Fraction d'éjection

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La fraction d’éjection (ou FE) est une mesure de la capacité du cœur à se contracter efficacement.

Elle se calcule en divisant le volume d'éjection systolique (différence entre le volume diastolique (ventricule plein) et le volume systolique (volume du ventricule une fois vidée par la contraction de son muscle)) par le volume télédiastolique. Lorsque le contexte ne précise pas de quel ventricule il s’agit, il faut comprendre « fraction d’éjection du ventricule gauche » (abrégé FEVG, en anglais LVEF, Left Ventricular Ejection Fraction).

Elle est de l'ordre de 60 % chez l’individu normal et diminuée en cas d’anomalie de la contractilité, pouvant descendre jusqu’à 20 % en cas de dysfonction majeure (insuffisance cardiaque). En cas d'insuffisance cardiaque, sa valeur permet de distinguer les insuffisances cardiaques systoliques (fraction d'éjection basse) et diastoliques (dites « à fonction systolique conservée »).

Lorsque la fraction d’éjection est diminuée, l’organisme peut maintenir le débit cardiaque de deux manières : en augmentant la fréquence cardiaque, (tachycardie), et en maintenant un volume d’éjection systolique constant en augmentant le volume diastolique.

L’augmentation du volume diastolique a pour conséquence visible une augmentation de la taille du cœur. Elle entraîne par ailleurs un étirement des fibres musculaires cardiaques, qui, en raison de ses propriétés élastiques, permet d’améliorer transitoirement sa contraction (mécanisme de Franck-Starling).

Lorsque ces mécanismes de compensation sont dépassés, le débit cardiaque diminue et devient insuffisant pour les besoins de l’organisme. Un tableau d’insuffisance cardiaque s’installe.

La contractilité peut être atteinte dans les cardiomyopathies dilatées, les myocardites, les cardiopathies ischémiques, et de façon générale dans presque toutes les maladies cardiaques à un stade très avancé.