Fracture du col du fémur

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Fracture du col du fémur
Classification et ressources externes
Hueftgelenk-Oberschenkelhalsbruch.jpg
Fracture du col du fémur.
CIM-10 S72.0
CIM-9 820
eMedicine emerg/198  sports/48
MeSH D006620
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Les fractures du col du fémur désignent dans le langage commun toutes les fractures de l'extrémité supérieure (épiphyse) du fémur.

Dites aussi "cervicales", elles font suite à une chute, elles sont douloureuses et responsables d’impotence fonctionnelle. Les contraintes mécaniques tendent à séparer les fragments osseux. Elles sont d’évolution peu favorables du fait de la lésion associée de l’artère circonflexe postérieure.

Elles se repèrent par la classique triple déformation du membre inférieur qui est en adduction, raccourcie et en rotation externe & on la confirme par un bilan radiographique (bassin et hanche) où l’on peut distinguer :

  • 2 types via la classification de Pauwels selon l’orientation du trait fracturaire : vertical instable & horizontal stable.
  • 4 stades via la classification de Garden selon l’orientation des travées qui bougent avec le déplacement de la tête fémorale : si elles se déplacent vers le haut on parle de valgus (1), ouvrant l’angle cervico diaphysaire ; alors que vers le bas, fermant l’angle cervico diaphysaire on parle de varus (3-4).

Le risque de nécrose augmente avec le déplacement et donc avec le stade de Garden.

Le traitement chirurgical précoce évite les complication de décubitus justifiant la thérapeutique anticoagulante systématique. Il est différent selon le stade :

  • Conservateur via ostéosynthèse pour le stade 1 et 2 quel que soit l’âge et pour les stades 3 et 4 chez les jeunes patients, le risque est alors la nécrose et la pseudo arthrose ;
  • Radical, par prothèse, pour les patients âgées aux stades 3 ou 4, le risque est alors la luxation est le désassemblage.

Incidence[modifier | modifier le code]

Les fractures de l'extrémité proximale du fémur sont fréquentes chez les personnes âgées. Elles sont liées à l'ostéoporose, ce qui explique qu'elles frappent plus précocement et plus fréquemment les femmes que les hommes. Elles surviennent souvent après quatre-vingts ans à l'occasion d'un traumatisme minime, telle une chute de sa hauteur. Parfois aussi, elles sont spontanées et entraînent la chute. Leur gravité vient de la fragilité des patients atteints. Globalement un tiers des patients décède dans l'année suivant l'accident, un tiers devient plus ou moins dépendant et seulement un tiers récupère une fonction normale[1]. Aux États-Unis, l'incidence annuelle chez les femmes de plus de 65 ans est légèrement inférieure à 1 %. Elle est de moitié chez les hommes de la même tranche d'âge. Elle a diminué de près de 20 % depuis 1995[2].

Anatomie[modifier | modifier le code]

L'extrémité supérieure du fémur comprend le grand trochanter, le petit trochanter, le col du fémur et la tête du fémur. Deux tiers des fractures passent dans le massif des trochanters, un tiers seulement intéresse vraiment le col du fémur.

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On classifie les fractures du col du fémur selon la classification de Garden[3]:

  • Garden I : fracture engrenée en valgus
  • Garden II : fracture sans déplacement
  • Garden III : fracture en varus, avec déplacement
  • Garden IV : fracture en varus, avec déplacement important et désolidarisation [4]

Cliniquement[modifier | modifier le code]

Le diagnostic est posé après une chute avec le plus souvent impossibilité de se relever. La jambe fracturée est raccourcie, le pied est tourné vers l'extérieur. Parfois, la fracture est engrenée et le patient peut continuer à marcher pendant plusieurs jours.

Le diagnostic est confirmé par des radiographies de la hanche de face et de profil.

Il existe plusieurs classifications des fractures selon la localisation et selon le déplacement.

Prise en charge[modifier | modifier le code]

Le traitement n'est pas toujours chirurgical. Les fractures dites stables (Garden I) engrenées peuvent consolider spontanément en suspendant l'appui pendant 6 semaines.

Les fractures du col du fémur non déplacées peuvent être synthétisées par vissage, les fractures déplacées bénéficieront le plus souvent d'un remplacement du col et de la tête du fémur par une prothèse de hanche.

Les fractures du massif des trochanters sont réparées par un matériel d'ostéosynthèse comme par exemple une vis plaque.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) B. Abrahamsen, T. van Staa, R. Ariely, M. Olson, et C. Cooper « Excess mortality following hip fracture: a systematic epidemiological review » Osteoporos Int. 2009 Oct;20(10):1633-50. PMID 19421703
  2. (en) Brauer CA, Coca-Perraillon M, Cutler DM, Bosen AB, « Incidence and mortality of hip fractures in the United States » JAMA 2009;302:1573-1579
  3. R. S. Garden. Obituary. British Medical Journal, vol 285, 11 December 1982, p.1751.
  4. U.L.P. - Faculté de Médecine Strasbourg - DCEM1 2004/ 2005 - Module 12B - Appareil Loco-Moteur P. SIMON 17/09/03 Fractures de l'extrémité supérieure du fémur.