Fragnes (Saône-et-Loire)

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Fragnes
Le centre du bourg (la halle et les commerces).
Le centre du bourg (la halle et les commerces).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Chalon-sur-Saône
Canton Chalon-sur-Saône-Nord
Intercommunalité Le grand Chalon
Maire
Mandat
Alain Gaudray
2014-2020
Code postal 71530
Code commune 71204
Démographie
Population
municipale
997 hab. (2011)
Densité 258 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 50′ 06″ N 4° 50′ 49″ E / 46.835, 4.8469444444446° 50′ 06″ Nord 4° 50′ 49″ Est / 46.835, 4.84694444444  
Altitude Min. 178 m – Max. 191 m
Superficie 3,86 km2
Localisation

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Fragnes

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Fragnes

Fragnes est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Fragnes est située au nord de Chalon-sur-Saône, à environ 7 km. Elle est traversée par le Canal du Centre, et par la voie verte "Chalon sur Saône - Saint Léger sur Dheune" qui longe le canal. Elle bordée par La Thalie.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Loyère, Virey-le-Grand Rose des vents
La Loyère
Champforgeuil
N Virey-le-Grand
Crissey
O    Fragnes    E
S
Chalon-sur-Saône

Histoire[modifier | modifier le code]

L’origine du nom est issu du latin « fraxinus » (frêne).

S’il est difficile de dater sa fondation, on peut toutefois préciser que la paroisse est désignée dans les chartes monacales au VIe siècle.

Cependant, son histoire gallo-romaine est prouvée par les découvertes situées sur le lieu-dit « Le Bois-Menuse » :

- en 1763, 18 figurines de bronzes (laraires), représentant des dieux domestiques ; - en 1851, plus de 800 pièces d’argent d’époque romaine ; - en 2008, entre Fragnes et Le Défend (Virey-le-Grand), un site funéraire avec des bâtiments attenants.

Fragnes était traversée par la voie romaine de Chalon-Beaune qui passait par le « Bois-Menuse » et l’est de la commune, et qui semble être le tracé de l’actuelle « route de Demigny » (C.D.19). Celle-ci fut une route capitale au Moyen Age, jusqu’au XVIIe siècle, pour laisser finalement son importance à la route royale de Chagny. Le roi Louis XIII traversa Fragnes lors d’un voyage qui le vit s’arrêter à Beaune, puis à Chalon-sur-Saône, où il fut accueilli par les notables au lieu-dit « Le Bassin », sur la commune de Fragnes.

La commune appartenait, comme une partie de sa voisine La Loyère, à l’abbaye Saint-Pierre de Chalon-sur-Saône. En 1580, la seigneurie de La Loyère fut acquise par M. Beuvrand, issu d’une famille bourgeoise de Chalon anoblie grâce aux offices importants de ses membres. En 1673, la famille Beuvrand de La Loyère échange, avec l’abbaye de Saint-Pierre, ses terres et seigneurie de Panissières (Saint-Germain-du-Bois) contre les terres et seigneurie de Fragnes. Dès 1877, les écoles des deux communes étaient liées, celle de Fragnes accueillant les garçons et celle de La Loyère, les filles. En 1978, un groupe scolaire est construit Rue du Bourg à Fragnes, pour y réunir tous les enfants. Vinrent s’y ajouter une cantine et une garderie qui sont aujourd’hui communales. Les écoles prennent le nom de Mireille et Gaston Mallet, en hommage à un couple d’instituteurs. Mireille Mallet est l’auteur du livre « Sous le signe du triangle » (paru en1949 aux imprimeries Jobard) dans lequel elle raconte sa vie en déportation.

L’église, en partie romane, fut bâtie sur une motte féodale. En 1980, lors de travaux, on y a trouvé environ 2000 deniers en excellent état, datant des XIe et XIIe siècle, provenant de plusieurs ateliers de frappe.

Le Canal du Centre, creusé de 1783 à 1791 sous la direction de l’ingénieur des Etats de Bourgogne Emiland Gauthey et reliant Digoin à Chalon, traverse Fragnes où se situe une écluse et deux ports : Le Meix Vau et le Bassin. Si l’activité commerciale du canal fut très importante, elle n’a pas résisté à la vitesse et au coût intéressant du transport ferroviaire et routier. Des aménagements ont permis d’y favoriser la navigation de plaisance et de faire de Fragnes un port très apprécié des plaisanciers. Les chemins de halage ont été transformés en des pistes cyclables très agréables.

Si l’économie principale de Fragnes était basée sur l’élevage et l’agriculture, le port de déchargement a amené le développement du lieu-dit « Le Bassin ». Situé sur la route de Demigny, c’est ici que l’entreprise Kodak, par exemple, achète ses premiers terrains, répartis sur les communes de Fragnes, Virey-le-Grand et Crissey dès 1957 pour y implanter une usine de fabrication de bobine et de papiers, créant ainsi plus de 3000 emplois. Le 10 février 2008, les employés assistent à la destruction à la dynamite de leur usine. Depuis, un campus industriel crée par la communauté de commune du Grand Chalon, Saôneor, accueille sur ce même site, près de 40 entreprises, évitant ainsi le démantèlement complet du site, et assurant un maintien de l’emploi.

La proximité d’un bassin industriel important, des voies de communications et de la ville de Chalon-sur-Saône, explique certainement la nette évolution démographique des années 60 à nos jours.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1792 Claude Gilles    
1792 1801 André Loiseau    
1801 1813 Claude Maréchal    
1813 1840 Pierre Beuchot    
1840 1859 Pierre Caillet    
1859 1898 Hippolyte Batault    
1898 1908 Debost    
1908 1913 Pierre Muthelet    
1913 1919 Jean Régnault    
1919 1945 Xavier Champion    
1945 1947 Onesime Muthelet    
1947 1949 Henri Guillet    
1949 1959 Claude Crétin    
1959 1977 André Muthelet    
1977 1989 Bernard Vernot    
1989 mars 2001 Armand Jacquard    
mars 2001 mars 2014 Gilles Gonnot    
mars 2014 en cours Alain Gaudray[1]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 997 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
197 182 172 212 214 193 160 180 181
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
189 195 188 194 195 185 190 188 184
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
177 153 142 143 153 164 152 196 195
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
200 257 364 569 740 895 990 1 004 997
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Journal de Saône-et-Loire, édition Chalon du 2 avril 2014, p. 8
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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