François-Étienne de Damas

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François-Étienne de Damas
François-Étienne Damas (gravure de 1818).
François-Étienne Damas (gravure de 1818).

Naissance 22 juin 1764
Paris
Décès 23 décembre 1828 (à 64 ans)
Paris
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 17891828
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur
Hommages Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile, 26e colonne
Famille Famille de Damas

François-Étienne de Damas, né le 22 juin 1764 à Paris, où il est mort le 23 décembre 1828, est un général français.

États de service[modifier | modifier le code]

Damas se destinait à l'architecture. Le 14 juillet 1789, il était garde national, et servit au camp sous Paris en 1792. Ses connaissances en mathématiques le firent choisir comme aide-de-camp par le général du génie Meusnier, lorsque celui-ci vint prendre son commandement à Paris. Il le suivit à l'armée du Rhin commandée par Custine. Il était dans Mayence assiégée en 1793 et se trouva près de son général lorsque celui-ci fut blessé mortellement, en traversant le Main à Cassel.

Nommé adjudant-général, chef d'état-major de Kléber, général de brigade le 27 novembre 1793, il se distingua au passage du Rhin, où il enleva à la baïonnette une position des Autrichiens et eut la jambe traversée par une balle, au moment où, selon l'expression de Jourdan, il montrait à l'armée le chemin de la victoire.

Depuis il continua à figurer avec éclat dans toutes les rencontres où il se trouva. Durant la campagne d'Égypte, à l'assaut d'Alexandrie, à la prise de Rosette, au combat de Chebreiss, à la bataille des Pyramides, au combat de Ghemélié. Il prit part à la destruction du camp des Mameluks devant El-Arichet, et fut atteint de la peste à Jaffa.

Nommé général de division le 1er septembre 1799, il commanda une partie de la haute-Égypte après la mort de Kléber.

Après la bataille imprudemment livrée par Menou, le général de Damas fut mal traité dans les rapports envoyés à Paris et disgracié par Napoléon Bonaparte, il quitta le service et on le laissa cinq ans sans emploi. Il fut compromis dans le procès de Jean Victor Marie Moreau, et rendu à la liberté par l'intercession de Joachim Murat. Celui-ci, devenu grand-duc de Berg, l'employa comme secrétaire d'État et commandant militaire (1806). Il fit la campagne de Russie, se distingua au passage de la Bérézina, puis revint dans le duché de Berg, et rentra en France en 1815 avec le titre d'inspecteur général d'infanterie. Il fut nommé par le roi colonel d'armes, commandant la garde royale de Paris (depuis gendarmerie royale), inspecteur général d'infanterie pendant les Cent-Jours, et conserva ces fonctions de 1816 à sa mort.

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • Portrait en miniature par J. Guérin, Salon de 1826. Ce portrait fut prêté par le commandant Damas en 1938 pour l'exposition Bonaparte en Égypte, n° 257 du catalogue.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]