d'articles de fond ou pénétrer dans toute la profondeur du savoir humain. »
  • Un Abrégé de l'embryologie sacrée a été publié par l'abbé Dinouart. On peut consulter sur Google la seconde édition, parue chez Nyon à Paris en 1774.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. C'est-à-dire : Embryologie sacrée ou traité des devoirs des prêtres, des médecins et des autres personnes concernant le salut éternel des tout-petits qui existent dans l'utérus. Ce livre a fait l’objet d’une étude de Carmen Trimarchi, Pietà e cultura religiosa nella Sicilia del settecento: L'Embriologia sacra di Francesco Emanuele Cangiamila] (Piété et culture religieuse dans la sicile du XVIIIème siècle : L'embryologie sacrée de Francesco Emanuele Cangiamila).
  2. Inocencio María Riesco Le-Grand, Tratado de Embriología Sagrada (1848)